Déclarer un vol à la police en Indonésie

La grande majorité des Indonésiens sont adorables mais comme partout il y aussi des gens moins fiables. Dans une foule dense, je me suis fait voler des appareils électroniques.

Chez Chapka (et les autres aussi certainement) il faut impérativement déclarer à la police dans les 24h le vol avec agression pour espérer un remboursement partiel des biens.

Nous avons demandé conseil aux locaux sur comment fonctionne la police en Indonésie. Le réceptionniste de l’hôtel où nous étions ne parlant pas anglais, il est allé cherché un client 🙂 Client qui nous a noté sur une feuille l’adresse du poste de police le plus proche (Polsek = poste de police) ainsi qu’en Indonésien une description de ma demande.

Polsek – Poste de police

Nous voilà donc partis pour Polsek Genteng, le poste de police ouvert 24h/24. On sort de la Go-car (Über local) et un policier vient nous demander ce que nous voulons. Notre papier écrit en Indonésien (rapport de police pour vol = surat keterangan kecurian) est d’une grande utilité !

Il nous fait asseoir dans le petit poste. Trois policiers en uniformes sont derrière leurs bureaux et ordinateurs. “Français ?” “Zidane ?” c’est universel =) L’ambiance est très décontractée ici, rien à voir avec l’intimidation à la cow-boy des flics Français. Les policiers Indonésiens sont avant tout là pour aider, avec le sourire rassurant. Les locaux sont tout aussi décontractés d’aller au poste.
Je me suis habillé pour les démarches administratives : en pantalon et non en short. Il parait que c’est mieux et plus respectueux.
Personne ne parle bien anglais ici, mais le gendarme souhaite prendre les choses en main et nous répète régulièrement “je vais vous aider ne vous inquiétez pas”. Nous comprenons que le meilleur endroit pour un dépôt de plainte est le commissariat de police de la ville, et nous commande un Grab (autre Über local) pour nous y emmener. Il donne même des ordres aux chauffeur pour qu’il prenne bien soin de nous !

Polrestabes – Commissariat de police

Une demi-heure plus tard, le chauffeur de Grab nous dépose devant l’entrée du commissariat, services administratifs. Il insiste pour nous offrir la course ! Vraiment trop gentil.

Nous entrons dans la salle toute neuve. L’ambiance est autre ! Trois rangées de sièges emplis de personnes qui attendent leur tour leur ticket à la main. A gauche, une salle de jeux pour enfants et des tasses en libre service pour du café ou du thé chaud gratuit. Le personnel compte une dizaine d’âmes, habillées simplement, assis derrière leur bel écran plat d’ordinateur en recevant les demandes. Au fond de la salle, des vraies toilettes propres avec lavabo et savon ! Et la salle est climatisée.

Dès qu’on entre, nos gros sacs sur le dos, tous les regards se portent sur nous et deux agents en polo se précipitent pour s’enquérir de notre demande. Ils choisissent pour nous la catégorie du ticket de file d’attente (laporan polisi = rapport de police) et nous prient de nous asseoir.

Il est midi trente, et c’est parti pour deux heures d’attente. Notre catégorie est la seule à rester immobile. En fait, le comptoir qui s’en occupe est vide depuis un moment, l’agent étant parti. Mais on nous rassure, on va passer. Ah.

La principale attraction est le clip qui passe en boucle sur la télé juste au-dessus de notre tête. C’est une vidéo des 72 ans de la police où on y voit tous les services de police danser et chanter. Oui oui ! tous les services de police ! Des officiers en uniforme avec un balais à la main et un serre tête décoratif, au personnel administratif se trémoussant sur le chaise derrière leur PC, ou encore les hauts gradés faisant des roues avec leur hanche les bras en l’air. Enormissime ce clip. Il en dit long sur l’état d’esprit qui règne ici en Indonésie ! Cela confirme d’ailleurs ce que nous avions déjà entendu par un ami expat’ Français : la police est très proche de la population et est avant tout là pour aider (surtout après la récente grande vague anti-corruption). Génial ! Magique ! Emi surprend un des personnels à chantonner et bouger la tête en rythme sur la musique traditionnelle du clip : lorsqu’il s’en rend compte il lui renvoit un grand sourire. C’est cool ici ! Pour un aperçu du clip c’est là, attention sourire garanti !

A 14h30, la télé est éteinte, le distributeur de tickets de file d’attente aussi, et les trois quart de la salle d’attente est vide. Euh… avec le personnel qui s’en va on n’en mène plus large. Heureusement qu’on est arrivé avant 14h !

Un employé m’invite à son bureau et m’invite à expliquer la situation. Je lui formule ma demande, à grands renforts de Google Translate (très utile la carte SIM !). Il est préoccupé par le lieu de l’agression car le dépôt de plainte doit être fait obligatoirement dans la région d’occurrence du vol. Il faut bien une demi-heure pour que nous nous comprenions vraiment et que trois collègues s’en mêlent, y compris le seul policier en uniforme qui valide les documents un peu à l’arrière de la troupe administrative.

C’est bon ! On commence à remplir un rapport jaune. Tout mon état civil de mon passeport est soigneusement recopié, puis commence le dépôt de plainte. Des allers-retours Google Translate permettent de clarifier la situation, à coup de renforts de mimes et expressions faciales. Tout est consigné, et je dois signer la déposition écrite en indonésien (Bahasa Indonesia). Croisons les doigts pour qu’il ne soit pas écrit que je leur doivent un million d’euros !

Et… le rapport est confié à une autre personne qui se charge maintenant de tout recopier sur ordi. Efficacité de l’administration, il n’y a pas qu’en France où on a des progrès à faire. Au moins ici tout le monde à le sourire !

Une fois le document imprimé, je dois le signer à nouveau avant qu’il passe devant le commissaire aux lunettes et uniforme qui tire la tronche. C’est bon ça passe !

“Voilà !” : on me donne un résumé du dossier écrit tout en indonésien où est juste marqué “déclaration de vol” (Pecurian). Je relis mon état civil et… je suis passé musulman ! Religion : Islam. Haha, pas sûr que l’assurance en ait quelque chose à faire, par contre ça ne va carrément pas suffire pour l’indemnisation ! “A oui mais le dossier complet est propriété de la police, on ne peut pas vous en fournir une copie”. Riza, une jeune femme avocate et amie d’un des policiers vient donner un coup de main, c’est la seule parlant anglais de l’assistance, et elle est embauchée pour nous suivre pendant la suite. Nous comprenons que maintenant il s’agit d’aller dans un nouveau bureau.

Il pleut, et nous sortons du bâtiment d’accueil du public pour aller vers un bâtiment beaucoup plus rustique. Un ascenseur dans lequel il est difficile de rentrer avec nos gros sacs nous emmène à l’étage des dépositions. Une petite dizaine de policier en uniforme blanc, derrière des bureaux, sur des canapés à regarder la télé, ou fumant leur cigarette nous regardent avec des yeux ronds. Eh oui, il va falloir bosser les gars ! On nous offre de l’eau, nous dit de nous asseoir, et bientôt on m’appelle au bureau. Tout le monde a le sourire aux lèvres : “dua bule” (deux étrangers blancs) c’est l’attraction ! On nous interdit de prendre des photos, par contre eux ne s’en privent pas.

Riza m’explique qu’il s’agit maintenant de faire la déposition pour la recherche de l’agresseur et du matériel. Au final, l’employé de police face à moi retape consciencieusement une nouvelle fois le rapport fait deux heures auparavant, supervisé par un collègue qui vérifie à côté. A part une correction ou deux, aidé de Riza, c’est une nouvelle heure de passée pour pas grand chose. Musique, télé et cigarette dans une ambiance détendue : ils bossent à leur rythme mais professionnellement et en souriant ! Je donne la liste de tout ce qui m’a été dérobé avec les détails. Ah, ce coup-ci j’espère pouvoir une copie pour l’assurance ! “Désolé, ce rapport n’est que pour la police”… Zut !

Retour à la case départ, dans l’espace ouvert au public, le seul endroit bien neuf du commissariat. C’est quasiment désert à part deux trois péquins qui attendent patiemment leur tour. Je repasse devant un employé qui tape à l’ordi. Heureusement Riza a bien compris ma préoccupation : j’ai besoin d’un rapport de police en anglais indiquant vol avec violence (ou agression) et listant précisément tous les items volés. Après quelques relectures (ils avaient noté perte au lieu de vol, oublié agression et pas listé les items) me voilà en possession du précieux document.

Il fait nuit ! 6h de démarches administratives pour un papier, mais ce fût une belle aventure. Et merci Emi pour tout ton soutien !

L’heure pour nous de poursuivre la route : direction le port pour attraper le premier ferry vers Bornéo. A la sortie du commissariat, un homme nous demande ce qui nous est arrivé. Devant notre récit, il est désolé pour nous : “il y a encore trop de criminels dans ce monde”. Nous le rassurons : “nous aimons beaucoup l’Indonésie, les gens sont tellement gentils !” Il nous sourit, s’excuse encore pour les criminels et s’en va. Nous attendons à l’abri de la pluie notre taxi (Go-Car) et le voyons revenir : “tenez, quelques biscuits à grignoter pour votre trajet en ferry”. Tellement adorable !

Bilan de cette journée

Les Indonésiens se sont pliés en quatre pour nous mener la vie facile, nous rassurer et nous accompagner. Après le désarroi des jours précédents, la chaleur au cœur est revenue ! Et je sens qu’on va passer la nuit à avoir la musique du clip de la police dans la tête…

Résumé dans l’ordre :

  • Dans les 24h, aller au commissariat de police (Polrestabes) le plus proche (dans la région d’occurrence du vol), le plus tôt possible après l’ouverture
  • Apporter son passeport, et de la patience
  • Ne pas partir sans un papier en anglais mentionnant vol avec agression, et la liste de tous les items.

Déclaration à l’assurance (Chapka)

Je parle ici de mon expérience pour l’assurance Chapka. La déclaration doit se faire sous 5 jours après l’agression, directement en ligne avec les numéros écrits sur la carte d’assuré.

On m’a demandé les pièces justificatives suivantes :

  • Ma déclaration détaillée avec les circonstances de l’agression, l’explication des pièces justificatives suivantes, l’estimation du préjudice (non modifiable après validation)
  • Rapport de police mentionnant vol avec violence
  • Passeport : page identité et visa du pays visité
  • Billets d’avion : pas très clair. Demandent le billet de départ du pays d’origine, mais quid lorsque voyage à vélo ou voyage multi-pays ?
  • Relevé d’Identité Bancaire pour recevoir l’indemnisation
  • Factures de chacun des items, et les factures doivent être nominatives à votre nom !Les cadeaux ne sont pas indemnisés, à part ceux faits par les parents, facture et déclaration sur l’honneur à l’appui.

Il est possible d’envoyer la déclaration sans toutes les pièces jointes, qui seront transmises ensuite durant l’instruction du dossier.

Guide de la poste en Indonésie

Parfois en voyage, on accumule des affaires (souvenirs, vêtements, documents) dont on ne souhaite pas se débarrasser mais qui alourdissent beaucoup trop ! Un petit colis à la maison, c’est encore ce qu’il y a de plus simple pour que notre dos nous remercie.

Kantor Pos Indonesia

En ce matin du 7 mars 2018, on décide de s’alléger donc, et de poster quelques cartes. Voici comment ça s’est passé.

La poste en Indonésie s’appelle simplement Pos Indonesia. Les logos sont noirs et orange, et on en trouve plusieurs bureaux (Kantor Pos) dans les grandes villes. Dans les campagnes, je ne sais pas trop comment ça se passe.
Notre expérience est à Surabaya.

Nous débarquons donc à un petit bureau de poste à 10h du mat’ (Kantor Pos Gubeng). Deux agents sont derrière le comptoir et seulement deux clients. C’est rapidement notre tour (moins de 5 minutes d’attente) et nous sommes accueillis avec grands sourires. Un des deux agents parle un peu l’anglais, et Google Translate fait le reste. Vraiment adorables, pas très rapides certes, mais attentionnés. Ils nous offrent les cartons pour les paquets, la dernière enveloppe qu’ils ont et prennent soin de bien tout scotcher pour que ce soit hermétique et protégé.

Informations à avoir pour les colis

Pour l’adresse du destinataire, il faut ajouter un numéro de téléphone de contact.
Pour l’expéditeur on nous a demandé notre numéro de téléphone également, et une adresse (celle du Kantor Pos suffit).

Il faut également lister tous les items envoyés et estimer la valeur globale pour l’assurance incluse. Il est possible d’envoyer des batteries.

Coûts et délais

Colis

Il y a plusieurs moyens de transport, tous avec suivi et assurance inclus.

  • Par avion en 4 jours, environ 450000 Rp par kg
  • Par avion en 10 jours, environ **300000 Rp par kg** (peut-être
  • limité à 2 kg)Par bateau en 70 jours, environ 125000 Rp par kg et impact environnemental bien plus faible.

Nous avons choisi la dernière option pour 3,3 kg et en avons eu pour 408000 Rp.

Courrier

Pour le courrier, nous avions une enveloppe de 50g à envoyer à l’international (Nouvelle-Zélande). 4 timbres (magnifiques !) pour un total de 20000 Rp. Le délai est moins d’une semaine.

Bilan

Nous aurons passé près d’une heure, mais avons été ravis de l’attention, de la gentillesse, et de la compétence du personnel. Ils ont été patients et compréhensifs face à nos hésitations et nous ont aidé à optimiser les coûts. Notre dos nous en remerciera !

Escapade à Bromo, la vallée des mystères

Jour 1

Arrivée de nuit

Le trajet fut long. Il est 18h passés lorsqu’on s’extirpe du minibus. La toute première sensation ici : nous sommes saisis par la fraicheur du lieu ! Wahou ! On ne se croirait pas du tout en pays tropical, mais plutôt retournés à l’automne en Nouvelle-Zélande.

Il fait nuit, mais les nuages nous cachent les étoiles pour le moment.

Hôtel de luxe et restaurant gastronomique

Un jeune homme ne parlant pas du tout anglais nous ouvre la porte de la Sedulur Ghosthouse (euh Guesthouse) et nous laisse entrer dans un grand salon au carrelage froid. Il porte une grande écharpe sur les épaules et nouée à la taille. Quelques canapés verts et chaises en plastique posés contre les murs habillent un peu la pièce. En face de nous, une TV sans fil, un grand poster vieilli des volcans Bromo et ses frères, et une horloge.

Le jeune homme pousse la porte d’une chambre avec deux lits doubles roses fluo. Une petite couverture sur chacun d’eux mais pas de draps. L’endroit est aussi froid à l’intérieur que notre première impression en sortant du bus.

Nous demandons à voir d’autres chambres et choisissons la plus loin de la route, pour dormir plus au calme.

L’hôtel, à part nous, est désert. Alors lorsque notre hôte nous laisse, nous avons l’étrange impression d’être arrivés dans un hôtel fantôme.

Le ventre crie famine et il s’agit de le calmer au plus vite. Les quelques warungs de la rue principale ne sont pas folichons. On rentre dans le seul avec du monde. Erreur… les nouilles sautées sortent juste du paquet Indomie et ne sont même pas bien cuites, et le riz sauté au poulet a le goût de fruits de mer passés. Heureusement, on discute avec un couple de Français Bretons bien sympas et roots, ça nous fait la soirée !

On se faufile dans nos draps de soi avec toutes les couvertures que nous avons trouvées dans la maison sur nous et nous nous serrons l’un contre l’autre.

Jour 2

La vallée de Bromo

Mis à part l’ambiance austère du lieu, nous avons correctement dormi. C’est donc un peu reposés que nous chaussons les baskets de randonnée et partons à la découverte de la vallée de Bromo.
Nico, dans ses recherches (pour avoir tous nos bons plans, c’est [là](https://BLABLABLA)), nous a trouvé une petite entrée dérobée pour accéder au parc en toute liberté.
La descente est raide dans un chemin de boue, mais après seulement 20 minutes, nous posons le pied dans le coeur de la vallée.

L’atmosphère garde un peu de ce que nous avons vécu hier soir, à croire que cet endroit est mystique. Un toit de brume surplombe toute l’étendue plate, mais l’on devine en face un volcan et l’on aperçoit, bien plus loin, le mont Bromo derrière ce qui semble être une forteresse.

Paysage mystique

Les cavaliers de la Brume

Takatak takatak Takakak, au loin, un cheval, crinière au vent, guidée par un homme des sables couvert d’un cheche sur tout le visage se rapproche de nous tout doucement.

Cavalier de la Brume

Nous traversons ce qui semble être la route de sable, et sommes croisés par une cavalerie entière. Ca vous rappelle l’apocalyspe ? ahaha, oui cet endroit a des airs de bout, ou de fin, du monde ; à la fois beau, sauvage, dangereux, énigmatique !

Apocalyspe ?

Le monastère isolé

Entre les couches de sable fossilisées qui forment des plaques craquelées, nous approchons de la forteresse, qui se trouve être un monastère. A l’intérieur, un petit temple et 3 fidèles en train de prier. Comment sont-ils arrivés là ?

Temple isolé

Le cratère de Bromo

Les visages figés

L’ascension du cratère Bromo n’est pas très difficile. Une quinzaine de minutes le long des coulées de poussières nous permet de remarquer quelques visages figés dans la roche sableuse, tel les témoins d’un autre temps, coincés entre le monde des morts et celui des vivants.

Nico brave la fumée

Les nombreuses marches s’arrêtent à la bouche du cratère. Nous prenons notre temps pour admirer la fumée qui sort de l’eau grise plusieurs centaines de mètres sous nos pieds. Par moment, une légère odeur souffrée parvient à nos naseaux, mais rien de comparable au Mont Ijen ou Rotorua (Nouvelle-Zélande).

Les coulées

Le problème du plastique

C’est malheureux à dire, mais il n’y a pas que des coulées de lave le long de Bromo… il y a aussi celles de déchets. Bouteilles, sachets, mégots… on déplore l’attitude désinvolte des locaux qui, sous nos yeux, jettent leurs déchets sans aucuns remords.

Poubelle ou parc naturel ?

Sur la crète

Nous n’irons pas loin car le tour du cratère semble un peu trop dangereux, cela dit, quelques pas le long de la crète suffisent à nous donner des émotions. D’un côté le cratère à pic, de l’autre les coulés de lave ancienne (pas si ancienne en fait) qui ondulent telles du carton. Devant ce spectacle aride et grandiose, nous sommes tout petit !

Emi sur la crète encore stable

Un peu de repos

Sur la vallée

De retour à la chambre, nous nous reposons un peu avant d’aller manger, car demain, c’est un lever plus que matinal qui nous attend !

Jour 3

Encore un lever avant le soleil

Trois heures du matin. Outch ! C’est les yeux encore tout collés, que nous nous extirpons des couvertures en laine synthétique et de notre drap de soi pour sauter (à l’allure du paresseux) dans notre pantalon de trek et nos chaussures. Lampe frontales sur la tête, nous voilà prêts. Encore baillant, nous fermons la porte de la chambre et commençons la marche.

L’ascension

Il nous faut d’abord traverser le village. Nous nous demandons pourquoi les lumières du devant des maisons sont allumées alors que tout le monde semble encore endormi. On apprendra plus tard que l’Indonésien a peur du noir et pas de sa facture d’électricité. Au bout de 40 minutes, la route goudronnée se raidit et nous en suivons les lacets pentus. Il ne fait plus froid du tout ! Nous voilà tout en nage même si, lorsque nous expirons, on y voit de la buée !

En haut du monde

Après quelques plateformes qui nous ont fait hésiter (serait-ce mieux plus haut ? sera-t-on tous seuls ?), nous choisissons de grimper jusqu’au King Kong Hill, le plus haut de tous les points de vue accessibles à pieds par ce côté.
Zut ! on est un peu déçus, il y a déjà du monde ! Les bougres sont arrivés en mobilette. Mais (le désespoir a dû se lire dans mes yeux) un ptit gars d’ici vient me voir, se penche et parle doucement, comme pour nous dire un secret “Be carefull, very slippery. But up, better. Just 3 minutes”. Vous avez entendu ? Alors c’est parti, on reprend espoir de voir le spectacle sans trop de flash inutiles !

Il n’avait pas menti, c’était bien raide, bien glissant (même pas peur avec mes nouvelles chaussures) mais quel bonheur une fois en haut ! Il n’y a que quelques autres marcheurs méritant et leur guide. Nous trouvons une place et y restons jusqu’à ce que le soleil soit vraiment sorti des nuages.

De la nuit à la pénombre

Levé de soleil sur Bromo

En quelques minutes, on sent que le jour va pointer le bout de son nez. Le noir complet laisse place à une ambiance entre chiens et loups.

La piscine à débordement : les nuages dans la vallée

Marée nuageuse sur Bromo

Le spectacle devient encore plus magique lorsque tous les nuages qui se trouvaient dans la vallée de Bromo commencent à déborder sur le village, découvrant la mer de sable, le monastère et le pied des volcans.

Le monastère se découvre

Les lumières du soleil

A travers les nuages qui changent de formes, les lumières se fraient un chemin. Nous sommes les témoins privilégiés d’un moment qui a certes lieu tous les jours, mais qui vous donne le sentiment d’assister à un spectacle unique dont vous êtes les invités.

Biketrip jusqu’à la vallée

Il est 6h30 passés, et nous sommes seuls. Aaah, on ne changera pas ! l’expérience seule est toujours mieux.
Après une négotiation en bonne et dûe forme, nous chevauchons les mobilettes de deux locaux.

Un aventurier

Une descente de dix bons kilomètres avec des vues extraordianires et surtout, la sensation d’être totalement libres. Quel bonheur !

Les motos de Bromo

Nous atteignons le bas de la vallée et traversons la mer de sable sur nos bolides. Le petit côté Indiana Jones et Lara Croft en vadrouille nous plaît bien et on immortalise le moment par quelques photos avant de rejoindre le centre de la vallée où déjà, les touristes en jeep commencent à arriver.

La vallée vue d’en bas

Nico grimpe le Gunung Batok

(La plume change de main, pour cette partie Nico prend le relais)

La mer de sable est déjà pleine de touristes, à pieds, à motos, en jeeps, en cheval. Les ombres à contre-jour sur les nuages s’entrechoquent telles des fourmies difformes. Je laisse Emilie dans la chaleur montante pour m’élever sur les pentes du Mont Batok.

Le mont Batok est le cousin éteint de Bromo. Ses parois vertes ondulées lui donne la forme d’une grosse charlotte aux fraises dont les boudoirs auraient été trempés dans du jus d’épinard. Bizarre mélange non ? A l’attaque !

Le Batok

8h07, je décolle et me fraie seul un chemin parmi les haute herbes, GPS à l’appui. Le chemin est malheureusement utilisé par les locaux pour créer des décharges sauvages d’enfouissement de bouteilles plastiques. Il faut que je contourne les trous béants pour ne pas finir enterré avec. Et la pente se raidit toujours et encore. S’ensuit une montée de 30 minutes bien corsée. Le chemin ne suit pas de lacets, non non, c’est plus simple tout droit dans les ravines étroites et glissantes creusées par l’eau. C’est de l’escalade tout le long des 280 mètres de dénivelés.

Arrivé en haut, je souffle un bon coup (ça faisait longtemps que je n’avais pas fait du sport comme ça) et apprécie le paysage. Seul au monde, je domine toute la mer de sable, Bromo et ses fumées sulfureuses, les pentes de carton ondulé, et les nuages qui s’amusent à tout effacer. Des pratiquant courangeurs ont déposé quelques offrandes sous la petite statue hindou de ganesha (éléphant).

Et c’est reparti pour la descente en vingt minutes, sur les quatre fers pendant une bonne partie puis en petite foulée pour garder le rythme. Je croise trois Indonésiens montagnards tout sourires et content de voir qu’un Français partage la même passion qu’eux.

Emi part se reposer

Dernier coup d’œil sur ce spectacle grandiose

Je prends le même chemin qu’hier pour rentrer après avoir immortalisé par de jolies photos Nico qui crapahute à bon rythme sur le petit mont qu’il a décidé de gravir.
A la chambre, je profite d’un moment tranquille : douche bien chaude, lecture et application d’un masque à l’aloe vera qui trainait dans mon sac depuis Taiwan (bah oui faut faire de la place hein !) Je ne sais pas si ma peau est hydratée, mais j’ai le sentiment d’avoir les traits moins tirés malgré le manque de sommeil. Un pur petit plaisir de fille =)

Un départ compliqué

La porte vole en éclat (j’ai toujours le masque sur le visage) et un monsieur que je ne connait ni d’Eve ni d’Adam débarque en agitant son téléphone. “Nicolas”, “Nicolas…” dit-il avec un regard qui lui sort des orbites.
“Euh, non moi c’est Emilie, mais oui, lui c’est mon partenaire, il va bientôt rentrer il faudra repasser”.
Il s’avère que c’est notre chauffeur (Nico devait réserver le minibus pour le départ). Il me dit qu’il repasse dans une heure, mais ce monsieur n’est jamais revenu.
A son retour, Nico est contrarié. Il avait contacté le chauffeur pour un départ à 11h et il n’est même pas 10h10… Du coup, il va nous falloir trouver le bus local. On met les sacs sur le dos, et on part pour une tout autre aventure, celle de réussir à monter dans un bus tout rouillé tenu par un chauffeur aigre et brut. Youpi !!!

Guide pour renouveler son visa 30 jours en Indonésie

Souhaitant rester deux mois nous avons du renouveler notre visa 30 jours. Nous avons choisi la ville de Yogyakarta (agréable et plein de choses à faire) pour faire les démarches qui prennent plusieurs jours.

Quel visa est renouvelable ?

En Indonésie il y a trois types de visa touristes (visit visa) :

  • Le visa gratuit qu’on obtient à l’arrivée. 30 jours, non renouvelable.
  • Le visa payant ($35) qu’on obtient à l’arrivée. 30 jours, renouvelable une unique fois 30 jours.
  • Le visa payant ($35) qu’on obtient avant l’arrivée, 60 jours, renouvelable une unique fois 30 jours.

A savoir avant de commencer

  • Impossible de renouveler un visa gratuit obtenu à l’arrivée
  • La démarche de renouvellement prend au moins 4 jours (hors week-ends et jours fériés). Prévoir de rester dans la même ville à ce moment-là.
  • Il y a 3 rendez-vous : la dépose du dossier, la prise d’empreintes et de photo et le paiement, la récupération du passeport.
  • Il est possible de passer par une agence, mais cela est onéreux et il faudra de toute façon se déplacer pour le 2e rendez-vous
  • La liste des villes proposant un service d’immigration est disponible ici

Bureau de l’immigration de Yogyakarta

Situé à côté de l’aéroport, il est accessible en transports en communs. Le TransYogya (ligne 1A) met 30 minutes depuis le centre (rue Malioboro) pour 3500 Rp par personne. En heure de pointe le matin, ça peut mettre 45 minutes.

Une fois arrivé à la gare routière de l’aéroport, se frayer un chemin à travers le parking pour rejoindre la grande artère principale. Le grand bâtiment blanc de l’immigration est le premier à gauche. L’entrée est en haut des escaliers.

En moto, il y a un parking sécurisé sous le bâtiment (1000 Rp).

Il y a des toilettes gratuites dans le parking (pratique pour se changer), et une boutique qui fait des photocopies pour 500 Rp la page.

1ère étape – Dépôt de dossier

On nous avait prévenu d’arriver pas trop tard, nous sommes vendredi et il est 12h30 lorsque nous passons les portes. Le personnel de l’accueil n’est pas désagréable mais plutôt blasé. Il faut jouer des coudes pour ne pas se faire passer devant et faire notre demande de renouvellement.
On nous donne un dossier rose, et une feuille blanche à remplir.
Un peu démunis, nous voyons la grande salle d’attente derrière, pleine. Quelques Français nous indiquent qu’il faut arriver avant 10h du matin pour retirer un ticket, avoir tous les documents de la liste prêts, et être habillés “convenablement” (pas de tongs, pas de débardeurs et pantalon obligatoires). Une Française nous dit aussi qu’à l’accueil ils ont oublié de nous fournir les formulaires pour le sponsor obligatoire, le local qui doit se porter caution pour nous. Après investigation, ce sponsor n’est nécessaire qu’en cas de visa social (donc pas le touristique).
Aujourd’hui c’est choux blanc, on reviendra lundi à l’ouverture. Trois jours de perdus, le temps d’une excursion à Borobudur !

La liste des documents à avoir :

  • Passeport (ils le gardent durant tout la procédure)
  • Copie du passeport, sur une page A4 (ils ont refusé l’impression sur une page A5…)
  • Copie du visa actuel, sur une page A4
  • Impression d’un ticket de sortie du territoire avant la date de fin du visa demandé (si vous n’avez pas de ticket de retour, ou voyagez comme nous sans avion, on vous livrera notre astuce très vite !
  • Preuve de logement durant l’instruction du dossier (peut-être optionnel, mais on nous l’avait fortement conseillé
  • Le formulaire remis par l’accueil dûment rempli
  • Le tout dans la chemise rose distribuée à l’accueil (dont la couverture doit être complétée par vos informations personnelles)

Pochette rose

Formulaire

Avec quoi venir :

  • Pas d’appareil photo
  • Des chaussures fermées, chaussettes, un pantalon, un haut manches longues pour les femmes et une écharpe
  • Un stylo noir (les leurs ne fonctionnent pas)
  • De la patience et de la bonne humeur (pour contrecarrer la leur) !

Lundi matin, nous sommes à 7h10 devant le bâtiment. Nous sommes les seuls étrangers. A 7h30 les portes s’ouvrent. Nous sommes les seconds à tirer les tickets de passage (Dxxx).

Les bureaux ouvrent à 8h et commencent à débiter la file d’attente. Le bureau réservé aux étrangers a fait la grasse mat’, il n’ouvre qu’à 8h20. Deux personnes, un homme aussi direct que désagréable, et une jeune femme plus douce et accueillante.

Nous n’avions pas eu le temps d’imprimer quelques documents. Je fait un aller-retour express dans la boutique informatique la plus proche. Il faut réussir à traverser l’artère principale 2×2 voies, partir sur la gauche et prendre la première à droite. En face de l’Uni hôtel, il y a une boutique mais qui était fermée lors de notre passage. Il y en a une plus loin sur la droite à environ 350m de l’artère Jalan Jogja Solo. Le patron parle anglais et fait les impressions pour 500 Rp la page.
Pendant ce temps, Emi vérifie les rendez-vous et échange ses tickets avec ceux de la voisine pour me laisser le temps de revenir de ma “mission impression”.

Nous passons à 9h au comptoir, chacun notre tour. Ils collectent notre dossier complet et nous pris de patienter. Une demi-heure plus tard, tout est bon, ils gardent tout le dossier, passeport compris, et nous donnent un petit papier imprimé écrit en indonésien où est marqué le montant à payer : 355000 Rp.
D’après ce que nous disent les expat’ et touristes récurrents, s’ils avaient du bloquer notre demande, ils l’auraient fait maintenant. Donc a priori tout est bon !

Sur cette feuille ils ont également marqué les prochains rendez-vous :

  • 2e rendez-vous : dans deux jours, le matin à 9h
  • 3e rendez-vous : dans trois jours, l’après-midi à 13h

Photo du papier

Nous repartons en bus, l’heure de pointe passée. Bilan : nous confirmons qu’il faut arriver tôt, mais arriver à 9h permet encore de passer sans trop d’attente.

Payer le nouveau visa

Pour payer le visa il faut se rendre dans un bureau de poste (Kantor Pos) ou dans une banque. Il semblerait que toutes les banques n’acceptent pas. Nous optons donc pour un bureau de poste. Manque de chance, le petit bureau de poste dans lequel nous allons en ville n’accepte pas ce paiement.

Nous payons donc à la poste centrale de Yogyakarta (en face du musée Sonobudoyo). Il est aussi possible de payer directement dans le camion Kantor Pos sur le parking du bâtiment de l’immigration (mais personne ne vous le dira!).

On présente l’imprimé avec le code barre, on paie, on récupère le papier et un reçu que nous gardons précieusement.

2nde étape – Paiement, photo et empreintes

A 9h et quelques, nous arrivons directement au comptoir entre deux “clients”, et donnons nos reçus de paiement. Ils prennent acte et préviennent la photographe de notre arrivée.

Nous attendons 10 minutes, puis on nous appelle par notre nom. Émilie se fait interroger brièvement sur notre raison du renouvellement, moi non. Photo du visage, et prise d’empreintes des dix doigts. Et zouh, c’est terminé pour aujourd’hui !

3ème étape – Récupération du passeport

A 13h et quelques, nous arrivons directement au comptoir des agents chargés des étrangers, sans prendre de ticket. Le personnel nous reconnaît et nous demande d’attendre un instant. Cinq minutes plus tard, ils nous tendent nos passeports et nous font signer un registre.

Easy peasy !

Photo de nous avec nos passeports

Bilan

Une fois le premier passage long, stressant et exigeant, le reste n’est que formalité administrative. Et avec ce guide, vous pourrez barrer le stressant et exigeant !

Remerciements

Nous remercions l’agence Bali Floating Leaf pour son [article](https://balifloatingleaf.com/extend-visa-bali) applicable à Bali (en anglais), qui nous a permis d’anticiper un peu les démarches.

Le [site officiel de l’immigration](www.imigrasi.go.id/index.php/en/public-services/visit-visa#procedure) est avare en explications.

Le Barong de la débrouille

Pendant notre semaine de volontariat à l’Ijen Shelter, en plus de notre “accompagnement sur le management de son éco-projet”, nous avons eu la chance de laisser libre court à notre créativité pour confectionner une boite à suggestions décorative, haute en couleur et en traditions locales.
Alors, nous allons créer un Barong (originellement de grandes marionnettes occupées par deux hommes qui servent lors des défilés), dont la bouche sera le receptacle des suggestions des clients.

Pour en savoir plus sur ce qu’est un Barong, Nico nous a rédigé un petit article.

Retour sur les étapes d’une œuvre qui nous a demandé temps et patience, ingéniosité et débrouille, et un vrai travail d’équipe.

De l’idée au croquis

Au dessin, c’est Émilie qui s’y colle. Elle compare sur internet différents modèles et commence quelques croquis. Ses expériences en dessins, volumes et colorisation nous font gagner un temps précieux.

Maintenant que les traits sont faits, sur quel support le réalise-t-on ?

Mais au fait, qu’a-t-on comme outils et matériaux ?

Là commence l’aventure. Car la contrainte est de taille : réaliser le Barong avec les moyens et matériaux du bord.

Nous allons faire un tour sous l’appentis des rebus en quête de nos supports – attention aux serpents et scorpions qui hantent ces lieux.
Un vieux pneu, des bottes trouées en caoutchouc, du bois vermoulu… mmmh bon, pas vraiment. L’idée d’utiliser ces matériaux ne nous enchantent pas, ça ne colle pas avec le projet.

Nicolas va vérifier les outils dont on dispose et revient, tout fier avec une scie sauteuse et quelques clous… Ok, il nous faut du bois alors !

Un bout de planche pétée ? des bouchons de bouteilles en plastique colorés ? des bouts de ficelle ?

Une heure plus tard, nous sommes face à deux grandes planches de contreplaqué à ressusciter, des scies, une multi-prise, un crayon à papier et une gomme. C’est parti !

Négociations dessin / réalisation

Nous discutons de la faisabilité de la découpe (aux commandes de cette partie M. Piquemal !) en réadaptant les croquis d’Émilie. Deux contraintes : ils doivent être compatibles avec le maniement des engins, et limiter les chutes de bois inutilisables. Qu’à cela ne tienne, nous optons tout de même pour des formes spéciales.
Emi se charge de la tête et de la bouche aux détails minutieux, tandis que Nico tente les motifs exotiques de l’arrière plan.

Le dessin

Menuiserie en menue scierie

L’étape de la découpe est arrivée. Pas le droit à l’erreur ! Nico passe les planches au papier de verre pour leur redonner une seconde jeunesse.
Puis vient la traditionnelle mise en position / maintien en position / usinage. Fabriquons-nous une scierie-atelier improvisé.

Les débuts de la découpe

Mise en position ? La planche repose hasardeusement sur un bord de terrasse en béton et des bouts de bambous et bois bancales, à quelques centimètres à peine du sol pour laisser passer la scie.

Nico à l’oeuvre

Maintien en position ? Bon, on oublie les serre-joints. Emi s’assoie et fait plier les bambous juste ce qu’il faut pour pas que ça bouge. Côté sécu on repassera.

L’art du détail

Usinage ? La multiprise qui pend du plafond semble fonctionner. Nico met le derrière vers le ciel et la scie au sol, et c’est parti !

Un peu de ponçage

Une bonne heure d’effort plus tard, nous avons de jolies planches que l’on superpose les unes sur les autres. Ça prend sacrément forme c’t’histoire.

Retouche des courbes avant la découpe

Peinture aboie

Ajustement des contours pour la colorisation

C’est dimanche et nous n’avons pas suffisamment de peinture pour commencer la coloration. Il faut en effet commencer par les couleurs pâles pour aller progressivement vers les couleurs plus vives et le noirs (en cas de râté, c’est plus facile à retravailler). En fin de journée, Daniella revient triomphante de sa chasse au pots de peinture : on a le droit à du blanc, du bleu et du jaune (pour métal), en plus des orange passé et vert mou (sous couches antirouilles ?), et noir et rouge brillants (pour métal aussi ?). On fera de notre mieux.

Par petites touches

On laisse sécher la peinture

Nous appliquons alors les premières touches de couleurs. Noooon ! Les deux chiens de Daniella sont lâchés… Vite faut tout ranger avant qu’ils ne sautent partout.

La touche finale

On passe aux tons clairs

Notre barong est beau mais ressemble beaucoup à un barong balinais. Quelle est la différence avec le Barong local javanais ? L’arrière plan a des grandes plumes colorées.

Alors nous décidons d’ajouter une couche de plus à l’arrière. C’est ambitieux… Sur bois ce serait trop lourd, on opte pour upcycler un grand bout de rouleau plastique qui sert de bouche-trou pour les toitures.

La directrice de colo en pleine activité

Le style est plus flou et impressionniste que les premiers éléments, c’est Emi qui exprime ses talents d’artiste.
Le lendemain on y ajoute le bleu, sous les yeux curieux des enfants des clients qui viennent nous demander ce qu’on l’on fabrique.

Et ça rend bien !

On a mis les mains dans le camboui

Il est 23h, la veille de notre départ de l’Ijen Shelter… et il faut que cela sèche. Alors tant pis faut finir. Émilie essaie d’ouvrir le pot de laque noire qui est scellé par une couche de vieille peinture puis… plouf ! d’un coup d’un seul, se retrouve la main dans le mazout. Beurk !

ouuuuuups

Évidemment ce n’est pas de la peinture à l’eau.
Après avoir péniblement enlevé la peinture de ses mains (et sans doute un peu de peau) elle achève sa mission.

Finitions de noir

Un ptit clou et le tour est joué

Nico passe à l’action le lendemain matin, il coupe, cloue et glue le tout. Et voilà, un beau barong réalisé avec patience et coopération !

On sent la maîtrise

Un ptit clou et puis c’est tout

Daniella la couturière se charge de la barbe-sac qui sert également de recueil à suggestions.

on en est assez fiers

Glissez votre petit mot dans la bouche et le tour est joué !

Le barong prend possession des lieux