Journée nature dans la quiétude des Marlborough Sounds

Sur les routes perdues des Marlborough Sounds

Quelques voiliers de plaisance mouillent dans les baies abritées qui se nichent dans les tentacules vertes des Sounds. C’est dimanche, et les Kiwis chanceux font rugir les moteurs de leurs bateaux métalliques pour arpenter les bras de mer et y jeter quelques lignes à l’eau.

Nous reprenons la route sous un beau soleil, et troquons l’odeur d’iode contre celle des pâturages. Encore une petite route magnifique qui serpente le long des collines vertes sud des kilomètres et des kilomètres. Les petits villages sont enclavés et nécessitent des heures de route avant de rallier une grande agglomération. Vues les tentacules de terre, et les tentacules de mer, il est difficile de savoir quelle serait la route la plus rapide : 4×4 sur chemins de terre cahoteux et vallonnés ou bateau sur de l’eau plate ?

Crête des Marlborough Sounds

Les vaches nous regardent passer, les yeux mi-clos désintéressés, lâchant parfois un meuglement mou. Les moutons, eux, sont toujours aussi craintifs et se sauvent en sautillant. Plus nous montons, plus l’eau tantôt bleu roi tantôt verte émeraude contraste avec les prairies vives. Au loin, nous apercevons les montagnes enneigées des massifs du parc national des Nelson’s Lakes. Nous regagnons la crête et un grand sourire sur le visage.

Mouton des Marlborough Sounds

Dans la mer, les parcs des célèbres grandes moules vertes des Marlborough sont autant de petits points noirs dans l’eau miroitante.

Alors que nous devions prendre la route vers Picton, le beau temps et notre attrait grandissant pour la quiétude de la région nous en fait décider autrement. Retournons à Elaine Bay !

Point de vue sur les Marlborough Sounds

Pêche avec les locaux à Elaine Bay

Le petit port de pêche n’a pas perdu de sa beauté. Nous y posons le van pour une petite halte… qui va se transformer en heures. Allez, on reste au moins jusqu’au milieu de l’aprem.

Le temps est parfait pour une petite partie de pêche non ? Je lance ma ligne comme d’autres pêcheurs du dimanche dans la petite marina. L’eau est si claire qu’on y voit les poissons tourner autour de l’hameçon. Et les touches ne se font pas attendre.
C’est avec un Blue Cod (cabillaud) tout juste de taille réglementaire que je peux annoncer fièrement qu’on aura des protéines pour le dîner !
Hop j’emplis un flacon de verre d’eau de mer, l’y met dedans, et prie pour que ce frigo de fortune tienne jusqu’au soir.

Partie de pêche à Elayne Bay

Une belle promenade et des surprises le long de l’Archer’s Track

Après un pique-nique rapide (pain de mie, crème de maïs et piment chinois quand tu nous tiens), nous partons explorer le chemin de randonnée Archer’s Track. Bien que nous soyons le week-end, on n’y croise pas grand monde.

Les locaux ne manquent pas de sens de l’humour avec une superbe station météo !

Station météo locale

Comme j’aime “faire ma trace”, j’opte pour un “ancien” tronçon de chemin inconnu des cartes de randonnée en ligne : il nous fait couper à travers la forêt et rester à flan de colline à déambuler entre des arbres fougères et hauts conifères, le nez content de retrouver une odeur de pinède du Sud de la France. Nos pieds alertes nous protègent de la chute dans le fossé lorsque nous traversons les quelques cours d’eau sur des ponts improvisés de branches.

Nous retrouvons bientôt le chemin classique qui surplombe de quelques dizaines de mètres la mer. Les petits oiseaux terrestres chantent tandis que les maritimes crient à la recherche d’une proie sur laquelle plonger.

Où que nous regardons, c’est un festival de couleurs. Blanc et bleu se partagent le ciel, bleu et vert la mer, et vert jaune orange et brun la terre. Car oui, des vieux arbres aux feuilles ou épines âgées forment de magnifiques tâches vives sur le tapis de végétation dense.

Paysage aux couleurs chatoyantes

Aaaaah, on est bien dans ce coin de nature. Tout est réuni pour que nous passions un bon moment. Et c’était sans compter la surprise finale !

Quelques bruits de tronçonneuse nous confirment que nous ne sommes pas les seuls. Et nous arrivons près d’une crique où une petite maison rudimentaire en bois dois accueillir un couple de chanceux. Un petit barbecue dehors, un canoë au bord de l’eau, loin de tout c’est une destination de choix pour se reposer de la ville.

Quelques pas sur la plage de Deep Bay et nous tombons sur une grosse moule. Une grosse moule ? Une deuxième ? Une palourde ? noonnn… Emi plonge sa main dans le sable : plein de grosses palourdes ! chic chic chic chic !

Pêche à Deep Bay

Nous passons alors une demi-heure à dessabler notre dîner 🙂 Ah zut, où va-t-on mettre tout ce bazar, parce que ça pèse son poids.
Tant pis pour la baignade, la serviette est sacrifiée en baluchon et nous rebroussons chemin avec bien trois kilos de fruits de mer. Miam !

Belle récolte !

De retour à Elaine Bay

De retour au van, les frissons du soir se font ressentir sur les bras, et on est mieux ici pour cuire notre pitance. Allez, on reste une nuit ici !

Défi : tout préparer avant la nuit. C’est ambitieux…
Allez c’est parti : je remplis tous les contenants possibles d’eau de mer pour y faire dégorger au moins une heure les coques et moules. Les bivalves sortent leurs conduits étoilés et s’activent à éjecter les grains de sable de leurs coquilles. Merci les mecs vous croustillerez moins !

Emi à la cuisson

Je me charge ensuite d’écailler le cabillaud et d’en faire des filets, pendant qu’Émilie prépare quelques légumes et le riz. Repas de gala de prévu : curry de fruits de mer !

Oh la belle moule

Eh beh il y en a des coques à faire tremper, cuire, égoutter, dépecer, refaire sauter avec des épices. Mais le jeu en vaut la chandelle, chandelle qui éclaire le résultat que nous mangeons au chaud, dans le van et à l’abri des insectes attirés par la lumière. Car oui… il fait nuit déjà depuis longtemps 🙂

Curry de fruits de mers

Le French Pass

En début d’après-midi ce 21 octobre, une longue route de graviers de 22 km un peu cahoteuse nous conduit jusqu’à French Pass.

Belle vue avant le pass

Les nuages nous suivent mais nous savons que le spectacle sera à la hauteur. Après quelques minutes de routes, les lacets commencent à s’enfoncer dans une forêt de fougères, pour ensuite déboucher sur les sounds : de l’eau bleue profond et grise à perte de vue, des îlots de terre et de vert, et un vent qui souffle assez fort. Nous empruntons les routes étroites qui coupent les hautes collines à flanc.

Notre van sur les petites routes

Des barrières délimitent les champs pentus des fermiers et bergers alentours. Leurs moutons paissent tranquillement sans se soucier de grand chose jusqu’à l’arrivée impromptue de notre van qui les dérange dans leur quiétude habituelle. Intrigués, surpris comme à la première rencontre avec un humain, ils nous observent, le regard un peu vide, un peu inquiet, un peu curieux. Il est difficile de décrire ces bras de mers qui s’infiltrent entre les bouts de terre jusqu’à l’horizon ou telles les tentacules d’une terre immergée dans l’océan. Difficile aussi de décrire ces couleurs, même avec un soleil caché par des nuages bas, gris et épais.

Jack le Dauphin, mascotte de la région

A French pass, nous faisons la connaissance de Jack le dauphin, une reproduction d’un dauphin blanc à museau plat, ami des pêcheurs pendant de nombreuses années jusqu’à ce qu’il disparaisse laissant la communauté locale dans la peine d’avoir perdu un être cher. Ce mammifère a en effet guidé un navire à vapeur dans le détroit pendant une vingtaine d’années.

Un pass, deux marées

Le pass en lui-même

Une petite marche d’approche dans une pente bien raide nous mène à un point d’observation. En face l’île d’Urville, grande terre quasi inhabitée, que l’on rejoint à l’aide d’une barge qui transporte les voitures. Si vous empruntez la mer par bateau, gare à vous, les courants ici ont quelque chose de particulier !

Les courants

Des tourbillons puissants naissent et grandissent entre les petits phares verts et rouges qui indiquent le chemin ; créant dans leur sillon des arabesques semblables à un tableau d’artiste. Pourquoi ces formations ? D’un côté et de l’autre de la baie, une heure quarante de marée diffère, créant, surtout lors des changements de marées, des contre courants impressionnants. Un différentiel de 50 cm sépare les deux marées, et avec ce vent, le petit bateau qui vient tenter sa chance surfe littéralement sur les courants.

Oiseaux joueurs

Il n’est pas le seul à jouer avec la curiosité du lieu. Oiseaux de tous genres s’en donnent aussi à cœur joie ! Les mouettes, se laissent balader sur les tourbillons du courant comme les enfants au parc Astérix dans le manège des tonneaux dans l’eau. Une fois le courant terminé, elles prennent leur envol pour retourner au point de départ, et recommencer un tour… sans se lasser. Quel spectacle amusant !

Y’a de l’agitation dans l’eau !

Plus sérieux, un oiseau à long cou plonge sans relâche à la juste surface, essayant sans doutes de récupérer un poisson pour nourrir sa famille. Il plonge, plonge et replonge jusqu’à finalement sortir vainqueur avec un poisson d’une bonne taille. Malheureusement pour lui, un goéland jaloux lui volera sa proie, il n’a plus qu’à recommencer. Des mouettes alouettes, têtes noires et beau plumage font de même, tête sous l’eau et poursuivent des petits bancs de poissons, tandis que les mouettes blanches, lascives et insouciantes, continuent de tourner en rond jusqu’à ce que les autres aient fait le travail pour elles. Lorsque les mouettes alouettes prennent leur envol, nous sommes émerveillés par leur agilité, les battement de leurs ailes, délicat, précis, les fait changer de direction à une allure folle. Il est temps pour nous de rebrousser chemin, grimpant la colline jusqu’au van. Le ciel s’est entièrement drapé d’une manteau épais gris, cachant les sommets des sounds à notre vue.

Ambiance de brume et Baskerville

Au fur et à mesure que nous avançons, le nuage au dessus de nous deviens brume englobante. Et sans crier gare, nous ne voyons plus à moins de dix mètres… alors, sur les côtés de la route, apparaissent les ombres des moutons qui courent sans trop savoir où, en réaction au bruit de notre moteur. Au loin, nous les devinons juste, dans une ombre sombre, puis en se rapprochant, ils prennent réalité, entourés d’un halo trouble. Cette ambiance semblable à la brume du chien de Baskerville nous fait vivre une expérience de Nouvelle-Zélande que nous n’avions pas encore vécue. Avancer dans un nuage, sur une route étroite à flan de collines, occupés par la présence fantomatique de nos amis aux manteaux de laine. Le vent souffle fort encore et les quelques bruns de végétation qui poussent dans les champs pentus se plient à son gré vigoureux. Au croisement de deux routes de graviers, nous choisissons le deuxième embranchement, celui qui nous conduira à notre petit coin de paradis secret.

Notre paradis secret (impossible de trouver son nom sur les cartes!)

Wahouuu

Différente mais tout aussi sauvage, nous devinons traverser une forêt. A mesure que nous descendons la montagne, la brume se dissipe et nous revoilà sous les nuages. Encore quelques kilomètres pour trouver notre endroit pour la nuit, un petit port pour les embarcations locales. Le calme est absolu. Le soleil se couche doucement.

Notre bébé potager intérieur

Nicolas sort sa canne à pêche et s’avance sur le ponton tandis qu’Émilie plante dans un pot de houmous quelques aromates pour avoir un bout de jardin dans notre petite maison roulante. La crique est plutôt jolie et quelques couleurs rosés parsèment le ciel avant la tombée de la nuit.

Couleurs du soir

Les Marlborough Sounds, une oasis de tranquillité

Sur la route

Notre voyage dans les Marlborough le 20 octobre, à la pointe Nord de l’île du Sud commence par de petits tortillons sur les routes de montagne étroites.
Nous sommes cependant assez dépités de constater que les forêts sont ravagés par la coupe intensives et qu’en guise de paysage, il ne reste que désert et désolation sur de grandes portions des flancs de colline, comme si on avait épilé la montagne à l’aide d’une bande de cire géante. Beurk.

Le grand panneau loufoque

A la grande bifurcation qui nous emmènera au French pass, un panneau bleu d’une taille démesurée qui indique les distances en kilomètres et en temps sur ce bout de terre “sans issues”. Pour rouler 50 kilomètres, il nous faudra 2 heures de temps à travers les champs couverts de fleurs jaunes et de moutons qui détalent au broum broum de notre maison roulante. La nature reprend ses droits ici, et ce n’est pas pour nous déplaire.

Premières sensations

A Okiwi, nous réalisons notre pause déjeuner au soleil et sous le vent. La baie est grande, un peu agitée par la brise. Lorsque le soleil montre le bout de son nez, l’eau reprend des couleurs bleues turquoises. L’endroit étant idéal pour faire une pause, nous faisons une petite sieste dans le van, porte ouverte, puis travaillons un peu sur nos pc aux soleil jusqu’à ce que nos batteries ne suivent plus. Il est temps de reprendre la route.

la baie Okiwi

Le temps se dégage un peu et les nuages gris laissent place à de fins filets blancs dans le ciel suivis par un soleil moins timide et plus lumineux. Notre bolide empreinte des routes de plus en plus étroites et en balcon sur toute la (devrais-je dire les) baie(s). Quel spectacle !

Elaine Bay, un refuge de tranquillité

A Elaine Bay, nous tombons tout de suite amoureux de cet endroit ! Nous prévoyons d’y passer une après-midi, mais le futur en décidera autrement =) Nous partons pour une balade le long de la crique, tantôt sous les bois, tantôt à travers les collines ou sur la grève. On ne résiste pas à ces lumières de fin de journée et ces couleurs d’automne pour prendre des photos, des photos et encore des photos.

Célestine pose à la lumière du soir

Une fois installés sur le camping du DOC face à l’alcôve de mer et entourée de falaises végétales, Nico part à la pêche sur le ponton. Il rencontrera une famille de locaux venus pour le week-end et aura la chance de voir des grandes raies nager sous les lattes de bois de la jetée !

Partie de pêche réussie

A 6h30 le lendemain matin (21 octobre), le soleil traverse les fenêtres et nous voilà réveillés, pleins d’énergie grâce à une bonne nuit de sommeil au calme. Le temps est plutôt mitigé et nous décidons de faire une pause dans la course effrénée des trajets pour profiter de l’instant présent et de la beauté de ce paysage. Qu’à cela ne tienne, Nico repart pêcher et Emi lit sur la pelouse, entourée parfois de poulets bleu et leurs petits qui se baladent sur le camping du DOC.

Petit coin paisible

Poursuite de la découverte de la région

Cet après-midi, nous prenons la route pour le French Pass, avant de revenir à Elaine Bay pour une bonne journée. C’est ici pour lire notre deuxième journée nature à Elaine Bay, rédigée par Nico.

On doit partir ? vraiment ?

Le 23 octobre, c’est encore un réveil au DOC. Des zouaves ont fait la fête jusqu’à 5h du matin, nous en avons la gueule de bois pour eux ! Nous enfilons un pull et sautons à l’avant, direction Picton. La route est belle encore ce matin, dégagée malgré quelques nuages et des moutons perdus nous ralentissent sur le chemin. C’est parti pour une autre aventure !

[Bientôt disponible, l’article Picton]

Te Anau et la région des Lacs du Sud

C’est le grand départ aujourd’hui, 2 août. Nous allons quitter la routine du Last Light Lodge pour de nouvelles aventures. J’ai ce sentiment étrange de quitter une vie de famille : habitudes, routines… être une nomade c’est parfois fatiguant et retrouver des automatismes, une vie plus réglée, cela à aussi du bon et c’est reposant !
Après une accolade à Craig, un bisou à Violaine et Surjana, nous prenons une petite photo au soleil. Violaine nous offre un pot de confiture, nous laissons un mot dans le livre d’or et commençons notre nouvelle aventure : la région des lacs du Sud.

Manapouri

Notre première destination : le lac Manapouri. Un lac immense, un grand soleil, une petite ville. Ça y est, le voyage reprend son cours et cela fait aussi du bien. J’ai l’impression de partir en vacances ! Et celles-ci commencent par une promenade le long du lac à la tombée de la nuit. Malgré un froid saisissant, nous ne nous lassons pas des couleurs qui se reflètent sur l’eau et restons un bon moment. Pour dormir, nous choisirons un endroit plus secret, le lac Monowai, petit frère de Manapouri. Caché entre son aîné et une forêt dense. Nous avons hâte d’en découvrir les particularités demain matin !

3 août

La nuit a été fraîche et pour se réchauffer nous lançons le thé. A peine le gaz allumé, que 4 grands gars arrivent et commencent à monter un zodiac gonflable. Il y a deux vieux monsieur et sans doutes leurs grands fistons. Je me demande s’il partent à la pêche, mais nous n’aurons pas le temps de le découvrir car nous nous enfonçons dans le petit bois qui mène à un point de vue sur le lac.

C’est 20 minutes de promenade sous les grands arbres feuillus, près des fougères caressées par le soleil que nous profitons tranquillement de ce début de journée.

La vue y est spectaculaire. L’eau bleu foncée, par endroits, noires, offre un beau miroir aux monts qui lui font face. Ils sont enneigés pour la plupart et le soleil fait briller leur manteau blanc. Nous prenons la photo de rigueur ; et, sous le froid hivernal, le temps d’une prise ou deux, mes petits doigts se glacent !

De retour au van, nous prenons la route pour Te Anau : environ une heure de route avec un soleil magiques, où les montagnes nous entourent de part et d’autre. Je comprends pourquoi le seigneur des anneaux à été tourné par ici, quel spectacle grandiose !

Te Anau

Te Anau, c’est la ville des alentours. Je m’attendais à une ville… il s’agît en fait d’une route le long d’un lac sublime avec quelques motels, une concessionnaire automobile de voiture de collection à l’ancienne, puis, au centre ville, un bourg minuscule avec distributeurs, deux mini supermarchés, une banque qui prend domicile dans une papeterie sous forme d’un comptoir unique (elle fait aussi poste tant qu’à faire!), une station service et le DOC (department of conservation).

Le DOC

Nous arrivons avec déjà quelques questions en tête concernant les randos que nous aimerions faire. L’employée qui nous reçoit est très agréable et pleine de bons conseils. Cela dit, on déchante un peu car l’hiver rend difficile la plupart des chemins que nous envisagions ! Il faut pour certaines être équipé de crampons et piolets… et il y a de sérieux risques d’avalanches. Voyager hors des sentiers battus ou hors périodes touristiques, c’est aussi ça !

Notre itinéraire pour les prochains jours est prêt, nous avons vérifié la météo et préparer les munitions alimentaires.

La route de Milford

Sur la route de 120 km en cul de sac qui mène à Milford Sound, nous faisons quelques haltes pour admirer l’immensité du lieu au soleil couchant. L’un de mes arrêts préféré est le ponton de départ de la Milford Track depuis lequel la vue sur le lac et les montagnes est à coupé le souffle (j’ai déjà dit ça ? ah…et bien ce n’est pas le même lac pourtant!).

Le soleil est déjà presque couché et les couleurs sont très bleues et froides avec quelques reflets rouges par ci par là dans les nuages.

La route est assez longue et l’obscurité arrive, mais on devine que de jour le spectacle sera splendide !

Le camping du DOC

L’aire autorisée par le DOC pour camper est en chantier. Elle est juste, immense, on se croierait à Disney Land, en travaux ! Le sol est bien damé, il y a des petits îlots avec des toilettes partout, quelques cabanes avec des tables et des chaises, et des lapins qui courent partout. Le kiosk pour payer la nuit est juste ridicule et on a du mal à faire rentrer notre enveloppe dans la borne déjà pleine à craquer ; à croire que même le DOC ne se donne pas la peine de venir jusqu’ici à cette période. A tout craquer, nous devons être 4 campersvans sur tout cet espace (et on ne s’en plaint pas) ; dans une vallée d’où l’on entend le ruisseau couler, embrassé par les monts enneigés. Il est l’heure (tardive) de se faire à manger, ce soir ce sera riz, citrouille et jambon cuit avant un gros dodo car demain la journée s’annonce riche en émotion !

Milford et la Routeburn

Pour lire les articles sur : Milford et la randonnée Routeburn.

Retour à Te Anau

Ce matin, lundi 7 août, c’est un temps mitigé. La vue est très jolie, même lorsqu’il fait gris. Le ciel est traversé parfois par quelques rayons de soleil qui s’étalent sur les faces des montagnes ou sur le lac d’une eau sans vagues.
Nous allons à la bibliothèque, le temps pour moi de sauvegarder les photos de notre belle escapade dans les confins des fjords.

Le centre des Oiseaux, la belle surprise de Te Anau

Avant de quitter Te Anau, nous visitons, le 8 août, le centre des oiseaux. C’est un régal ! La ranger (une hippie aux cheveux orange, la cinquantaine, avec des yeux illuminés par la joie) nous accueille dans l’enclos des oiseaux.

Le beau Takahe

Elle nous explique la vie des Takahe, ces oiseaux semblables à de gros perroquets/poules bleus. Ils sont très rares et en grand danger. En effet, il n’en reste que 306 dans toute la Nouvelle-Zélande.

Les Takahe sont des parents très conscienscieux

Après cette fabuleuse rencontre, nous nourrissons les canards qui viennent picorer dans nos mains les graines de leur déjeuner ; puis, nous rencontrer les perroquets natifs de cette île incroyable.

Enfin, nous prenons la route de Queenstown. La route est sublime, une longue asphalte traversée d’un trait jaune qui se dirige tout droit vers les montagnes plus enneigées encore que celles des fiordlands. Ca promet !!