Tourisme responsable, Kesako ?

C’est quoi ?

Le tourisme responsable, ça sonne bien non ?… mais concrètement, ça veut dire quoi ?

L’avis de l’Organisation Mondiale du Tourisme

L’OMT le définit comme “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”

Un vocable multiple

Ok, mais alors pourquoi parle t-on de tourisme responsable, durable, communautaire  ? Et le slow tourisme dans tout ça ? Un peu perdu ? L’agence Québecquoise passion terre nous aide à y voir plus clair.

En bref

Il s’agit en fait, d’appliquer au tourisme les principes du développement durable.
Babel voyage et Novéthic nous expliquent ce principe.

Plus qu’un principe une démarche

L’association ATD le définit comme “une démarche qui peut être adoptée par tout acteur touristique en intégrant les principes du développement durable dans sa gestion stratégique et/ou l’offre qu’il propose“. Et ajoute qu’il  “relève aussi de la responsabilité individuelle des voyageurs : dans leurs comportements, gestes quotidiens et choix de prestataire-s et/ou destination-s selon des critères de durabilité.”

Et concrètement, on fait comment ?

D’accord, c’est une démarche qui peut relever de la responsabilité individuelle, donc, de ma responsabilité, en tant que voyageuse/voyageur.

Concrètement, que puis-je faire ?

Rejoindre le mouvement

Charte à découvrir ici

L’association ATR (Agir pour le tourisme responsable) à rédigé une courte charte. 
Comme vous pouvez le constater, le tourisme responsable c’est plein de petites choses mises bout à bout. Vous aussi vous pouvez faire une différence ! Pour développer certaines thématiques, le site de l’association propose quelques pistes.

Parmi celles-ci, voici ma sélection d’actions simples, faciles et qui contribuent à un voyage plus respectueux de l’environnement et des Hommes.
Goûter la cuisine locale (pourquoi se priver des épices et des saveurs qu’on ne trouve qu’ici ?)
Photographier en toute légitimité
Valise légère, souvenirs nombreux

Dadar au warung classic

Les enfants jouant au foot sur la plage 

Mon engagement perso

Je travaille actuellement sur l’écriture de ma propre charte avec un plan d’action. Je la partagerai avec vous dès qu’elle sera disponible.

En attendant, voici mes engagements (liste non(exhaustive) :

Sociaux

– Etre vigilante à respecter les coutumes locales (vestimentaires, tabous…)
– Faire l’effort d’apprendre les phrases de bases dans la langue du pays (bonjour, merci, les chiffres…).
– M’investir régulièrement dans un projet (bénévolat de compétence)
– Engager la discussion avec les locaux
– Apprendre et m’enrichir des idées à travers le monde pour améliorer mes habitudes au fur et à mesure
– Partager mes découvertes et récits de voyage à travers mon blog
– Dormir chez l’habitant et limiter les complexes hôteliers et les chaînes
– Répartir mes dépenses chez plusieurs commerçants pour limiter les inégalités à mon niveau

Environnementaux
– Voyager le plus possible en transport en commun, transport doux, transports locaux (selon les cas)
– Faire de mon mieux pour rentrer en France sans prendre l’avion
– Limiter mon temps de douche, particulièrement dans les pays où l’eau propre et potable se fait rare
– Insister auprès des commerçants pour réduire au maximum les déchets (notamment lors des snacks à emporter, sachets plastiques, etc.)
– N’utiliser l’électricité et la climatisation que si c’est réellement nécessaire (et dans une proportion raisonnable.
– Favoriser les activités de plein air et les éco-tours
– Eviter les “attraction polluantes” (tour en hélicoptère par exemple)

Pleine nature, plein d’énergie !

 

Et toi quelles sont tes idées pour éco-voyager ? Qu’as-tu déjà essayé ? Que veux tu mettre en place ? N’hésites pas à laisser des commentaires pour nous donner tes idées, retours d’expériences et belles réussites =)

Tanjung Puting national Park et ses orangs-outans : le guide de l’éco-voyageur averti

Une croisière à Tanjung Puting : usine à touriste ou expérience nature inoubliable ?

De un à plusieurs jours à bord d’un bateau en bois traditionnel au sein du parc naturel pour voir des Orangs-outans, ça vous dit ?

Croisière au Parc national Tanjung Puting

Ces 5 dernières années, le nombre de touristes a été multiplié par 5. Destination n°1 du Kalimantan (région indonésienne de Bornéo), le parc national est-il une version indonésienne de Disneyland-Wild ou s’agit-il vraiment d’un moment unique et serein pour apprécier la nature et ses merveilles ?

Réponse de Normand, ça dépend : de la saison, et de l’organisation que vous choisissez. Si vous voulez en savoir plus, cet article est fait pour vous.

Petit tour d’horizon

Tanjung Puting est un parc national au Sud de Bornéo, directement à l’Est de Kumai (le plus grand port de Central Kalimantan). La zone protégée est énorme et est constituée de forêt et cours d’eau. Les tours organisés pour les touristes ne parcourent qu’une toute petite partie. Les autres zones sont réservées aux chercheurs, rangers, et reporters (ou touristes très fortunés et intrépides).

Les croisières classiques empruntent toutes le même chemin : départ de Kumai, traversée de la grande rivière du même nom, et ensuite remontée de la rivière Sekonyer, puis éventuellement de la rivière Sungai Kecil jusqu’à Camp Leakey.
Cette rivière est la frontière Nord du parc. Mais ne vous y trompez pas, le gouvernement a bien fait les choses et sa rive droite est protégée aussi sur deux kilomètres. Ce n’est pas forêt vierge d’un côté et usines de l’autre.

Les croisières ne peuvent pas aller plus loin que Camp Leakey (base de recherche historique) tout au bout de la rivière.

Il est possible aussi de demander une autre croisière “à la carte” et arpenter d’autres rivières bien plus au Sud. Le prix et la durée seront plus élevés, car il y a une portion de mer à traverser et tous les bateaux ne sont pas équipés pour. De plus, les bases d’observation des Orangs-Outans n’y sont pas présentes. C’est davantage pour les professionnels.

Ce qu’on y voit / Ce qu’on y fait

C’est indéniable, vous aurez l’occasion de voir beaucoup de choses, et avec un peu d’organisation les conditions de voyage sont optimales.
Orang-outans, proboscis monkeys (les fameux singes au nez courbé), macaques à longues queues, grands oiseaux colorés (le légendaire Hornbill symbole des Dayak animistes, des martins-pêcheurs), peut-être des crocodiles, des léopards (le plus petit du monde mais pas moins teigneux), tarentules et serpents… Bon, je vous l’accorde, le must, c’est les primates et les oiseaux !

Martin pêcheur géant

Il y a trois arrêts (feeding stations) pour être sûrs (ou presque) de voir les Orang-outans, du plus près au plus loin :
– Batas Waktu
– Pondok Tanguil
– Camp Leakey (la base de recherche historique)

Le projet de reforestation de l’association des amis du parc national est à Pesarat. D’ici partent aussi des treks d’au moins une journée et qui rejoignent Pondok Tanguil ou Batas Waktu. D’après notre guide, ils sont longs et exigeants, avec parfois des traversées de marécages avec de l’eau au-dessus de la taille.

Projet de reforestation

La ballade de nuit est à Pondok Ambung (base de recherche de l’Orang Utan Foundation UK) pour un trek dans la jungle. C’est une belle expérience où vous pourrez voir des tarentules et autres joyeusetés nocturnes !

 

Belle rencontre pendant le trek de nuit

 

Quand y aller ?

Définitivement en basse saison vous aurez moins de monde sur la rivière et les prix sont plus raisonnables. Notre guide nous a dit que de juin à octobre la quasi-totalité des 100 bateaux se bousculent dans la rivière.

Sachez aussi qu’en semaine, le prix du billet d’entrée est moins cher que le week-end, et vous évitez les hordes de touristes indonésiens, qui ne partagent malheureusement pas vraiment la même vision que nous d’une ballade en nature.

Les différentes formules possibles

La base

1 jour. Pour les locaux principalement, ils vont jusqu’au Camp Leakey et reviennent. Les bateaux sont rapides, bruyants et dégradent les berges.
2 jours/1 nuit (arrêt dans 2 des 3 camps)
3 jours/2 nuits (arrêt dans la totalité des camps sur la route)
davantage : s’ajoutent du temps de pause, éventuellement des treks, et la re-visite de camps déjà vus.

Un tour vous coûtera généralement entre 5 et 7,5 millions de roupies pour deux personnes pour un tour de 3 jours et 2 nuits en basse saison. Les prix peuvent doubler en saison haute (oui oui vous avez bien lu, j’ai eu les mêmes yeux exorbités lorsque j’ai appris la nouvelle).

Les options

On peut demander à aller visiter le site de replantation d’arbres (et en planter un pour 50 000 Rp)

Il y a également le trek de nuit pour 50 000 Rp par personne.

Tout organiser soi-même ou faire confiance à une agence ?

S’il est possible d’organiser votre tour tout seuls, on vous recommande tout de même de passer par un opérateur car l’économie que vous ferez et l’énergie que vous y mettrez ne nous semble pas mériter la chandelle. Surtout au détriment de l’expérience et à la cohésion de certaines agences locales.
Il faut savoir que guides, cuistos, propriétaires et conducteurs de bateaux sont pour la plupart à leur propre compte. Mais que tous se connaissent et certains sont en association.

Toutefois, si vous souhaitez faire l’économie des 10 à 20% de commission de l’agence, yeah, vous êtes de vrais aventuriers ! Hop hop hop, pour vous épargnez trop de peine, voici nos quelques retours d’expérience.

Ce qu’il vous faut pour partir

  • Un bateau avec le conducteur et un assistant
  • Un guide
  • Payer vos droits d’entrée (avec une copie de votre passeport)
  • Faire les courses de nourriture pour 3 jours
  • Un cuisinier (sauf si vous décidez de faire la cuisine vous même)
  • Étudier l’itinéraire

 Conseils

Arriver 2 jours en avance afin de rencontrer plusieurs bateaux, plusieurs guides et bien comprendre où aller faire vos courses et payer vos droits d’entrée. Le mieux est de se renseigner à Kumai, bien que la vie soit plus agréable à Pangkalan Bun.

Si vous passez par une agence, il faudra cependant bien la choisir ! On vous explique tout plus bas.

Une idée des gammes de prix pour vos faciliter la négociation

  • Bateau : 700 000 Rp par jour
  • Cuisiner : 150 000 Rp par jour
  • Nourriture : 800 000 Rp pour 2 pour 3 jours (pour se faire plaisir, attention, pas de frigo sur les bateaux)
  • Le guide : 300 000 Rp pour un guide débutant, 500 000 Rp pour un guide confirmé
  • Le droit d’entrée : 150 000 Rp/personnes en semaine; 225 000 Rp le week-end
  • Transport éventuel entre Pangkalan Bun et Kumai ou entre l’aéroport et Kumai : 150 000 Rp/groupe.

Comment bien choisir sa croisière ?

Financer les bons acteurs

Partir en tour c’est bien, en choisir un vraiment ECO-responsable c’est mieux ! Les forts enjeux de ces croisières sont : développer une activité économique qui aide les locaux à ne plus travailler dans les plantation d’huile de palme, dans la déforestation ou les mines, tout en assurant la pérennité du tourisme et évitant la dégradation de la nature et du parc.

Mickey, éco-entrepreneur et philosophe

S’embarquer sur une croisière, c’est aussi soutenir financièrement un secteur qui se cherche encore, et pas seulement “voir” des orangs-outans dans la nature.

Pour vous aider face à la complexité de l’information sur place, voici nos retours pour organiser son éco-tour.

Une agence qui nous a beaucoup plus

Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur plusieurs agences que nous avons contactées.

  •  Orang Utan Journey, piloté par Mickey, le secrétaire général de l’association des guides locaux, on en parle juste après. Contact What’s App : +64 812 507 2707
  • Toris, guide à son compte, qui soutient le plus possible les actions du parc national et fait de la formation aux autres guides
  • Orang Utan Days, association focalisée sur la protection de l’environnement et l’éveil des consciences. Dirigée par Yoomie, directeur de l’association des guides locaux.

Nous sommes partis Orang Utan Journey (Mickey, de son vrai nom Michael). Et nous la recommandons sans hésitation aucune !
En plus d’être une personne formidable, intègre et honnête, généreuse et sociable, Mickey est un excellent guide qui connait la forêt, l’histoire du parc et porte son engagement social et environnemental au delà de sa casquette de guide et tour opérateur. Pour lire son portrait, c’est [là](bientôt disponible)
S’il n’est pas disponible, il vous aidera à trouver un guide, qu’il a lui même formé, donc on fait confiance =)

Quels critères regarder pour agir en éco-touriste ?

1. Où va l’argent ? Transparence
On évite les intermédiaires pour limiter les frais de commission trop important et que l’argent n’arrive pas dans les mains des gens qui sont sur le bateau avec nous. L’idéal : tout le monde est payé, moins la petite commission pour l’organisateur.
Il est préférable d’acheter le tour sur place à Pangkala Bun ou Kumai plutôt que depuis une autre ville. Si le prix de la croisière est le même, les vrais acteurs ne touchent pas le même salaire (il arrive que les agents de Bali empochent autant que l’organisation du tour, vous faisant donc payer double du prix normal). De plus, une agence locale sera la plus à même de vous proposer une expérience réussie grâce à la connaissance qu’ils ont du terrain.

2. Quel niveau de bateau et de service ?
On vous recommande chaudement d’insister pour avoir un petit bateau. Le nôtre avait un ponton supérieur (pour la table à manger, le lit et deux transats) et une cale (pour la machine, la cuisine et la salle de bain). C’est amplement suffisant, vous serez plus agile dans les virages et réduisez les risques d’abimer les berges. De plus, le gouvernement va bientôt interdire les plus gros bateaux à emprunter la dernière rivière, de loin la plus jolie.
Nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la climatisation sur le bateau, puisque dès qu’il avance on profite de la brise, et qu’entendre un groupe électrogène fonctionner pour une clim est un non-sens dans une croisière de ce type. Après, c’est la jungle, alors oui, il fait chaud, et humide !

3. Quels sont les engagements de l’agence ?
Vous pouvez vérifier en ligne si l’agence vous convient.
A t-elle une charte ou un engagement (fait-elle travailler les communautés locales ? Participe-t-elle à des programmes de formations de ses partenaires ? S’engage-t-elle auprès d’une ONG pour la reforestation ou la cause animale ? Met-elle en place des mesures pour prévenir la pollution de la rivière ?).
Si rien n’est mentionné, vous pouvez poser la question par mail avant de valider votre présence.

La charte de l’éco-touriste

– Choisir un tour auprès d’un organisateur soucieux de l’environnement
– Négocier le prix du tour de manière juste pour tout le monde (sans chercher pas à tirer le prix trop vers le bas, ni n’acceptez n’importe quel prix)
– Préferer un petit bateau qu’un gros pour épargner les berges de l’érosion
– Préférer un bateau sans climatisation (pas besoin de toutes façons, dès qu’on navigue il y a de l’air!)
– respecter les animaux : ne pas s’en approcher, ni les toucher
– Limiter sa consommation d’eau claire sur le bateau (douches courtes avec un savon bio de préférence)
– Ne pas mettre son papier toilette dans la cuvette…
– Inciter l’équipe à nous servir dans un verre plutôt que d’utiliser trop de petites bouteilles en plastique
– Discuter avec l’équipe, l’expérience sociale fait partie de la croisière
– Il est de coutume de laisser un petit pourboire à la fin de tour à toute l’équipe

 Les actions possibles pour aller plus loin ?

– Participer au projet de reforestation en finançant des arbres
– Faire des dons aux différentes associations sur place
– S’inscrire à un programme de bénévolat sur place
– Parler de votre expérience sur les réseaux sociaux pour faire connaitre les tours eco

Comment y aller ?

Pour se rendre au Parc National de Tanjung Puting, il faudra embarquer depuis Kumai. Kumai est une petite ville portuaire (une rue principale) le long de le rivière. Elle se situe à 30 minutes de Pangkalan Bun, une ville plus dense où vous pourrez trouver facilement les commodités que vous cherchez.

Aller à Pangkalan Bun

  • Par avion : un l’aéroport à Pangkalanbun
  • En bus : Depuis Banjarmasin jusqu’à Pangkalan Bun (230 000 Rp/personne). Le départ se fait depuis la station terminale de bus Km 6. C’est simple d’acheter un billet (au pire utilisez google traduction). Ne vous y trompez pas, le lonely annonce 12h de trajet, c’est en réalité 18h avec un arrêt à mi-chemin pour changer de bus (que vous pouvez attendre 2 à 3h). Ne vous inquiètez pas, le bus s’arrêtera pour manger deux fois.

Aller à Kumai

  • Par bateau (ferry) : Kumai depuis Semalarang ou Surabaya (Java). Les compagnies sont Dharma Lautan Utama et Pelni. Il y a plusieurs bateaux par semaine et la traversée met un peu plus de 24h (et une expérience hors du commun).

Depuis PangkalanBun, vous pouvez normalement :

  • Prendre une navette le matin pour 20 000 Rp ? (nous ne l’avons pas trouvée et personne ne vous indique son existence. Il semblerait qu’elle ne soit plus d’actualité d’après notre guide)
  • Arranger un véhicule local (ou taxi) pour environ 150 000 Rp
  • Négocier dans votre tour que le trajet depuis Pangkalan Bun soit inclus

Où rester dormir ?

A Pangkalan Bun

Si vous arrivez tout juste (par le bus de 3h de matin par exemple) vous pouvez trouver refuge à l’hôtel Alibaba. La chambre simple (toilettes extérieurs, pas de fenêtre, climatisation et draps fournis) est propre et le petit déjeuner inclus est vraiment très chouette (buffet indonésien). Comptez 250 000 Rp, sans doutes moins si vous réservez sur Agoda.

Vous pouvez aussi demander à être hébergé chez l’habitant. Pour notre part, nous avons trouvé une chambre à 150 000 Rp chez des gens charmants (Nining, Gideon et Agung qui tiennent une salle de billard près du centre ville). Petit déjeuner inclus et une ambiance familiale (nous étions leurs premiers hôtes !)

A Kumai

Nous n’avons pas de recommandation particulières sur où rester, mais nous en avons une sur où ne surtout pas aller ! Pourtant recommandée dans le Lonely Planet, on pense que les rédacteurs n’y ont jamais mis les pieds. Le personnel est désagréable, c’est sale (nous avons demandé à faire changé les draps), les murs et le ventilateur sont moisis, l’évacuation sent dans toute la pièce et l’espace est tellement réduit qu’on ne peut monter sur le lit que depuis le bout du lit. 100000 Rp sans clim et 200000 Rp avec. Bref : le Losmen Permata Hijau est à éviter.

Où manger ?

A Pangkalan Bun

Nous avons essayé et recommandons chaudement le Ramah Bakar (en face d’Alibaba Hotel). Vous pouvez choisir entre poisson (grillé ou frit), poulet (grillé ou frit) et tofu. On vous recommande particulièrement les aubergines grillées, le tahu, l’assiette de légumes et sa sauce. Pour la boisson, n’oubliez pas de demander sans sucre (sauf si vous aimez le sucre au thé). La cuisine est vraiment excellente (et moins grasse qu’ailleurs), le service est efficace et le prix dérisoire (1 poisson grillé, 1 assiette de légume, 1 tahu, 1 tofu, 2 aubergines, 2 thés pour moins 65 000 Rp, alors qu’on pensait devoir dépasser les 100 000 Rp).

La chek-list avant de partir en croisière

Et ouai mon grand, y’a la check-list

  • Avoir du cash pour payer les extras (trek de nuit, plantation, donations et pourboires)
  • Anti-moustique
  • Chemise à manches longues et pantalon ample et léger (protection contre les moustiques)
  • Des chaussures de marches (les fourmis s’appellent “Fire Ant” et ce n’est pas pour rien. En quelques minutes, vous aurez l’impression que votre corps entier brûle)
  • Un savon biologique, car tout finit dans la rivière
  • Téléphone en mode avion, pour profiter de la coupure avec la civilisation =)
 

Déclarer un vol à la police en Indonésie

La grande majorité des Indonésiens sont adorables mais comme partout il y aussi des gens moins fiables. Dans une foule dense, je me suis fait voler des appareils électroniques.

Chez Chapka (et les autres aussi certainement) il faut impérativement déclarer à la police dans les 24h le vol avec agression pour espérer un remboursement partiel des biens.

Nous avons demandé conseil aux locaux sur comment fonctionne la police en Indonésie. Le réceptionniste de l’hôtel où nous étions ne parlant pas anglais, il est allé cherché un client 🙂 Client qui nous a noté sur une feuille l’adresse du poste de police le plus proche (Polsek = poste de police) ainsi qu’en Indonésien une description de ma demande.

Polsek – Poste de police

Nous voilà donc partis pour Polsek Genteng, le poste de police ouvert 24h/24. On sort de la Go-car (Über local) et un policier vient nous demander ce que nous voulons. Notre papier écrit en Indonésien (rapport de police pour vol = surat keterangan kecurian) est d’une grande utilité !

Il nous fait asseoir dans le petit poste. Trois policiers en uniformes sont derrière leurs bureaux et ordinateurs. “Français ?” “Zidane ?” c’est universel =) L’ambiance est très décontractée ici, rien à voir avec l’intimidation à la cow-boy des flics Français. Les policiers Indonésiens sont avant tout là pour aider, avec le sourire rassurant. Les locaux sont tout aussi décontractés d’aller au poste.
Je me suis habillé pour les démarches administratives : en pantalon et non en short. Il parait que c’est mieux et plus respectueux.
Personne ne parle bien anglais ici, mais le gendarme souhaite prendre les choses en main et nous répète régulièrement “je vais vous aider ne vous inquiétez pas”. Nous comprenons que le meilleur endroit pour un dépôt de plainte est le commissariat de police de la ville, et nous commande un Grab (autre Über local) pour nous y emmener. Il donne même des ordres aux chauffeur pour qu’il prenne bien soin de nous !

Polrestabes – Commissariat de police

Une demi-heure plus tard, le chauffeur de Grab nous dépose devant l’entrée du commissariat, services administratifs. Il insiste pour nous offrir la course ! Vraiment trop gentil.

Nous entrons dans la salle toute neuve. L’ambiance est autre ! Trois rangées de sièges emplis de personnes qui attendent leur tour leur ticket à la main. A gauche, une salle de jeux pour enfants et des tasses en libre service pour du café ou du thé chaud gratuit. Le personnel compte une dizaine d’âmes, habillées simplement, assis derrière leur bel écran plat d’ordinateur en recevant les demandes. Au fond de la salle, des vraies toilettes propres avec lavabo et savon ! Et la salle est climatisée.

Dès qu’on entre, nos gros sacs sur le dos, tous les regards se portent sur nous et deux agents en polo se précipitent pour s’enquérir de notre demande. Ils choisissent pour nous la catégorie du ticket de file d’attente (laporan polisi = rapport de police) et nous prient de nous asseoir.

Il est midi trente, et c’est parti pour deux heures d’attente. Notre catégorie est la seule à rester immobile. En fait, le comptoir qui s’en occupe est vide depuis un moment, l’agent étant parti. Mais on nous rassure, on va passer. Ah.

La principale attraction est le clip qui passe en boucle sur la télé juste au-dessus de notre tête. C’est une vidéo des 72 ans de la police où on y voit tous les services de police danser et chanter. Oui oui ! tous les services de police ! Des officiers en uniforme avec un balais à la main et un serre tête décoratif, au personnel administratif se trémoussant sur le chaise derrière leur PC, ou encore les hauts gradés faisant des roues avec leur hanche les bras en l’air. Enormissime ce clip. Il en dit long sur l’état d’esprit qui règne ici en Indonésie ! Cela confirme d’ailleurs ce que nous avions déjà entendu par un ami expat’ Français : la police est très proche de la population et est avant tout là pour aider (surtout après la récente grande vague anti-corruption). Génial ! Magique ! Emi surprend un des personnels à chantonner et bouger la tête en rythme sur la musique traditionnelle du clip : lorsqu’il s’en rend compte il lui renvoit un grand sourire. C’est cool ici ! Pour un aperçu du clip c’est là, attention sourire garanti !

A 14h30, la télé est éteinte, le distributeur de tickets de file d’attente aussi, et les trois quart de la salle d’attente est vide. Euh… avec le personnel qui s’en va on n’en mène plus large. Heureusement qu’on est arrivé avant 14h !

Un employé m’invite à son bureau et m’invite à expliquer la situation. Je lui formule ma demande, à grands renforts de Google Translate (très utile la carte SIM !). Il est préoccupé par le lieu de l’agression car le dépôt de plainte doit être fait obligatoirement dans la région d’occurrence du vol. Il faut bien une demi-heure pour que nous nous comprenions vraiment et que trois collègues s’en mêlent, y compris le seul policier en uniforme qui valide les documents un peu à l’arrière de la troupe administrative.

C’est bon ! On commence à remplir un rapport jaune. Tout mon état civil de mon passeport est soigneusement recopié, puis commence le dépôt de plainte. Des allers-retours Google Translate permettent de clarifier la situation, à coup de renforts de mimes et expressions faciales. Tout est consigné, et je dois signer la déposition écrite en indonésien (Bahasa Indonesia). Croisons les doigts pour qu’il ne soit pas écrit que je leur doivent un million d’euros !

Et… le rapport est confié à une autre personne qui se charge maintenant de tout recopier sur ordi. Efficacité de l’administration, il n’y a pas qu’en France où on a des progrès à faire. Au moins ici tout le monde à le sourire !

Une fois le document imprimé, je dois le signer à nouveau avant qu’il passe devant le commissaire aux lunettes et uniforme qui tire la tronche. C’est bon ça passe !

“Voilà !” : on me donne un résumé du dossier écrit tout en indonésien où est juste marqué “déclaration de vol” (Pecurian). Je relis mon état civil et… je suis passé musulman ! Religion : Islam. Haha, pas sûr que l’assurance en ait quelque chose à faire, par contre ça ne va carrément pas suffire pour l’indemnisation ! “A oui mais le dossier complet est propriété de la police, on ne peut pas vous en fournir une copie”. Riza, une jeune femme avocate et amie d’un des policiers vient donner un coup de main, c’est la seule parlant anglais de l’assistance, et elle est embauchée pour nous suivre pendant la suite. Nous comprenons que maintenant il s’agit d’aller dans un nouveau bureau.

Il pleut, et nous sortons du bâtiment d’accueil du public pour aller vers un bâtiment beaucoup plus rustique. Un ascenseur dans lequel il est difficile de rentrer avec nos gros sacs nous emmène à l’étage des dépositions. Une petite dizaine de policier en uniforme blanc, derrière des bureaux, sur des canapés à regarder la télé, ou fumant leur cigarette nous regardent avec des yeux ronds. Eh oui, il va falloir bosser les gars ! On nous offre de l’eau, nous dit de nous asseoir, et bientôt on m’appelle au bureau. Tout le monde a le sourire aux lèvres : “dua bule” (deux étrangers blancs) c’est l’attraction ! On nous interdit de prendre des photos, par contre eux ne s’en privent pas.

Riza m’explique qu’il s’agit maintenant de faire la déposition pour la recherche de l’agresseur et du matériel. Au final, l’employé de police face à moi retape consciencieusement une nouvelle fois le rapport fait deux heures auparavant, supervisé par un collègue qui vérifie à côté. A part une correction ou deux, aidé de Riza, c’est une nouvelle heure de passée pour pas grand chose. Musique, télé et cigarette dans une ambiance détendue : ils bossent à leur rythme mais professionnellement et en souriant ! Je donne la liste de tout ce qui m’a été dérobé avec les détails. Ah, ce coup-ci j’espère pouvoir une copie pour l’assurance ! “Désolé, ce rapport n’est que pour la police”… Zut !

Retour à la case départ, dans l’espace ouvert au public, le seul endroit bien neuf du commissariat. C’est quasiment désert à part deux trois péquins qui attendent patiemment leur tour. Je repasse devant un employé qui tape à l’ordi. Heureusement Riza a bien compris ma préoccupation : j’ai besoin d’un rapport de police en anglais indiquant vol avec violence (ou agression) et listant précisément tous les items volés. Après quelques relectures (ils avaient noté perte au lieu de vol, oublié agression et pas listé les items) me voilà en possession du précieux document.

Il fait nuit ! 6h de démarches administratives pour un papier, mais ce fût une belle aventure. Et merci Emi pour tout ton soutien !

L’heure pour nous de poursuivre la route : direction le port pour attraper le premier ferry vers Bornéo. A la sortie du commissariat, un homme nous demande ce qui nous est arrivé. Devant notre récit, il est désolé pour nous : “il y a encore trop de criminels dans ce monde”. Nous le rassurons : “nous aimons beaucoup l’Indonésie, les gens sont tellement gentils !” Il nous sourit, s’excuse encore pour les criminels et s’en va. Nous attendons à l’abri de la pluie notre taxi (Go-Car) et le voyons revenir : “tenez, quelques biscuits à grignoter pour votre trajet en ferry”. Tellement adorable !

Bilan de cette journée

Les Indonésiens se sont pliés en quatre pour nous mener la vie facile, nous rassurer et nous accompagner. Après le désarroi des jours précédents, la chaleur au cœur est revenue ! Et je sens qu’on va passer la nuit à avoir la musique du clip de la police dans la tête…

Résumé dans l’ordre :

  • Dans les 24h, aller au commissariat de police (Polrestabes) le plus proche (dans la région d’occurrence du vol), le plus tôt possible après l’ouverture
  • Apporter son passeport, et de la patience
  • Ne pas partir sans un papier en anglais mentionnant vol avec agression, et la liste de tous les items.

Déclaration à l’assurance (Chapka)

Je parle ici de mon expérience pour l’assurance Chapka. La déclaration doit se faire sous 5 jours après l’agression, directement en ligne avec les numéros écrits sur la carte d’assuré.

On m’a demandé les pièces justificatives suivantes :

  • Ma déclaration détaillée avec les circonstances de l’agression, l’explication des pièces justificatives suivantes, l’estimation du préjudice (non modifiable après validation)
  • Rapport de police mentionnant vol avec violence
  • Passeport : page identité et visa du pays visité
  • Billets d’avion : pas très clair. Demandent le billet de départ du pays d’origine, mais quid lorsque voyage à vélo ou voyage multi-pays ?
  • Relevé d’Identité Bancaire pour recevoir l’indemnisation
  • Factures de chacun des items, et les factures doivent être nominatives à votre nom !Les cadeaux ne sont pas indemnisés, à part ceux faits par les parents, facture et déclaration sur l’honneur à l’appui.

Il est possible d’envoyer la déclaration sans toutes les pièces jointes, qui seront transmises ensuite durant l’instruction du dossier.

Guide de la poste en Indonésie

Parfois en voyage, on accumule des affaires (souvenirs, vêtements, documents) dont on ne souhaite pas se débarrasser mais qui alourdissent beaucoup trop ! Un petit colis à la maison, c’est encore ce qu’il y a de plus simple pour que notre dos nous remercie.

Kantor Pos Indonesia

En ce matin du 7 mars 2018, on décide de s’alléger donc, et de poster quelques cartes. Voici comment ça s’est passé.

La poste en Indonésie s’appelle simplement Pos Indonesia. Les logos sont noirs et orange, et on en trouve plusieurs bureaux (Kantor Pos) dans les grandes villes. Dans les campagnes, je ne sais pas trop comment ça se passe.
Notre expérience est à Surabaya.

Nous débarquons donc à un petit bureau de poste à 10h du mat’ (Kantor Pos Gubeng). Deux agents sont derrière le comptoir et seulement deux clients. C’est rapidement notre tour (moins de 5 minutes d’attente) et nous sommes accueillis avec grands sourires. Un des deux agents parle un peu l’anglais, et Google Translate fait le reste. Vraiment adorables, pas très rapides certes, mais attentionnés. Ils nous offrent les cartons pour les paquets, la dernière enveloppe qu’ils ont et prennent soin de bien tout scotcher pour que ce soit hermétique et protégé.

Informations à avoir pour les colis

Pour l’adresse du destinataire, il faut ajouter un numéro de téléphone de contact.
Pour l’expéditeur on nous a demandé notre numéro de téléphone également, et une adresse (celle du Kantor Pos suffit).

Il faut également lister tous les items envoyés et estimer la valeur globale pour l’assurance incluse. Il est possible d’envoyer des batteries.

Coûts et délais

Colis

Il y a plusieurs moyens de transport, tous avec suivi et assurance inclus.

  • Par avion en 4 jours, environ 450000 Rp par kg
  • Par avion en 10 jours, environ **300000 Rp par kg** (peut-être
  • limité à 2 kg)Par bateau en 70 jours, environ 125000 Rp par kg et impact environnemental bien plus faible.

Nous avons choisi la dernière option pour 3,3 kg et en avons eu pour 408000 Rp.

Courrier

Pour le courrier, nous avions une enveloppe de 50g à envoyer à l’international (Nouvelle-Zélande). 4 timbres (magnifiques !) pour un total de 20000 Rp. Le délai est moins d’une semaine.

Bilan

Nous aurons passé près d’une heure, mais avons été ravis de l’attention, de la gentillesse, et de la compétence du personnel. Ils ont été patients et compréhensifs face à nos hésitations et nous ont aidé à optimiser les coûts. Notre dos nous en remerciera !

Guide complet pour un trip à Bromo abordable, hors des foules et respectueux de l’environnement

Bromo, une des premières destinations touristiques de l’Indonésie. On en voit des photos partout, et les étrangers comme les locaux en ont fait un immanquable avec le mont Ijen et Borobudur.

Alors, ça vaut vraiment le coup ? Y a-t-il vraiment autant d’arnaques qu’on le dit ? Oui et oui ! Les informations ne sont pas légions sur la toile pour transformer une expérience trop commercialisée et chère en une expérience inoubliable hors des sentiers battus (et abordable). Nous avions fait pas mal de recherches, et riches de notre expérience nous vous livrons en bref nos infos qui vous permettront d’en tirer le meilleur et laisser le pire de côté.

On ne vient pas ici pour l’accueil des locaux, ni la qualité des services, mais pour un paysage surprenant et mystérieux.

Nous sommes restés deux nuits à Cemoro Lawang et avons trouvé que c’était une bonne formule. Davantage de temps pour les randos, davantage de chance pour la météo, beaucoup moins de fatigue pour mieux apprécier. Arrivés vers 18h un soir, nous sommes repartis à 11h le surlendemain.

Géographie et climat des lieux

Bromo est un volcan encore en activité, dans la région du Tengger. Le Tengger est un massif montagneux, à l’origine un énorme volcan, maintenant effondré. Dans son cratère, plusieurs autre volcans plus petits ont poussé, dont Bromo et l’éteint Batok.
Sur toutes les photos célèbres, on aperçoit un grand volcan fumant au loin, c’est le Semeru qui culmine à plus de 3500m.

Cemoro Lawang est le village le plus près du massif à 2200m d’altitude et la route est très raide pour y arriver en transport. Il repose sur la caldeira, le bord du cratère Tengger. Il faut donc descendre 70m pour arriver dans la plaine de sable/cendre du cratère pour accéder aux autres volcans.

Dans le village comme durant les balades, il fait bon, voire frais, de jour comme de nuit, et beaucoup moins humide que le reste de l’Indonésie. Ne pas négliger les coupes-vent et vêtements chauds ! Surtout pour les balades nocturnes.

Les distances sont trompeuses, c’est plus grand sur place que l’idée qu’on s’en fait en regardant une carte.

Nous y étions en mars, et d’après les locaux c’est souvent comme ça : temps dégagé de 11h du soir à 9h du matin. A partir de 9h, les nuages tourbillonnent et occupent la mer de sable et les sommets.

Cavalier dans la brume

Le village de Cemoro Lawang

Niché en haut du cratère, les pentes sont omniprésentes. Les villageois sont agriculteurs en majorité. Pas de riz ici mais plutôt des choux exportés ensuite dans la vallée.
La ville est toute petite et on parcourt le centre à pieds sans problème.
Ne pas croire que la ville voisine (Ngadisari) est à côté. Elle a beau n’être qu’à 2km, elle est 300m de dénivelés en-dessous (une heure de marche sur la route).

L’ambiance est surprenante : un petit village isolé à l’héritage traditionnel fort, et bouleversé par un tourisme de masse non contrôlé. Le défilé bruyant des jeeps emplies de touristes fortunés est un spectacle dont on se passerait bien.

Transport pour y arriver

Nombreux sont les blogs et sites web mettant en garde contre les arnaques. Ils ont raison.

Cemoro Lawang ou Malang ?

La première question à se poser, c’est le village d’accès. Nous avions vu qu’il était possible d’arriver sur les lieux par Malang ou Probolinggo/Cemoro Lawang. Soit disant 50% des touristes arrivent par l’un ou l’autre.

Si vous venez pour de la rando, par vous même en transport en commun, sans safari en jeep bien cher, un seul accès : Cemoro Lawang par Probolinggo !

Nous avons d’ailleurs croisé d’autres voyageurs, qui ont tenté par Malang. Ils se sont fait offrir des tours à plus de $100 par personne en Jeep pour monter. Ils ont perdu une journée et pas mal d’argent pour prendre un train pour Probolinggo et des bus pour revenir à Cemoro Lawang.

Accès par Probolinggo

Probolinggo est la ville côtière accessible en transport en commun et qui propose des liaisons en transport “public” vers Cemoro Lawang.
Prendre un transport public qui arrive avant 17h à Probolinggo si vous espérez monter à Cemoro Lawang le jour même pour pas trop cher…

Train

Probolinggo est sur la ligne de trains Surabaya-Banyuwangi, et par extension sur la ligne Yogyakarta-Banyuwangi. Compter 4h depuis Banyuwangi et 2h depuis Surabaya. Les tarifs dépendent de la classe (Ekonomi, Bisniz, Eksekutiv), mais en classe éco compter dans les 50 à 150 000 Rp. Voir l’article [Train en Indonésie](bientôt disponible) pour plus d’infos sur ce moyen de transport efficace et bon marché sur Java !

Bus

La gare de bus de Probolinggo (Bayu Angga) est un peu excentrée du centre ville. Il y a des navettes entre la gare de train (centre ville) et la gare de bus pour 4000 Rp (bus jaunes).

C’est d’ici aussi que partent et reviennent les “bus publics” à destination de Cemoro Lawang.

Les bus relient les grandes villes : Surabaya, Malang, Yogyakarta, Banyuwangi, etc. Pour les horaires et les compagnies en revanche c’est plutôt nébuleux.

Nous avons fait le trajet en 2h10 entre Probolinggo et Surabaya (terminal Sud de Purabaya) pour 30000 Rp (air climatisé, 20000 sinon) en bus public (Patas Jatam). Si vous souhaitez repartir de Probolinggo par bus, attention aux arnaques ! Quelques soient les infos qu’on vous donne, ne les croyez pas. Allez dans le terminal (grand bâtiment), et cherchez l’agence Toto Travel, le gars parle anglais et donne de vraies infos (cela ne vous dispensera pas de négocier le prix avec lui).

De Probolinggo à Cemoro Lawang

C’est là que ça se complique. Il y a une véritable “mafia” qui opère à la sortie de la gare de train comme à la station de bus de Bayu Angga. On avait beau être prévenus, ce n’était pas une partie de plaisir. Il s’agit de monter les 2200 mètres d’altitude vers Cemoro Lawang, sur une route bien pentue (on nous a dit que les agences de location de scooters et de voitures n’autorisent pas les clients à monter là-haut d’ailleurs). Ça met un peu moins de deux heures.

Dès la sortie du train, on se fait alpaguer par un gars de la seule agence touristique autorisée à entrer dans le hall (Bromo Master Holiday), avec son polo bleu. Il propose un van pour monter les touristes à Cemoro Lawang. Il est 16h20, et il reste encore un train à arriver vers 17h30.

GoCar et Grab

Nous avions réservé un Grab avec un autre couple dans le train (voiture de 125000 à 160000 pour quatre, c’est plutôt pas mal). Le conducteur hésitant vient nous rencontrer, nous le suivons, mais c’était sans compter la “mafia” des conducteurs de voitures noires qui bloquent sa voiture et lui crient dessus. Il annule la réservation de la voiture, visiblement gêné et craignant ses collègues, et nous demande de trouver un autre moyen de transport. Donc premier conseil, si vous voulez monter en GoCar ou Grab, éloignez-vous d’au moins 200m de la gare en échappant aux sollicitations de transports !

Tour organisés par l’agence de la gare

Nous avions prévu le coup, et pendant le trajet en train, Emi était parti regrouper le maximum de touristes avant l’arrivée. Nous étions donné rendez-vous sur le quai. L’union fait la force, tous les chauffeurs cherchent à diviser le groupe, ne pas céder !

La “mafia” des voitures noires tentent d’appâter certains membres du groupe avec des offres, par exemple 40000 Rp par personne.

Au final, nous sommes 9, et montons dans le minibus qui contient 15 places de l’agence Bromo Master Holiday pour 320000 Rp (soit presque 35000 Rp par personne). C’est de loin la meilleure affaire du coin possible. Normalement les bus partent pour 550000 Rp (voire paragraphe suivant). Ce super deal n’a été possible que parce que nous sommes restés soudés et que nous avons négocié le tarif.

Avec le recul (et les retours d’expériences des autres voyageurs), nous avons fait une belle affaire.

Minibus publics

C’était le plan que nous avions prévu au départ. Monter dans un des bus “publics” qui part de la gare routière de Bayu Angga. Public ? il n’y a que des touristes dedans, les locaux ne l’emprunte pas.
Normalement ils ont 15 places et montent pour 550000 Rp par bus (donc 35000 par personne). Si vous arrivez par le train, il faut compter les 4000 de plus pour la liaison entre la gare ferroviaire et la gare routière (bien vérifier d’ailleurs que le chauffeur de la navette vous dépose au point marqué sur Maps.Me et pas chez u de ses potes).

Ces bus ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Tous les blogs que nous avons lus conseillent d’arriver avant 16h pour avoir une chance qu’il se remplisse. En pratique, à Cemoro Lawang nous avons rencontré deux groupes de personnes distincts qui nous ont racontés leur histoire. Le premier couple est arrivé à 11h du matin, ont attendu 4 heures et ont finalement payé 100000 Rp chacun (ils étaient 5) pour monter. Le deuxième groupe est arrivé à 14h, ont attendu 3h, et ont finalement payé 180000 Rp chacun, ils étaient 3 au total. Impossible de négocier avec les chauffeurs de ces bus.

Nos conseils en résumé

  • Groupez-vous et restez ensemble. Ne laissez pas les chauffeurs vous disperser.
  • Éviter les “bus publics”, la gare ramène davantage de touristes.
  • Si vous arrivez à être 4, un Grab ou GoCar peut être une bonne option (gain de temps) mais éloignez-vous des gares.
  • C’est possible de ne payer que 35 à 45000 Rp le trajet !

Quitter les lieux, retour à Probolinggo

Le retour n’a pas été une sinécure non plus. Pas de GoCar ou Grab ici (sauf coup de chance). Il va falloir passer par la “mafia des bus”.
Les chauffeurs de bus font la queue. Un bus ne part que lorsqu’il est plein ou que la totalité des voyageurs est d’accord pour payer du bus plein (550000 Rp). Pas la peine d’essayer de négocier avec plusieurs chauffeurs, ce n’est que celui premier de la queue qui a la priorité.

On nous avait dit que les derniers bus partaient à 11h. A 10h30, nous avons grossis les rangs d’un groupe de touristes sur le départ. Le chauffeur content de voir des gens arriver avait le sourire, nous parlait en anglais, mettait nos sacs dans le bus. Lorsqu’on a commencé à négocier, son sourire disparaît, et comme par hasard il ne parle plus anglais. Plus d’une heure plus tard, avec négociations à n’en plus finir, on a réussi à partir à 11 à 45000 Rp chacun, soit 485000 Rp le bus. A 11h45 on descend dans un bus (plutôt une épave roulante). Nous sommes clairement dans le dernier bus abordable de la journée.

Balades/Marches à faire

Temple et Batok

On vient ici pour au moins deux endroits :

  • la vue sur tout le massif au lever du jour (communément appelé le Bromo Sunrise) depuis un bord élevé de la caldeira du Tengger
  • la montée sur le bord du cratère du Gunung Bromo, à travers la mer de sable

Peut-être aurez-vous lu qu’il y a des droits d’entrée pour ces lieux. Soyons clair tout de suite, vous pouvez tout faire sans rien payer (on ne sait pas trop où va l’argent et qui le collecte d’ailleurs) :

  • Il parait qu’il y a un droit d’entrée pour le village de Cemoro Lawang (10000 Rp), personne ne nous l’a réclamé, nous ne savons pas où le payer, donc ne l’avons jamais payé
  • Les balades sur le bord du cratère (Bromo Sunrise) sont totalement gratuites
  • L’entrée officielle dans le cratère du Tengger passe à un poste de péage. Plus de 200000 Rp par personne. C’est un passage obligé pour ceux qui veulent entrer dans la mer de sable en voiture/jeep. Mais il y a un passage dérobé (voir ci-après) à pieds.

Pour la localisation des chemins, nous ne pouvons que conseiller d’avoir Maps.Me et ViewRanger (plus d’infos dans cet article.

Avant de commencer

On est en montagne, il ne faut pas négliger les changements brusques de météo. Il vaut mieux prévoir de l’eau, des trucs à grignoter, et surtout des vêtements chauds, un coupe-vent / pare-pluie et des pompes adéquates.

Si vous pouvez, prenez un sac plastique avec vous. Vous pourrez le remplir sur le retour de déchets qui jonchent les lieux. Si chacun contribue comme il le peut, la montagne ne deviendra pas une déchetterie.

Lever de soleil sur le massif

Durée : 1h30 du village à King Kong Hill
Dénivelé positif : 430m
Difficulté : Rando facile avec un passage technique

Nous avions vu quelques photos, lus des récits de voyage, et nous n’avons pas du tout regretté d’avoir fait le voyage.

Il y a en gros 4 zones pour voir le lever du soleil :

  • Points de vue inférieurs Les trois points de vue du bas, accessibles depuis la route de Cemoro Lawang. Tous avec des bicoques pour grignoter, et du monde
  • Points de vue en chemin Des points de vue à 180°, plutôt sauvages, tranquilles et petits, sur le chemin qui relie les points de vue inférieur à Kingkong Hill (Gunung Pananjakan)
  • Les fameux points de vue de Kingkong Hill à la vue grandiose, bondés, et accessibles en jeeps depuis la mer de sable ou Malang. Sauf un tranquille et magnifique, et c’est là qu’on va !
  • Le point de vue des jeeps. Le touristique endroit tout au bout de la route de crête, où il parait que près de 200 jeeps se massent. A éviter à en croire les retours que nous avons eus de nos compagnons de voyage.

Nous sommes partis à 3h30 du matin de Cemoro Lawang. Il fait frais là-haut alors nous avions des vêtements chauds : petits gants, bonnet, pull, coupe-vent et pantalon. Cette rando n’est pas difficile à part un passage un peu tendu, des chaussures de trail/trek basses font l’affaire. Ne pas oublier les torches (frontales) et de l’eau.

Dans Cemoro Lawang, la rue principale qui monte depuis Probolinggo atteint une fourche. La majorité des jeeps passe à gauche de la fourche, pour la rando il faut prendre à droite, en passant sous l’arche. Nous suivons ensuite cette route tantôt bitumée tantôt bétonnée en pente douce pendant deux bons kilomètres. C’est toujours tout droit jusqu’au bout du bout, on ne peut pas se tromper. La route se redresse et amène au premier point de vue et fin de l’accès voiture. Il nous a fallu environ 45 minutes pour arriver là.

Continuer ensuite sur la route (fermée aux véhicules) dans ses lacets jusqu’à un deuxième point de vue, puis des escaliers emmènent à un troisième point de vue (Seruni).

C’est d’ici que débute le chemin vers Gunung Pananjakan (Kingkong Hill). Commence alors la partie technique : de l’escalade sur de la terre et des pierres glissante, pas loin du bord du cratère. Rien de très dangereux, mais il faut rester attentif et ne pas se presser. Ce passage est à gauche du dernier commerce (au pire, demander aux marchant le chemin). Vous verrez plusieurs voies, toutes mènent à Rome. Après quelques minutes à peine, nous sommes tirés d’affaire et le chemin redevient normal.
Nous avons noté que dans le dernier lacet de l’escalier avant le point de vue, un petit sentier débutait dans les hautes herbes. Nous pensons qu’il permet d’éviter le passage hasardeux et glissant. A vérifier !

S’ensuivent de jolies petites plateforme avec vue sur le massif. Une seule des quatre était occupée par un couple à 4h40 du mat’. Dur dilemme : tentons-nous plus haut ? alors que nous entendons déjà pas mal de monde ? ou restons-nous au calme ici ? On joue le tout pour le tout, on monte (ce fut clairement le meilleur choix !)

Des lacets dans la forêt avec quelques points de vue jusqu’à arriver vers 5h au point de vue inférieur de Kingkong Hill, déjà bondé. On s’en échappe vite : il y a un chemin qui monte sur la crête, tout droit. Il faut viser le point “King Kong Viewpoint (no rail)” sur Maps.Me. 5h10, nous sommes arrivés pile à temps pour profiter des superbes lumières du début du jour. Nous ne serons qu’une petite douzaine, mais il y a largement de la place pour tout le monde et nous sommes à l’abri des cris des autres plateformes.

Nous prenons notre temps, et sommes les derniers encore en haut à partir de 6h30.

Pour le retour, deux choix : redescendre par le même chemin (environ 1h30 de marche), ou louer les services d’une moto pour rejoindre le temple de la mer de sable. De là on peut monter à Bromo, au Gunung Batok, ou rentrer à pieds au village.

Grâce à deux voyageuses rencontrées la veille, plutôt dans le même mood que nous, nous savons que la descente en moto vaut la peine et se négocie. Elles l’ont eue à 40000 chacune avec un café offert, nous avons négocié la course à 75000 Rp pour deux sans le café ! Aucun regret, la gentillesse des chauffeurs qui nous ont arrêtés aux endroits chouettes pour des photos, le gain de temps, et l’expérience sur les pentes raides de la caldeira puis la mer de sable.

Pour résumer :

  •  Il faut partir à 3h30 du village de Cemoro Lawang
  • Prendre des vêtements chauds, un pantalon long, de l’eau, un frontale et des bonnes baskets de rando qui ne glissent pas.
  • Ne pas hésiter à monter jusqu’au point de vue “spécial” de Kingkong Hill, il en vaut vraiment la peine.
  • Ne pas hésiter à rester jusqu’à 7h en haut, il n’y aura plus personne et ce sera plus simple pour négocier le point d’après.
  • La descente en moto vers le temple de la mer de sable (négociée à 75000 Rp pour deux, sur deux motos) est très chouette aussi. On peut demander à s’arrêter aux points de vue sur la route.

Mer de sable et temple hindou

Durée** : 30 minutes aller depuis le village
Dénivelé** négatif : -90m
Difficulté** : Rando facile

L’entrée au “parc” est “normalement” payante. 220000 Rp en semaine et 320000 Rp les week-ends et jours fériés. Pour éviter ces prix exorbitants (personne dans le parc ne vérifie ensuite si vous avez payé), il faut : soit arriver depuis King Kong Hill par la route (10km à pieds, ou 30min de moto), soit passer par le chemin des villageois depuis Cemoro Lawang.

Depuis Cemoro Lawang, il faut prendre la fourche à droite et passer sous l’arche (comme pour monter à King Kong Hill au lever du soleil) et lorsque la courbe vers la droite commence, continuer tout droit vers le Cemara Indah Hotel. Tout au bout, un petit chemin descend à droite. C’est là !

Ça descend pendant 10 minutes sur un chemin de terre glissant et humide, emprunté essentiellement par les cavaliers locaux.

Sur la mer de sable ensuite, on est libre d’aller où bon nous semble. Pas vraiment de chemin. Il est possible de viser tout droit le temple hindou, base des randos vers Bromo et Batok. Sur la route, on croise des cavaliers locaux qui proposent des courses bien trop chères, des motos et jeeps, et quelques piétons locaux qui viennent chercher des herbes dans le cratère.

Le temple hindou est simple mais joli sous les lumières rasantes du matin, ou dans l’ambiance mystique de nuages épais (l’avantage d’être restés deux nuits dans le coin 🙂 )
Il abrite un sanctuaire payant et accessible uniquement aux pratiquants. Il est cependant possible d’entrer dans la première enceinte.

Mont Bromo

Durée : 15 minutes aller depuis le temple
Dénivelé positif : 100m
Difficulté : Rando facile

La montée depuis le temple est simple mais bondée le matin. Nous avons préféré la faire après 10h00 du mat’ et avant l’arrivée des gros nuages. L’ambiance mystique était magique !

Depuis le temple, il faut passer les vendeurs de snacks et loueurs de chevaux, monter pendant 10 minutes sur un chemin à travers les anciennes coulées de cendre et lave, puis gravir l’escalier aux hautes marches pendant 5 minutes.

Arrivés en haut, nous avons préféré nous éloigner des foules en suivant la crête à droite (pas trop loin, c’est plutôt aérien), puis à gauche sur quelques centaines de mètres pour nous élever au-dessus de la mer de sable.

Attention aux aventuriers. Nous avions prévu de faire le tour du cratère, et même de poursuivre sur les crêtes jusqu’au Gunung Kursi. C’est en fait très aérien. La crête est étroite et plonge de chaque côté. Vues les conditions météos changeantes et l’arrivée des nuages, une pluie sur le chemin aurait pu être fatale, nous avons passé notre tour 🙂

Gunung Batok

Durée : 1h30 aller-retour depuis le temple, pause incluse
Dénivelé positif : 280m
Difficulté : Rando exigeante

Le Gunung Batok est le volcan éteint et tout vert qui domine Bromo. On y accède par l’arrière du temple hindou.

Attention, le chemin est raide et glissant, et se fait la majorité du temps en montant dans des sillons profonds et étroits creusés par l’eau. C’est de la semi-escalade à la montée comme à la descente. Il faut être sûr de ses appuis et de ses chaussures.

Deux points d’entrée. Le plus évident est de se coller aux pentes du mont derrière le temple. et aller vers les commerces. Juste avant le premier commerce, tourner à droite et s’enfoncer dans le chemin. Après quelques décharges publiques sauvages (la triste réalité du plastique en Indonésie…) le chemin est mieux tracé encore. Un seul chemin à suivre, c’est tout droit sans lacet jusqu’en haut. Le chemin est bien tracé sur OpenStreetMap (donc sur Maps.Me et surtout Viewranger, cf (pour plus d’infos).

Avec un bon rythme, les 280m de dénivelés se montent en 30 minutes et se descendent en 20 minutes. En haut, la vue est imprenable sur la mer de sable. Vraiment belle ! J’y étais seul, loin des foules de Bromo. On peut se promener en haut du cratère dans le sens des aiguilles d’une montre, mais attention le tour complet n’est pas possible, il faut revenir sur ses pas.

Semeru

Le Gunung Semeru est le haut volcan (3676m) qui domine tout le massif. Il est loin, très loin de Cemoro Lawang. Ce n’est pas un trek à prendre à la légère, il se fait sur plusieurs jours, avec accès en moto et il faut du matériel de camping. Pour plus d’infos, voir les liens en bas de l’article et la page Wikitravel.

Où dormir

La qualité des infrastructures touristiques n’est pas le point fort ici. Sur les plateformes de réservation, les notes moyennes des hôtels et maisons d’hôte sont désastreuses.

Nous sommes restés à la Sedulur Guesthouse, soit disant le meilleur qualité prix de Booking et Agoda. 200000 Rp la chambre. Pas d’eau, pas de petit déjeuner, pas de draps, pas de WiFi, pas se serviettes de toilette, et des sanitaires déplorables. A éviter ! Nous faisons rarement ça; mais là, compte-tenu de la fable qualité de l’hébergement, nous avons appelé le propriétaire pour rediscuter du tarif et avons payé 100 000 Rp la nuit au lieu de 200 000 Rp.

Nous avons croisé plusieurs personnes étaient descendus à la Otix Guesthouse. Pour 190000-220000 Rp la chambre le service était visiblement bien meilleur.

Pensez à demander des couvertures supplémentaires ! il fait un peu frais la nuit.

Où manger

Plusieurs warung dans la rue principale. Le premier que nous avons testé nous a servi le plus mauvais repas que nous ayons eu en Indonésie depuis plus de 4 semaines. Plus bas dans la rue, presque à la sortie du village, nous avons trouvé notre nouvelle cantine : Solo warung. Tenu par des jeunes sympas, on y mange pour moins de 15000 Rp, c’est simple mais bon.

Petit apparté sur l’aimabilité des gens

Nous avons voyagé dans de nombreux endroits d’Indonésie, des grandes villes et villages reculés, eh bien Probolinggo et Cemoro Lawang sont les pires concernant l’amabilité des gens. Les dessous du tourisme de masse incontrôlé. Comme dit précédemment la qualité des services est pitoyable et les prix sont excessifs. Mais en plus les gens nous traitent comme de la marchandise. On ne va pas à la montagne pour l’expérience sociale. Mais une fois qu’on est prévenus et qu’on fait abstraction, c’est bon !

A lire pour aller plus loin

Les sources qui nous ont beaucoup aidé à planifier, et dont nous avons mis à jour les infos dans notre article ci-dessus :

* Page Wikitravel du parc et celle de Probolinggo, collaborative et en anglais
* Blog de Shorts Trip, en anglais
* Blog du Travelfish, en anglais
* Pour vérifier l’activité volcanique des Gunungs du coin : Global Volcanism Program

Guide pour renouveler son visa 30 jours en Indonésie

Souhaitant rester deux mois nous avons du renouveler notre visa 30 jours. Nous avons choisi la ville de Yogyakarta (agréable et plein de choses à faire) pour faire les démarches qui prennent plusieurs jours.

Quel visa est renouvelable ?

En Indonésie il y a trois types de visa touristes (visit visa) :

  • Le visa gratuit qu’on obtient à l’arrivée. 30 jours, non renouvelable.
  • Le visa payant ($35) qu’on obtient à l’arrivée. 30 jours, renouvelable une unique fois 30 jours.
  • Le visa payant ($35) qu’on obtient avant l’arrivée, 60 jours, renouvelable une unique fois 30 jours.

A savoir avant de commencer

  • Impossible de renouveler un visa gratuit obtenu à l’arrivée
  • La démarche de renouvellement prend au moins 4 jours (hors week-ends et jours fériés). Prévoir de rester dans la même ville à ce moment-là.
  • Il y a 3 rendez-vous : la dépose du dossier, la prise d’empreintes et de photo et le paiement, la récupération du passeport.
  • Il est possible de passer par une agence, mais cela est onéreux et il faudra de toute façon se déplacer pour le 2e rendez-vous
  • La liste des villes proposant un service d’immigration est disponible ici

Bureau de l’immigration de Yogyakarta

Situé à côté de l’aéroport, il est accessible en transports en communs. Le TransYogya (ligne 1A) met 30 minutes depuis le centre (rue Malioboro) pour 3500 Rp par personne. En heure de pointe le matin, ça peut mettre 45 minutes.

Une fois arrivé à la gare routière de l’aéroport, se frayer un chemin à travers le parking pour rejoindre la grande artère principale. Le grand bâtiment blanc de l’immigration est le premier à gauche. L’entrée est en haut des escaliers.

En moto, il y a un parking sécurisé sous le bâtiment (1000 Rp).

Il y a des toilettes gratuites dans le parking (pratique pour se changer), et une boutique qui fait des photocopies pour 500 Rp la page.

1ère étape – Dépôt de dossier

On nous avait prévenu d’arriver pas trop tard, nous sommes vendredi et il est 12h30 lorsque nous passons les portes. Le personnel de l’accueil n’est pas désagréable mais plutôt blasé. Il faut jouer des coudes pour ne pas se faire passer devant et faire notre demande de renouvellement.
On nous donne un dossier rose, et une feuille blanche à remplir.
Un peu démunis, nous voyons la grande salle d’attente derrière, pleine. Quelques Français nous indiquent qu’il faut arriver avant 10h du matin pour retirer un ticket, avoir tous les documents de la liste prêts, et être habillés “convenablement” (pas de tongs, pas de débardeurs et pantalon obligatoires). Une Française nous dit aussi qu’à l’accueil ils ont oublié de nous fournir les formulaires pour le sponsor obligatoire, le local qui doit se porter caution pour nous. Après investigation, ce sponsor n’est nécessaire qu’en cas de visa social (donc pas le touristique).
Aujourd’hui c’est choux blanc, on reviendra lundi à l’ouverture. Trois jours de perdus, le temps d’une excursion à Borobudur !

La liste des documents à avoir :

  • Passeport (ils le gardent durant tout la procédure)
  • Copie du passeport, sur une page A4 (ils ont refusé l’impression sur une page A5…)
  • Copie du visa actuel, sur une page A4
  • Impression d’un ticket de sortie du territoire avant la date de fin du visa demandé (si vous n’avez pas de ticket de retour, ou voyagez comme nous sans avion, on vous livrera notre astuce très vite !
  • Preuve de logement durant l’instruction du dossier (peut-être optionnel, mais on nous l’avait fortement conseillé
  • Le formulaire remis par l’accueil dûment rempli
  • Le tout dans la chemise rose distribuée à l’accueil (dont la couverture doit être complétée par vos informations personnelles)

Pochette rose

Formulaire

Avec quoi venir :

  • Pas d’appareil photo
  • Des chaussures fermées, chaussettes, un pantalon, un haut manches longues pour les femmes et une écharpe
  • Un stylo noir (les leurs ne fonctionnent pas)
  • De la patience et de la bonne humeur (pour contrecarrer la leur) !

Lundi matin, nous sommes à 7h10 devant le bâtiment. Nous sommes les seuls étrangers. A 7h30 les portes s’ouvrent. Nous sommes les seconds à tirer les tickets de passage (Dxxx).

Les bureaux ouvrent à 8h et commencent à débiter la file d’attente. Le bureau réservé aux étrangers a fait la grasse mat’, il n’ouvre qu’à 8h20. Deux personnes, un homme aussi direct que désagréable, et une jeune femme plus douce et accueillante.

Nous n’avions pas eu le temps d’imprimer quelques documents. Je fait un aller-retour express dans la boutique informatique la plus proche. Il faut réussir à traverser l’artère principale 2×2 voies, partir sur la gauche et prendre la première à droite. En face de l’Uni hôtel, il y a une boutique mais qui était fermée lors de notre passage. Il y en a une plus loin sur la droite à environ 350m de l’artère Jalan Jogja Solo. Le patron parle anglais et fait les impressions pour 500 Rp la page.
Pendant ce temps, Emi vérifie les rendez-vous et échange ses tickets avec ceux de la voisine pour me laisser le temps de revenir de ma “mission impression”.

Nous passons à 9h au comptoir, chacun notre tour. Ils collectent notre dossier complet et nous pris de patienter. Une demi-heure plus tard, tout est bon, ils gardent tout le dossier, passeport compris, et nous donnent un petit papier imprimé écrit en indonésien où est marqué le montant à payer : 355000 Rp.
D’après ce que nous disent les expat’ et touristes récurrents, s’ils avaient du bloquer notre demande, ils l’auraient fait maintenant. Donc a priori tout est bon !

Sur cette feuille ils ont également marqué les prochains rendez-vous :

  • 2e rendez-vous : dans deux jours, le matin à 9h
  • 3e rendez-vous : dans trois jours, l’après-midi à 13h

Photo du papier

Nous repartons en bus, l’heure de pointe passée. Bilan : nous confirmons qu’il faut arriver tôt, mais arriver à 9h permet encore de passer sans trop d’attente.

Payer le nouveau visa

Pour payer le visa il faut se rendre dans un bureau de poste (Kantor Pos) ou dans une banque. Il semblerait que toutes les banques n’acceptent pas. Nous optons donc pour un bureau de poste. Manque de chance, le petit bureau de poste dans lequel nous allons en ville n’accepte pas ce paiement.

Nous payons donc à la poste centrale de Yogyakarta (en face du musée Sonobudoyo). Il est aussi possible de payer directement dans le camion Kantor Pos sur le parking du bâtiment de l’immigration (mais personne ne vous le dira!).

On présente l’imprimé avec le code barre, on paie, on récupère le papier et un reçu que nous gardons précieusement.

2nde étape – Paiement, photo et empreintes

A 9h et quelques, nous arrivons directement au comptoir entre deux “clients”, et donnons nos reçus de paiement. Ils prennent acte et préviennent la photographe de notre arrivée.

Nous attendons 10 minutes, puis on nous appelle par notre nom. Émilie se fait interroger brièvement sur notre raison du renouvellement, moi non. Photo du visage, et prise d’empreintes des dix doigts. Et zouh, c’est terminé pour aujourd’hui !

3ème étape – Récupération du passeport

A 13h et quelques, nous arrivons directement au comptoir des agents chargés des étrangers, sans prendre de ticket. Le personnel nous reconnaît et nous demande d’attendre un instant. Cinq minutes plus tard, ils nous tendent nos passeports et nous font signer un registre.

Easy peasy !

Photo de nous avec nos passeports

Bilan

Une fois le premier passage long, stressant et exigeant, le reste n’est que formalité administrative. Et avec ce guide, vous pourrez barrer le stressant et exigeant !

Remerciements

Nous remercions l’agence Bali Floating Leaf pour son [article](https://balifloatingleaf.com/extend-visa-bali) applicable à Bali (en anglais), qui nous a permis d’anticiper un peu les démarches.

Le [site officiel de l’immigration](www.imigrasi.go.id/index.php/en/public-services/visit-visa#procedure) est avare en explications.

Guide de survie à Bali

Une fois arrivés à Bali, comment on se débrouille ? quels sont les “trucs” à savoir ?

Se déplacer

Quatre façons de se déplacer :

* Transports en commun (pas toujours fiables ni bon marché)
* Taxi ou chauffeur pour la journée (le plus confort)
* Louer un scooter (le plus libre et meilleur prix)
* Uber/Grab/GoJek (bon marché mais controversé)

Transports en commun

Le réseau de transports en commun à Bali se dégrade, dixit les locaux que nous avons rencontrés. Cela se confirme dans la réalité : les infos trouvées dans les guides datés d’à peine deux ans promettant bus fréquents et peu chers sont bien périmés.

Bali est une petite île et avec la croissance économique importante (due au tourisme) chaque foyer ou presque a dorénavant son propre véhicule. Les transports en commun sont malheureusement en voie de disparition dans les zones reculées.

A date d’écriture de cet article :

* les bus Kura-Kura font des liaisons autour de Denpasar et il existe une ligne vers Sanur/Ubud (presque aussi chère pour deux que le taxi et peu fréquente)
* Des liaisons régulières de bus entre Gilimanuk et Denpasar
* Des liaisons entre Denpasar et la route Nord de Lovina/Singaraya
* Des liaisons le matin sur l’axe Nord Gilimanuk-Singaraya (compagnie Putra Jaya et Adi Jaya) et toute la journée par bemo (minibus locaux rouges)

Les arrêts de bus sont rarement marqués. Il faut se trouver sur la route et faire un signe lorsque le bus arrive et négocier le trajet (n’acceptez surtout pas le premier tarif proposé, en général il faut diviser par 2!)

Pour info: en bemo compter environ 25000 roupies/pers pour faire Seririt-Pemuteran, et la même chose entre Pemuteran et Gilimanuk.

Taxi depuis l’aéroport de Denpasar, ne pas se faire avoir

A l’aéroport, tous les chauffeurs de taxi vous tombent dessus. Les “officiels” ont une chemise bleue.

Le tarif régulé pour Ubud est 300000 roupies par taxi (et surtout pas par personne !) Mais cela peut-être négociable si vous passez par un chauffeur sans chemise bleue, nous l’avons eu à 270000.
Si vous voulez avoir une chance de partager un taxi avec d’autres voyageurs, faites-vous des contacts AVANT de passer la douane ! après c’est la jungle.

Taxi

C’est encore le moyen privilégié par la majorité des touristes. Et le tarif n’est pas toujours exorbitant surtout si vous le partagez avec d’autres. Il est même parfois plus intéressant de réserver une voiture avec chauffeur pour la journée pour un tour, ou même un aller-simple avec des détours touristiques.

Compter 500000 à 650000 roupies la journée en fonction du nombre d’heures monopolisé et la distance.
Pour info, aller-simple Ubud-Munduk avec nombreux détours et arrêts (de 9h du mat’ à 18h) : 550000 roupies négociés avec un chauffeur (Roya, très sympa) dans la rue à Ubud.

Scooter

La liberté vous appartient ! Facile à conduire et permet d’aller partout, notamment hors des sentiers battus.

Néanmoins il faut être vigilant sur la route, les dangers sont omniprésents (conduite à gauche, circulation à l’asiatique, routes dégradées, chiens errants, pluies torrentielles).

A noter qu’il faut obligatoirement un permis de conduire international (voiture suffit), ou alors préparez-vous à devoir corrompre la police…

D’ailleurs en parlant de la police, plusieurs sont les voyageurs qui nous ont raconté qu’ils aiment arrêter les blancs pour avoir un petit billet. Le mieux est encore de faire comme si on ne les avait pas vu et tracer sa route. Ils seraient trop paresseux pour vous courir après 🙂

Il n’y a pas d’assurance à Bali. Vous avez un pépin sur le scoot pendant votre trajet ? c’est à vous d’aller trouver un garage, négocier et le réparer à vos frais.

Combien ça coûte ? voir en bas de l’article.

Uber/Grab/GoJek

Uber est arrivé en Indonésie, mais le meilleur marché reste Grab (équivalent local d’Uber), et GoJek (même chose mais à moto).

Attention, les taxis n’aiment pas du tout Uber, Grab et GoJek ! Certaines zones sont d’ailleurs marquées interdites pour ces moyens de transport.
Il vaut mieux éviter le sujet de conversation avec les chauffeurs de taxi (surtout pendant la négociation de la course).

Chacun de ces trois moyens a sa propre application qu’il faut télécharger pour faire marcher. Elles nécessitent la 3 ou 4G en plus du GPS.

Carte SIM (Kartu Sim) ou WiFi seulement ?

Tous les hôtels, guesthouse, homestay ont du WiFi (certes parfois de médiocre qualité). Et la plupart des restos et warungs aussi. Les Indonésiens sont tous joignables par What’s App. Le WiFi peut donc suffire.

Si toutefois vous souhaitez du bon débit, et surtout avoir des données dans “la nature”, alors la carte SIM est vivement conseillée. Notamment pour économiser sur les frais de transport (cf plus haut Uber/Grab/GoJek).

Surtout, ne pas acheter la SIM a l’aéroport ! Tous les lieux de vente des cartes SIM vendent des “packs” avec différentes options. Et d’un magasin à l’autre, le même pack peut être du simple au triple. Ne pas hésiter à faire plusieurs échoppes avant de faire son choix.

Telkomsell semble avoir la meilleure couverture (avec XL) d’après le site Open Signal

Si vous voulez faire un comparatif entre les compagnies téléphoniques locales c’est ici (en anglais).

Et un excellent tutorial (en anglais) pour savoir où acheter et comment paramétrer sa carte SIM.

A noter aussi que les packs proposés ont des “data” de différents types : celles qui s’utilisent tout le temps (Full, ou Flash), celles uniquement pour la nuit, celles uniquement sur les réseaux locaux, celles uniquement pour les sites de vidéo indonésiens… Il faut donc bien demander avant de “se faire avoir” par une carte 10Go dont 4 seuls sont vraiment utilisables.

Ce qu’il faut retenir : négocier son pack, faire attention à ce que vous obtenez en “data” et ne pas partir du magasin sans avoir contrôlé que tout fonctionne !

Manger et se loger

Se loger

Nous n’avons pas testé le couchsurfing, donc pas vraiment d’avis là-dessus à Bali.

Sinon comme partout en Asie, nous avons privilégié les applis :

* Agoda (le meilleur rapport qualité-prix)
* Booking.com (tout et n’importe quoi)
* Hotels.com (plus cher et qualitatif, quand vous cumulez 10 nuits de réservation vous en avez une offerte).

En passant par elles vous aurez souvent les meilleurs promo possibles (mieux qu’en négociant directement).

Se nourrir

La plupart du temps le petit déjeuner est inclus dans votre lieu de résidence. Sinon, dans les supermarchés on peut trouver jus de fruit, pain (de mie) et confiture pour un petit déj occidental, mais le choix est limité.

Les Balinais mangent peu à l’extérieur d’habitude. Ils font la cuisine en famille. Les “cantines de rue locales” sont moins fréquentes que dans le reste de l’Asie du Sud Est. Originellement appelés “Warung” (supérette de proximité qui fait aussi la cuisine) on en trouve le long des rues principales des villages. Lorsque non transformés pour touristes, on y mange simplement pour pas trop cher et plutôt bien ! (ordres de tarifs plus bas).

L’offre de restauration est omniprésente. Impossible de mourir de faim !

Faire son itinéraire

Pour deux semaines nous avons tenté d’allier découverte du patrimoine culturel et de la campagne, exploration des montagnes et des fonds marins, et test des différents moyens de transport. Pour plus d’infos, voir le journal de voyage !

Notre inspiration vient surtout du dialogue avec les locaux, nos amis (merci Vincent et Marie-Léa pour vos super conseils !) et un peu du blog Love Trotters.

D’ailleurs nos coups de cœur, ce sera[ici !]

Quelques idées sur le budget

Négocier en basse saison

La saison haute à Bali est la période juillet-août. En dehors de ces périodes, et surtout en saison des pluies (novembre à février-avril), ne surtout pas hésiter à négocier les tarifs !

Quelques coûts

Quelques ordres de grandeur des prix “normaux” pour éviter de se faire avoir.

* Grande bouteille d’eau : 4000 à 5500 roupies en supérette
* Nasi Goreng ou Mie Goreng : 20000 à 30000 roupies en warung local
* Banane : 1000 à 3000 roupies
* Un scooter : 50000 roupies la journée
* Litre d’essence : 5500 roupies

Bilan de deux semaines à Bali

Pour 13 jours à Bali, nous avons dépensé un tout petit peu plus de 20€ par jour et par personne. Vivant sur un budget de voyage au long court, nous ne nous sommes pas pour autant privés comme en atteste le journal de voyage !

Nos coups de cœur à Bali

Après deux semaines à voyager à Bali, nous vous partageons toutes ces belles choses vues, vécues, mangées et les endroits où nous avons posé notre sac et que l’on vous recommande chaudement !

A noter que les tarifs des chambres ont été trouvés sur Booking.com, Agoda (le moins cher même avec les charges) ou Hotel.com en saison basse.

Bali, entre 8 et 15 jours (selon votre rythme)

On peut toujours en “faire” beaucoup plus, mais ce n’est pas notre conception du voyage. S’imprégner d’un lieu prend quelques jours et c’est en revenant aux endroits que des expériences se créent, que des contacts se tissent. Alors, nous conseillons de prendre son temps pour apprécier la saveur de Bali.

UBUD, la capitale culturelle (entre 1 et 3 jours)

Lotus du temple Saraswati

A ne pas manquer

– Faire une pause contemplative devant le Temple Saraswati. Il doit son prestige à son jardin aquatique de lotus. Passez-y en journée et de nuit pour voir différentes ambiances. Le mercredi soir, il y a un spectacle de danse d’une association de femmes (vers 19h pour 80 000 Rp).
Se perdre dans les rizières à 200 mètres du centre ville. La prisée Campuhane Ridge Walk dévoile de beaux panoramas sur la jungle environnante (2h aller-retour). Notre préférée (1h) : chercher le Sabat Juwuk Manis Trail sur Maps.Me, un chemin dérobé qui ne paie pas de mine les 300 premiers mètres, mais soyez patients !
– Se faire des amis dans la jungle de la Monkey Forest : plus que vendu par tous les blogs, le lonely etc… cela reste une expérience intéressante. Comptez 50 000 Rp par personne.
Relâcher les tensions au Samosana Spa : un massage du dos et tête d’une demi heure pour 40 000 Rp. Massage balinais d’une heure pour 70 000 Rp. Très bon rapport qualité prix et une vraie ambiance de relaxation.

Où dormir ?

Uma Sari Cottage : A 10 minutes à pieds de la Monkey Forest, un endroit plutôt calme (sans trop de mobylettes). Chambres très propres, jolie piscine, petits déjeuner au soleil et un personnel adorable. Une bonne option pour un budget confortable et profiter des délices de la capitale culturelle sans la folie de l’hyper centre (300 000 Rp la nuit)

Où manger ?

– Warung Tulasi Vegetarian : Dans la rue principale près de la Monkey Forest, c’est devenu notre petite cantine. Plats entre 20 000 et 40 000 Rp. Grand choix pour végétariens, et de très bonne qualité gustative. Ouvert toute la journée, personnel charmant.
– Warung Sopa : pour une alternative végétarienne à bon prix, on vous recommande le Nasi Campur à la carte et les infusions !
– Bebek Bengil : Si vous cherchez un restaurant pour célébrer un anniversaire, une fête ou que vous avez trop d’argent dans votre porte-monnaie :), dans une ambiance de rizières et de fontaines, vous dépenserez vos Roupies sans le regretter. La spécialité c’est le canard (bebek). Pour un plat à partager (et à commander à l’avance) comptez 300 000 Rp pour deux. Promis, vous ne le regretterez pas. Astuce : passez la veille pour commander votre plat et la meilleure table du restaurant, la n°3 (une pagode privée qui donne sur la rizière).

Notre article sur “Un week-end à Ubud” ici.

Autour de UBUD (en 1 journée depuis Ubud à mobilette)

Lotus du temple Saraswati

Faire une boucle partant vers Goa Gajha, Bedulu, Tampak Siring, et retour dans la campagne et les rizières de Tagallalang.

A ne pas manquer

Sortir un peu des sentiers battus à Yeh Pulu, un tout petit temple oublié. Cette ruine vaut pourtant un détour agréable. Le must ? Emmenez un pique-nique (riz dans une feuille de bananier par exemple) et partez faire votre pause déjeuner dans les rizières en terrasse sous une cahutte en bois. Pas besoin de louer les services des “guides” à l’entrée. Les rizières ne sont pas grandes, et on y accède par le fond du temple, tout de suite à gauche.
Prendre un bain de spiritualité au temple Tirta Empul de Tampak Siring : un grand classique mais très chouette. Si vous arrivez en mobylette, regardez sur Maps.Me pour l’entrée secrète gratuite ! (“sneaky entrance”, penser à amener votre propre sarong pour pouvoir vous baigner). Ici, des touristes certes, mais surtout beaucoup de locaux qui viennent prendre le bain sacré pour purifier leur corps, leur esprit et leur âme.
S’imprégner d’histoire tel un archéologue amateur au Temple de l’eau de Tirta Gangga. Ce petit bijou caché entre les terrases de rizières vaut bien une longue visite! Gardez un peu de temps pour explorer les champs verts (le chemin qui part à droit au milieu des escaliers).
Arpenter à moto la campagne et les villages d’artisans entre Tampak Siring, Kedisan, Pakudui. Ça monte, ça descend, et pas un seul autre touriste à l’horizon.

Notre article sur “Autour d’Ubud en scooter” ici.

LEMBONGAN, le paradis des raies mantas (2 à 3 jours)

Coral Bay

A ne pas manquer

Sillonner l’île à vélo (pour 30 000 Rp maximum/jour) ou en scooter (50 000 Rp) : entre mangrove, plages (plus ou moins secrètes) et vues à couper le souffle sur les volcans balinais, du lever du jour au coucher du soleil, vous apprécierez la ballade !
Nager avec des raies mantas et voir les coraux champignons de Crystal Bay (tour de palme-masque-tuba – 3 plongées – pour 150 000 Rp). C’est une expérience unique que de se trouver face à ces gueules géantes qui s’approche de vous, paisibles et aériennes. Elles dansent autour de vous ! Bémol : beaucoup de plastique, ça vous fend le cœur…
Admirer le coucher de soleil sur la mer et les volcans sur la plage de Surf Breaks.

Où manger ?

– Nyomans’s Warung : prendre sans hésiter les plats de poisson grillés ! Un délice pour 70 000 Rp !

Notre article sur “Lembongan” ici.

LE CENTRE DE L’ILE, rizières à perte de vue (1 à 2 jours)

Les rizières de Jatiluwih

Trajet entre Ubud et Munduk.

A ne pas manquer

S’extasier devant des terrasses de riz à perte de vue de Jatiluwih (classés au patrimoine mondial de l’UNESCO). L’entrée n’est pas donnée (40 000 Rp chacun), il faut y passer un moment car on ne regrette pas d’y être (même sous des trombes d’eau, cascades garanties) ! Vous pouvez opter pour les petites balades faciles de 30 minutes à 2h. Un régal ! A noter : dormir à Jatiluwih est une option, si on avait su, nous l’aurions fait !
Être surpris par le temple dans l’eau de Bedugul (là encore, le prix d’entrée vous calme un peu pour le temps de visite) mais voir ce temple au milieu de l’eau est une chouette façon d’occuper une heure. De plus, il est principalement visité par des touristes indonésiens.
– Sur le chemin, admirez le point de vue des deux lacs !

Notre article sur “Le centre de l’île” ici.

MUNDUK, village authentique des montagnes (2 à 3 jours)

 

Couché du soleil sur les rizières

A ne pas manquer

Randonner autour des cascades. La plus connue est la ballade des 3 cascades. Pas besoin de guide, juste d’une petite carte ou Maps.Me. Si ce n’est pas transcendant, les vues sur la vallée valent le coup, et les trois cascades ont leur caractère. Notre partie préférée : au lieu de revenir par la route, restez sur le sentier qui ferme la bouche (longer le canal, puis suivre les petits chemins locaux avant de traverser le complexe hôtelier Puri Lumbung), vous traverserez de magnifiques résidences avec des vues imprenables !
S’évader au soleil couchant dans la vallée de rizières, face à la mer. Rejoignez le Puri Sunny Cottage (sur Maps.Me). De là, déambulez comme bon vous semble en remontant le chemin. Rizières, locaux qui travaillent dans les champs avec leurs chapeau de bambous, buffles dormant sur le côté… et un coucher de soleil depuis les terrasses. Un beau moment de poésie.

Où dormir ?

– Pour les budget moyens à confortables (300 000 Rp la nuit pour 2), le Puri Sunny Hotel est un bon choix. Bungalow bien équipé, personnel adorable. Demandez votre petit déjeuner sur le balcon, c’est face à la montagne et aux rizières… En un coup de scooter, le staff vous emmène à la piscine à l’eau de source du cottage du même nom, en plein milieu des terraces de riz face à la mer. Que demander de plus ?
– Pour les budgets plus serrés, nous conseillons One Homestay and Warung (150 000 Rp la nuit pour 2), simple, propre, petite balcon avec vue dans une rue moins passante. De plus, le gérant est adorable, accueillant et plein de conseils désintéressés !

Où manger ?

– Warung Classic : excellent plats entre 30 000 et 50 000 Rp (végétariens bienvenus). Laissez-vous tenter par le dessert Dadar, une crêpe verte fourrée à la coco. En bonus, le restaurant offre une vue superbe.
– Taman Ayu : notre cantine à Munduk, bonne qualité gustative pour petits budgets (de 20 000 à 35 000 Rp/plat). Le personnel est d’une gentillesse infinie.

Notre article sur “Munduk” ici.

PEMUTERAN, relaxation et fonds marins (1 à 2 jours)

Némo dans sa maison

A ne pas manquer

Etre comme un poisson dans l’eau à Pulau Menjengan. en snorkelling ou en plongée selon votre envie ou votre budget, de toutes façons vous passerez un moment magique. Si vous partez avec un club de plongée, sur un bateau de pêche depuis le port, comptez environ 650 000 Rp par personnes; mais, en basse saison et avec des yeux de petits chats, vous pourrez vous en sortir pour 450 000 Rp par personne. Sinon, allez directement réserver à Putu Guesthouse, là où nous avons eu ce deal. Vous pouvez même demander à vous faire prêter le matériel de snorkeling pour l’après-midi!
Découvrir un projet de restauration d’écosystème marin au biorock. Sur la plage, armé d’un masque et d’un tuba, allez rencontrer poissons et coraux en nurserie qui se développent grâce à du courant électrique (pas dangereux). Dubitatifs au départ, nous avons été agréablement surpris.
Se faire chouchouter au Spa de l’hôtel Tirta Sari : personnel compétent, Spa calme (comparé à ceux qui donnent sur la rue) et ambiance romantique. 100 000 Rp pour une heure de massage balinais avec musique balinaise et le petit thé à la fin.

Où dormir ?

– La Putu Guesthouse (3 minutes de la plage) pour 200 000 Rp par nuit offre un joli cadre, une petite piscine et surtout, surtout, un couple de propriétaire plus qu’adorable !
Tri Jaya (D&D Dive Centre sur booking), pour 100 000 Rp la nuit, à 10 minutes de la plage à pieds, c’est un rapport-qualité prix imbattable. Le personnel est très serviable et souriant, les chambres très propres et pour la douche, vous aurez l’impression d’être sous une cascade. Le restaurant est cependant un peu trop près de la route.

Où manger ?

– Amertha Bali Villas face à la mer : pour un repas de St Valentin, ou une petite folie, c’est l’endroit idéal ! Excellente cuisine, service de qualité et les pieds dans le sable ! (Compter 70 000 Rp le plat)
– Warung Setia sur la rue principale : copieux, excellent, varié (quelques plats européens si vous avez besoin de changement) et tarifs très corrects (20 000 à 40 000 Rp). N’hésitez-pas !

Notre article sur “Pémuteran” ici.

Deux balades à ne pas manquer à Munduk

Munduk est propice aux balades. Nichée au sommet d’une crête qui redescend vers la mer, entourée de forêts tropicales et rizières, c’est une destination de choix.

Nous avons naturellement traîné nos semelles sur deux circuits :

  • le classique de Munduk (les trois cascades) avec des variantes hors
  • sentiers battus,et le “à la carte” perdu dans un coin de paradis dans les rizières.

Les trois cascades

Durée : 2h30 en boucle en prenant son temps
Dénivelé : moins de 200m, une bonne volée de marches
Difficulté : Rando facile
Période : Commencer le matin pour éviter les grosses chaleurs, et profiter des vues ensoleillées avant l’arrivée des nuages

On chausse les baskets de randos, direction la randonnée des 3 cascades. Les hôtels du coin donnent une carte dessinée à la main, le mieux étant encore d’avoir Maps.Me ou Viewranger avec la carte du coin chargée dessus (Nico en parle ici). Le mieux est de faire la boucle en sens horaire, elle commence juste à côté du Taman Ayu Homestay (d’ailleurs le restau est top, la dame charmante et les plats simples, excellents et bons marchés) par un petit chemin bétonné pour motos.

Un guide pas comme les autres

Sur le chemin, nous faisons la rencontre d’une petite chienne pas bien épaisse et très amicale qui semble vouloir nous montrer le chemin. On l’adopte pour la balade, avec ses petits yeux marrons luisants, elle nous fait craquer. Nous avions lu que dans la région il y avait de nombreux chiens errants qui effraient les touristes. Nous avons notre ange gardien avec nous !

Ange gardien

1ère cascade – Laangan Melanting

Nous traversons les petits sentiers sous les bois. Pas vraiment possible de se perdre, le chemin passe le long des petites maisons en béton, bois et tôle où on nous propose quelque fois un thé ou un café contre quelques billets. Ce sera pour une prochaine fois !

Nous sommes surpris de voir l’intérêt des locaux pour agrémenter les bords de chemin avec des plantes colorées locales. C’est certes simple, mais joli et attentionné. Plantes d’intérieurs en Europe, ici elles poussent et se repoussent tellement le climat leur plaît. Feuilles vertes foncées, grises, roses, rouges, bleues, et parfois tout en même temps.

Belle plante colorée

Le chemin de béton s’arrête, et nous traversons la rivière pour gravir une pente qui nous fait éliminer le petit déjeuner vite fait (ou du moins évaporer le thé). Au croisement, nous prenons à gauche pour redescendre les marches toujours bordées de belles plantes jusqu’à la première guérite pour payer l’entrée de la cascade (un concept qu’on ne connaissait pas). Notre ange gardien fait fuir les chiens qui aboient dans les maisons alentours, merci la miss !

Emi grimpe

Nous poursuivons la descente vers la chute d’eau, qui déjà à plusieurs dizaines de mètres de distance nous plonge dans la brume. Des arbres cultivés (café, durians, jackfruits) et belles araignées (même un serpent) agrémentent la balade.

Araignée

Soudain la voilà, elle en impose, mais difficile de s’approcher de trop près. On déplore quelques morceaux de plastique de ci-et-là. Il est temps de remonter toutes les marches deux par deux et continuer notre chemin.

Laangan Melanting

2ème cascade – Labuhan Kebo

Notre deuxième arrêt est plus caché et il reste notre préféré ! Après une descente à travers la jungle, nous sommes entourés de plantes aux couleurs variées : jaunes, rose, rouge, violettes… un jardin tropical dans la forêt, arrosé par une haute et puissante chute d’eau. Magique ! (et gratuit !)

Labuhan Kebo

Pause déjeuner à flanc de montagne face aux plantations de café

Le sentier continue à travers les plantations de café, vanille, haricots, gingembre… tous les jardins des petites huttes en bambous sont directement dans la jungle. A l’intérieur des zones sauvages, se trouvent des lopins de terre cultivés. Grâce à notre guide fidèle, les aboiements des chiens alentours ne sont qu’avertissement. Notre compagnon de route passe sereinement devant ses congénères inquiets que l’on puisse pénétrer chez eux. La tête haute et l’air heureuse, elle montre que nous ne sommes pas une menace. Un soulagement pour Emi, car ces grosses bêtes, on ne sais pas trop à quoi s’attendre !

La pluie fait son apparition au moment où nous passons à côté d’un petit Warung rural (le Sareswati). Alors on s’arrête pour laisser passer la pluie et remplir nos estomacs de nasi (riz) et mie (nouilles) goreng (sauté), les spécialités indonésiennes. Nous apprécions vraiment ces moments de totale quiétude où seuls le chant des oiseaux et les sonorités de la jungle viennent ponctuer le spectacle de la forêt tropicale, sous la pluie de fin de saison. Un instant de grâce.

3ème cascade – Red Coral

La troisième et dernière cascade de la balade est la plus connue et la plus touristique. Encore ici, un petit guichet où Emi obtient sans mots dire (ça devait être le sourire) l’entrée pour deux au prix d’une. Malheureusement les très fortes pluies ont quelque peu ravagé les infrastructures du lieu, qui flottent à présent sur les rebords de la rivière. La cascade est quand à elle, absolument grandiose. Peut-être moins délicate que sa précédente sœurette, mais bien plus tumultueuse et vibrante. S’en approcher et se sentir souffler par la force du flot d’air expulsé par l’eau qui prend sa place, c’est un régal ! Nous en sortons bien mouillés mais réjouis.

Red Coral

Retour dérobé par les jardins en terrasse

La majorité des visiteurs remontent à la route pour ensuite descendre vers le village de Munduk. Grâce aux cartes du coin, nous en décidons autrement, et franchement, nous ne sommes pas déçus !

Les feuilles sont bien grosses

Quelle belle surprise de terminer la randonnée par une balade suspendue le long d’un canal, puis l’arrière des jardins des villageois ! Des fleurs et potagers partout à flanc de colline et une rizière qui donne directement sur la mer !

Jolies plantes roses et vertes

Pour trouver le chemin, il suffit de redescendre au canal, le suivre, et ensuite à chaque fois que le chemin retrouve la route principal, prendre à droite. On finit à travers la prestigieuse installation hôtelière de Puri Lumbung Cottages, où chaque plante à sa petite étiquette. Exposition des espèces locales à ciel ouvert.

Superbes lumières sur les rizières

Durée : 30min aller, 1h30 aller-retour
Dénivelé : moins de 100m, quelques pentes un peu raides
Difficulté : Rando facile, sandales de marche ok
Période : Profiter des lumières rasantes et colorées du petit matin ou de la fin de journée

Nuages ? nous tentons notre chance

C’est l’après-midi et le temps a vite changé. Le grand soleil du matin a laissé place à une chape de nuages qui descend, descend, et se colle à la végétation. Va-t-il pleuvoir ? notre hôte nous dit peut-être un petit peu seulement.

Nous tentons notre chance dans les rizières alors ! Depuis la route principale qui traverse le village, nous passons sous la grande arche direction Sud. Trois cents mètres plus loin, nous tournons à droite pour emprunter la route bétonnée abrupte (c’est fléché Puri Sunny) qui s’enfonce vers la vallée et quittons Munduk. Nombreux sont les chiens qui aboient sur notre passage et nous n’avons pas notre chienne noire protectrice. Quelques regards apaisants et tout se passe bien.

Ah ben voilà, il pleuviote, et les rizières nouvellement plantées ont des petites gerbes vertes et des petites gerbes d’eau maintenant. Heureusement ça ne dure pas, et lorsque nous atteignons le “camping dans les rizières de l’hôtel” (dont nous avons testé la piscine la veille), le soleil bas tente de percer les nuages de l’horizon.

Paysage coloré et harmonieux

Et nos efforts sont récompensés ! la chance tourne et nous avons droit à un paysage magique de rizières colorées par le beau soleil jaune de fin de journée.
Ma-gni-fique. Les scooters surmontés de fermiers ou d’enfants de fermiers (vraiment ? on peut faire du scoot’ à 8 ans ?) nous dépassent avec dextérité sur le petit chemin bétonné qui remonte les étages de rizières.

Nous sommes agréablement surpris : ici aussi les Balinais agrémentent les abords des chemins de plantes aux feuilles colorées. Plantes d’intérieures chez nous en France, elles sont ici bien grandes et prospères.
En cette fin de journée, des fermiers jouent avec les trappes pour modifier l’irrigation des champs. Des petites cascades se tarissent et d’autres naissent. Parfois, un canal sert de chasse d’eau à de petites étables avec deux vaches, et vide le réservoir d’engrais naturel pour fertiliser les étages en aval.

Emi dans les rizières

Nous restons un moment pour nous imprégner de l’ambiance sereine et harmonieuse du paysage. Le travail de l’homme et la nature semblent avoir trouvé leur équilibre.
Les rizières vertes dorées se détachent en bas des monts verts foncés qui ont encore la tête dans les nuages. Au loin le soleil va bientôt se coucher et nous rebroussons alors chemin.

Nico dans les rizières

En partant, nous sommes heureux de voir que la piscine de la veille, emplie d’eau naturelle non traitée au chlore est maintenant vidée et nettoyée ! Bel exemple d’utilisation des ressources naturelles, sans intrant chimique ni gâchis. Toute l’eau est partie dans les étages de rizières en-dessous 🙂

Conseils aux voyageurs – Bike trip sur la côte Est

Pour ceux qui on le temps, l’énergie et l’envie de vivre une expérience hors du commun, je ne peux que recommander de faire Taitung – Hualien en vélo!

Mes conseils étapes par étapes :

1. Préparez votre itinéraire à l’aide des cartes fournies dans les auberges ou office de tourisme. Lors de cette préparation, si vous êtes déjà un cycliste, comptez trois jours. Si, comme moi, monter sur un vélo remonte presque aux 4 roues…ajoutez une journée ! J’ai constaté que la première journée au niveau physique était la plus dure, évitez donc comme je l’ai fais de prévoir 60 km d’entrée de jeu…

2. Faites envoyer votre backpack par 7eleven dans l’auberge que vous avez choisi à Hualien (après avoir demandé le contact et l’adresse de celle ci). Mon hôtel était d’accord pour me garder les bagages 5 jours sans frais. L’envoi m’a coûte 180 dollars soit 4 euros.

3. Louez un vélo à la compagnie Giant en face de la gare de Taitung. Attention, c’est la partie délicate : demandez la veille à un local (votre hôte par exemple) d’appeler pour vous en chinois pour réserver votre vélo, en précisant que vous le rendrez à Hualien.
Un forfait 3 jours reviens à 1200 dollars, la journée supplémentaire vous coûtera 200 dollars. Il vous faudra payer 100 dollars supplémentaire si vous prenez un casque, 250 dollars si vous voulez acheter une selle (pour les filles, je dirais que c’est vraiment recommandé, car les selles sont plutôt pour les hommes), enfin une chambre à air de secours vous coûtera 200 dollars.

4. N’emmenez que le strict nécessaire : change, pluie, brosse à dent, pharmacie. Si vous voulez camper, prenez la tente. C’est très facile de trouver des spots : demandez simplement au poste de police, ils ont des terrains prévus pour cela. Si vous vous la jouez 100% aventure…vous vous ferez sans doutes héberger par une église, un poste de police, le parc municipal…comme je l’ai fait 😉 l’avantage : vous rencontrerez du monde…mais il faut être prêt à dormir n’importe où ! Les sacoches sont fournies.

A voir sur la route :

  • Le “circuit” Taitung Luye – luye Taitung par la voie 197 est très beau. Faites le si vous en avez le temps (et l’énergie car c’est très en pente et escarpé…voire dangereux sur certains passages!) Assurez vous avant que la route 197 n’est pas fermée par les éboulements.
  • La route 11 est parfaite ! Toujours une voie vélo, des postes de police…
  • Doulan…c’est juste une rue. Mangez-y un bout sur la route éventuellement.
  • Des plages magnifiques tout le long…n’hésitez pas à poser vos vélos pour un bain de mer ! (Attention aux courants)
  • Entre baxian cave et fengbin : ne ratez pas la vue sur les rizières à couper le souffle (s’il vous en reste en pédalant)
  • Shitiping et ses environs vaut bien le coup d’oeil. C’est très coloré et pitorresque.
    Vers Henan tempo : arrêtez vous au temple! Pour la beauté du site et son accueil chaleureux !

Mes derniers conseils :

  • La dernière partie : entre Xinshe et Yunshanshui est très difficile. Ce n’est que de la montée, descente…un gros dénivelé (quelque soit le sens que vous choisissez). Prenez donc votre temps…et attention à la sécurité dans le tunnel près de Shuilian (lumière et voie vélo obligatoire car des camions passent souvent)
  • Emmenez une batterie de téléphone en secours (not. pour google traduction car peu d’anglais parlé); anti moustique et crème solaire de rigueur
  • Hors weekend, ne réservez pas à l’avance vos hébergements (à moins de vouloir une chambre d’hôtel).


Ps : Merci à Michel mon travel mate pour cette petite prise de vue 😉

Bonne route 🙂

Conseil aux voyageurs – Taipei

restaurant taipei

 

A voir/a faire

– Les nights markets
Raohe : traditionnel, à côté d’un beau temple. Que des locaux.
Shilin : plus moderne, avec quelques touristes. Le plus grand night market de taipei.
– Prendre un verre avec vue sur la ville dans l’un des bars depuis le national park.

Avec ou sans la pluie :

– Temple de Longshan : un petit moment de sérénité en pleine ville. J’ai particulièrement aimé l’entrée avec sa belle cascade sur la droite.
Je vous invite à lire l’histoire de ce temple initialement construit en 1738, détruit et reconstruit à plusieurs reprises suite aux tremblements de terre, typhons et bombardements de la ème guerre mondiale.
Ensuite, engouffrez vous dans le marché à droite du temple appelée “rue des herbes”…vous y trouverez des soupes et des jus d’aloe vera à tomber par terre !
– Le mémorial Chang Kai chek : rien d’extraordinaire dans cette grande salle avec une statue de Chang Kai Chek assis. Cependant si vous restez assez longtemps, vous pourrez voir la relève de la garde.  N’oubliez pas de faire un tour dans le petit musée au rez de chaussé pour la partie historique. C’est une visite intéressante.
– Huashan 1914 creative park : un espace sympa pour chiller, prendre un café, regarder les créations, s’abriter de la pluie. C’est une ancienne usine de fabrication de vin réaménagée.
Pour les danseurs ou les curieux, pratique de swing en extérieur sur la patio.


– National palace museum : entrée à 250 dollars (150 avec la carte étudiant international), un audio guide en anglais bien fait vous coûtera 100 dollars (existe aussi en anglais mais moins fourni). Si vous n’êtes pas familier de l’art asiatique deux heures maximum devraient suffirent pour faire le tour des salles, apprécier la beauté des objets rares présentés, sans pour autant en faire une thèse. Pour les passionnés d’histoire, c’est la caverne d’alibaba (et vous y passerez la demi journée). Il pleuvait fort pour moi ce jour là c’était donc parfait. Le wifi est disponible dans le musée si vous n’avez pas la data illimité. Si en sortant vous avez un creux, une cafétéria se trouve au rez de chaussé (je ne l’ai pas testé), à côté des lockers à bagages.

Pour une balade agréable :

– Le jardin botanique : Vous pourrez déambuler dans les allées pour profiter de diverses ambiances. C’est parfait pour un pique nique, au soleil ou sous les pagodes, près de l’eau. Un havre de tranquillité en plein coeur de la ville. S’il fait beau, allez y à vélo avant de faire un tour sur riverside ! (Borne vélo pas loin).

– Yangminshan National Park : Accessible en bus depuis la main station ou Beitou (si vous choisissez Beitou cherchez le bus rouge n*5 à la sortie 1 du MRT). Il y a plusieurs point d’informations (essayer d’aller directement à l’un d’eux pour prendre une carte des environs et commencer votre balade ou randonnée). Il pleuvait donc j’ai choisi une balade courte : flower clock. Même si l’arrivée est un peu décevante, le trajet vaut le coup pour le jardin en fleur. J’imaginai quelque chose de plus “naturel” et moins “parc touristique”, mais certainement que les randos plus longues vous offrirons ce genre d’expériences.


– Tamsui : Allez y en début d’après midi voir fin de matinée pour avoir vraiment le temps de vous y balader. Vous pouvez le faire à pied ou à vélo. La vue est très jolie et l’ambiance agréable ! Arrêtez vous de spot en spot pour une photo, un café, une glace ou autre… vous pourrez éviter la rue avec les touristes en prenant les rues parallèles. Faites un détour par l’université dont le parc vaut une pause méditative ! Bref, prenez votre temps, cela fait du bien si vous avez plusieurs jours à Taipei pour couper de la vie trépidante de la ville.
– Riverside à vélo : C’est le meilleur moyen pour passer une après midi agréable ! Prenez un vélo aux bornes (commencez aux alentours du MRT Wanhua), vous pourrez pousser jusqu’à Tamsui si vous êtes en forme…la piste est parfaite (prévoyez de l’eau car pas de shop sur la route à moins de sortir de la piste). Quand vous êtes fatigués, poser votre vélo sur une borne et rentrez en MRT après mangé un petit snack pour reprendre des forces.
– Taipei 101 : Je n’ai pas fait même si certains le recommande. A vous de voir, c’est surtout une vue sur la ville mais aller en haut vous reviendra à 12 euros environ.
– Zoo de Taipei : Je n’y suis pas allée mais une voyageuse rencontrée à l’auberge de jeunesse m’a dit que les animaux ne semblaient pas avoir assez de place. A vous de voir.

Mon dernier conseil :

Essayer de ne rien visiter les week end car il y a beaucoup de touristes et c’est plus cher. Préférez les jours de semaines, que ce soit pour les attractions, musées, hébergements en ville… à moins que vous cherchiez le bain de foule et la photo partagée avec un car de touristes venue de Pékin 😉