[Pourquoi j’ai aimé?] Saffron Coffee : vers le juste équilibre

Pourquoi ce projet m’a inspiré ?

L’atmosphère optimiste

Déjà, l’ambiance cosy du restaurant, la belle vue sur le Mékong depuis la terrasse…on se sent tout de suite, un peu comme chez soi, et ça fait du bien ! En plus d’être agréable, le design de l’espace est malin ! Les photos sur les murs, la jauge du nombre d’arbres plantés… le consommateur fait partie intégrante du projet et cela donne envie d’en savoir plus : les clients deviennent automatiquement des consom’acteurs : bon pour leur moral, bon pour les populations, bon pour la planète ! Un trio gagnant qui peut peut-être aider certains à aller plus loin.

Accessible, enthousiaste, Derek, le représentant de l’entreprise communique un amour pour son travail et sa mission qui est contagieux ! D’ailleurs, ça se sent auprès de ses équipes, qui sont souriantes, agréables. C’est un vrai plaisir de constater que le bien-être des salariés est aussi pris en compte. Trop souvent, dans les projets à but sociaux ou environnementaux, la cause prime sur le confort des personnes qui travaillent pour cette même cause. A mes yeux, avoir une démarche «responsable » c’est avoir une démarche globale qui ne peut pas négliger le bien-être des travailleurs.

La démarche intègre et intégrale
Visiblement à Saffron, on ne prétend pas pouvoir sauver la planète ou gérer la vie des populations locales à leur place. Non, on reste humble et, par le temps et les efforts qu’on investi, une relation de confiance se crée entre tous les acteurs du projet, avec l’espoir que le processus et les résultats seront profitables, à bien des égards, aux populations. «Saffron veut envoyer le message aux agriculteurs que leur travail a de la valeur, et que leur café sera bien travaillé et vendu, dans le respect des efforts fournis » me confit-il.

Les populations les plus pauvres du Laos, dans les montagnes du Nord font face à des marchés incertains (intempéries, valeures fluctuantes…). En accompagnant sur la durée ces populations et en leur garantissant l’achat de leurs matières premières à un prix juste, Saffron ne fait pas que leur apporter un revenu, ils leur apportent l’espoir de lendemains moins difficiles et la reconnaissance de leur travail et de la valeur de ce qu’ils produisent. Pour aller plus loin, chaque agriculteur partenaire est formé au cycle de production du café : de la pousse jusqu’au restaurant. Cela leur permet de constater que leur travail est un maillon essentiel d’une chaîne plus large.

La démarche d’accompagnement est tout à fait différente d’une démarche de supervision car elle place les populations en acteurs de leur destin. En restant humble, Saffron permet aux populations de prendre leurs propres décisions et de rendre les partenaires autonomes et responsables. Pour cela, ils sont d’ailleurs en train de travailler sur la mise en place de collectifs qui déléguera plus de responsabilités et d’initiatives aux agriculteurs.

L’équilibre des priorités

A Saffron, on jongle entre les différentes contraintes un peu comme un jeu d’équilibre délicat entre les aspects sociaux, éthiques, environnementaux et financiers. Chacun de ces critères est aussi important et la décision finale se prend en fonction du contexte, avec bon sens. Par exemple : un café qui grandit sous le soleil produit plus. Plus de production, plus d’argent pour les fermiers, plus de café à vendre en boutique…mais c’est une catastrophe environnementale. Par conséquent, ils ont opté pour du café qui grandit à l’ombre ! En plus de les protéger des intempéries, ce mode d’agriculture aide à la fixation du nitrogène dans le sol et fait baisser l’érosion en saison humide qui permet de conserver la faune et la flore.

Cela fait plaisir de voir une entreprise qui, bien qu’ayant conscience des contraintes économiques, puisse prendre des décisions qui servent l’environnement ou les hommes avant l’économie pure et dure. C’est à mon sens un vrai message d’espoir : les entreprises sociales détiennent une partie des réponses pour faire évoluer le monde dans le bon sens !

Vous êtes éco-entrepreneurs ?

Voici les 3 conseils qu’on retient du projet Saffron!

  • Monter un projet au Laos prend du temps et la dimension interculturelle n’est pas à négliger. Pour réussir, il faut s’associer à des locaux et également trouver des partenaires fiables sur place (ONG, collectivités..)
  • Beaucoup d’ONG et d’entreprises ont essayés de monter des projets, mais souvent, sur du court terme. Une fois le projet finit, que reste-t-il ? Les populations sont méfiantes. Pour réussir un projet, il faut s’engager dans la durée.
  • Il faut bien cibler son produit et sa cible. Si c’est un marché de niche, alors on assume, et on va au bout de la démarche =)

Visitez le site internetla page facebook de Saffron ou suivez le projet sur Instagram @saffroncoffee.

Vous n’avez pas encore lu l’interview ? Cliquez sur le lien suivant pour en savoir plus sur ce projet inspirant.

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3 réflexions sur “[Pourquoi j’ai aimé?] Saffron Coffee : vers le juste équilibre

  1. HENRY dit :

    J’ai beaucoup aimé ton interview avec son approche journalistique. Très intéressante et professionnelle.
    Bref j’adore !!!

  2. Sandrine dit :

    Excellent. Merci pour cet article et pour l’entrevue. J’ai bien l’intention de passer y faire un tour maintenant 🙂

    • Emilie dit :

      Coucou Sandrine! C’est un plaisir de savoir que ça plaît et que ça contribue à partager ce beau projet. Dis leur que tu viens de ma part (peut-être en leur montrant l’article sur ton tel), ils devraient être contents =)
      Si tu y vas le matin, tu devrais même croiser le sympathique responsable ! Profites et donnes des nouvelles =)

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