Nos coups de cœur à Bali

Après deux semaines à voyager à Bali, nous vous partageons toutes ces belles choses vues, vécues, mangées et les endroits où nous avons posé notre sac et que l’on vous recommande chaudement !

A noter que les tarifs des chambres ont été trouvés sur Booking.com, Agoda (le moins cher même avec les charges) ou Hotel.com en saison basse.

Bali, entre 8 et 15 jours (selon votre rythme)

On peut toujours en “faire” beaucoup plus, mais ce n’est pas notre conception du voyage. S’imprégner d’un lieu prend quelques jours et c’est en revenant aux endroits que des expériences se créent, que des contacts se tissent. Alors, nous conseillons de prendre son temps pour apprécier la saveur de Bali.

UBUD, la capitale culturelle (entre 1 et 3 jours)

Lotus du temple Saraswati

A ne pas manquer

– Faire une pause contemplative devant le Temple Saraswati. Il doit son prestige à son jardin aquatique de lotus. Passez-y en journée et de nuit pour voir différentes ambiances. Le mercredi soir, il y a un spectacle de danse d’une association de femmes (vers 19h pour 80 000 Rp).
Se perdre dans les rizières à 200 mètres du centre ville. La prisée Campuhane Ridge Walk dévoile de beaux panoramas sur la jungle environnante (2h aller-retour). Notre préférée (1h) : chercher le Sabat Juwuk Manis Trail sur Maps.Me, un chemin dérobé qui ne paie pas de mine les 300 premiers mètres, mais soyez patients !
– Se faire des amis dans la jungle de la Monkey Forest : plus que vendu par tous les blogs, le lonely etc… cela reste une expérience intéressante. Comptez 50 000 Rp par personne.
Relâcher les tensions au Samosana Spa : un massage du dos et tête d’une demi heure pour 40 000 Rp. Massage balinais d’une heure pour 70 000 Rp. Très bon rapport qualité prix et une vraie ambiance de relaxation.

Où dormir ?

Uma Sari Cottage : A 10 minutes à pieds de la Monkey Forest, un endroit plutôt calme (sans trop de mobylettes). Chambres très propres, jolie piscine, petits déjeuner au soleil et un personnel adorable. Une bonne option pour un budget confortable et profiter des délices de la capitale culturelle sans la folie de l’hyper centre (300 000 Rp la nuit)

Où manger ?

– Warung Tulasi Vegetarian : Dans la rue principale près de la Monkey Forest, c’est devenu notre petite cantine. Plats entre 20 000 et 40 000 Rp. Grand choix pour végétariens, et de très bonne qualité gustative. Ouvert toute la journée, personnel charmant.
– Warung Sopa : pour une alternative végétarienne à bon prix, on vous recommande le Nasi Campur à la carte et les infusions !
– Bebek Bengil : Si vous cherchez un restaurant pour célébrer un anniversaire, une fête ou que vous avez trop d’argent dans votre porte-monnaie :), dans une ambiance de rizières et de fontaines, vous dépenserez vos Roupies sans le regretter. La spécialité c’est le canard (bebek). Pour un plat à partager (et à commander à l’avance) comptez 300 000 Rp pour deux. Promis, vous ne le regretterez pas. Astuce : passez la veille pour commander votre plat et la meilleure table du restaurant, la n°3 (une pagode privée qui donne sur la rizière).

Notre article sur “Un week-end à Ubud” ici.

Autour de UBUD (en 1 journée depuis Ubud à mobilette)

Lotus du temple Saraswati

Faire une boucle partant vers Goa Gajha, Bedulu, Tampak Siring, et retour dans la campagne et les rizières de Tagallalang.

A ne pas manquer

Sortir un peu des sentiers battus à Yeh Pulu, un tout petit temple oublié. Cette ruine vaut pourtant un détour agréable. Le must ? Emmenez un pique-nique (riz dans une feuille de bananier par exemple) et partez faire votre pause déjeuner dans les rizières en terrasse sous une cahutte en bois. Pas besoin de louer les services des “guides” à l’entrée. Les rizières ne sont pas grandes, et on y accède par le fond du temple, tout de suite à gauche.
Prendre un bain de spiritualité au temple Tirta Empul de Tampak Siring : un grand classique mais très chouette. Si vous arrivez en mobylette, regardez sur Maps.Me pour l’entrée secrète gratuite ! (“sneaky entrance”, penser à amener votre propre sarong pour pouvoir vous baigner). Ici, des touristes certes, mais surtout beaucoup de locaux qui viennent prendre le bain sacré pour purifier leur corps, leur esprit et leur âme.
S’imprégner d’histoire tel un archéologue amateur au Temple de l’eau de Tirta Gangga. Ce petit bijou caché entre les terrases de rizières vaut bien une longue visite! Gardez un peu de temps pour explorer les champs verts (le chemin qui part à droit au milieu des escaliers).
Arpenter à moto la campagne et les villages d’artisans entre Tampak Siring, Kedisan, Pakudui. Ça monte, ça descend, et pas un seul autre touriste à l’horizon.

Notre article sur “Autour d’Ubud en scooter” ici.

LEMBONGAN, le paradis des raies mantas (2 à 3 jours)

Coral Bay

A ne pas manquer

Sillonner l’île à vélo (pour 30 000 Rp maximum/jour) ou en scooter (50 000 Rp) : entre mangrove, plages (plus ou moins secrètes) et vues à couper le souffle sur les volcans balinais, du lever du jour au coucher du soleil, vous apprécierez la ballade !
Nager avec des raies mantas et voir les coraux champignons de Crystal Bay (tour de palme-masque-tuba – 3 plongées – pour 150 000 Rp). C’est une expérience unique que de se trouver face à ces gueules géantes qui s’approche de vous, paisibles et aériennes. Elles dansent autour de vous ! Bémol : beaucoup de plastique, ça vous fend le cœur…
Admirer le coucher de soleil sur la mer et les volcans sur la plage de Surf Breaks.

Où manger ?

– Nyomans’s Warung : prendre sans hésiter les plats de poisson grillés ! Un délice pour 70 000 Rp !

Notre article sur “Lembongan” ici.

LE CENTRE DE L’ILE, rizières à perte de vue (1 à 2 jours)

Les rizières de Jatiluwih

Trajet entre Ubud et Munduk.

A ne pas manquer

S’extasier devant des terrasses de riz à perte de vue de Jatiluwih (classés au patrimoine mondial de l’UNESCO). L’entrée n’est pas donnée (40 000 Rp chacun), il faut y passer un moment car on ne regrette pas d’y être (même sous des trombes d’eau, cascades garanties) ! Vous pouvez opter pour les petites balades faciles de 30 minutes à 2h. Un régal ! A noter : dormir à Jatiluwih est une option, si on avait su, nous l’aurions fait !
Être surpris par le temple dans l’eau de Bedugul (là encore, le prix d’entrée vous calme un peu pour le temps de visite) mais voir ce temple au milieu de l’eau est une chouette façon d’occuper une heure. De plus, il est principalement visité par des touristes indonésiens.
– Sur le chemin, admirez le point de vue des deux lacs !

Notre article sur “Le centre de l’île” ici.

MUNDUK, village authentique des montagnes (2 à 3 jours)

 

Couché du soleil sur les rizières

A ne pas manquer

Randonner autour des cascades. La plus connue est la ballade des 3 cascades. Pas besoin de guide, juste d’une petite carte ou Maps.Me. Si ce n’est pas transcendant, les vues sur la vallée valent le coup, et les trois cascades ont leur caractère. Notre partie préférée : au lieu de revenir par la route, restez sur le sentier qui ferme la bouche (longer le canal, puis suivre les petits chemins locaux avant de traverser le complexe hôtelier Puri Lumbung), vous traverserez de magnifiques résidences avec des vues imprenables !
S’évader au soleil couchant dans la vallée de rizières, face à la mer. Rejoignez le Puri Sunny Cottage (sur Maps.Me). De là, déambulez comme bon vous semble en remontant le chemin. Rizières, locaux qui travaillent dans les champs avec leurs chapeau de bambous, buffles dormant sur le côté… et un coucher de soleil depuis les terrasses. Un beau moment de poésie.

Où dormir ?

– Pour les budget moyens à confortables (300 000 Rp la nuit pour 2), le Puri Sunny Hotel est un bon choix. Bungalow bien équipé, personnel adorable. Demandez votre petit déjeuner sur le balcon, c’est face à la montagne et aux rizières… En un coup de scooter, le staff vous emmène à la piscine à l’eau de source du cottage du même nom, en plein milieu des terraces de riz face à la mer. Que demander de plus ?
– Pour les budgets plus serrés, nous conseillons One Homestay and Warung (150 000 Rp la nuit pour 2), simple, propre, petite balcon avec vue dans une rue moins passante. De plus, le gérant est adorable, accueillant et plein de conseils désintéressés !

Où manger ?

– Warung Classic : excellent plats entre 30 000 et 50 000 Rp (végétariens bienvenus). Laissez-vous tenter par le dessert Dadar, une crêpe verte fourrée à la coco. En bonus, le restaurant offre une vue superbe.
– Taman Ayu : notre cantine à Munduk, bonne qualité gustative pour petits budgets (de 20 000 à 35 000 Rp/plat). Le personnel est d’une gentillesse infinie.

Notre article sur “Munduk” ici.

PEMUTERAN, relaxation et fonds marins (1 à 2 jours)

Némo dans sa maison

A ne pas manquer

Etre comme un poisson dans l’eau à Pulau Menjengan. en snorkelling ou en plongée selon votre envie ou votre budget, de toutes façons vous passerez un moment magique. Si vous partez avec un club de plongée, sur un bateau de pêche depuis le port, comptez environ 650 000 Rp par personnes; mais, en basse saison et avec des yeux de petits chats, vous pourrez vous en sortir pour 450 000 Rp par personne. Sinon, allez directement réserver à Putu Guesthouse, là où nous avons eu ce deal. Vous pouvez même demander à vous faire prêter le matériel de snorkeling pour l’après-midi!
Découvrir un projet de restauration d’écosystème marin au biorock. Sur la plage, armé d’un masque et d’un tuba, allez rencontrer poissons et coraux en nurserie qui se développent grâce à du courant électrique (pas dangereux). Dubitatifs au départ, nous avons été agréablement surpris.
Se faire chouchouter au Spa de l’hôtel Tirta Sari : personnel compétent, Spa calme (comparé à ceux qui donnent sur la rue) et ambiance romantique. 100 000 Rp pour une heure de massage balinais avec musique balinaise et le petit thé à la fin.

Où dormir ?

– La Putu Guesthouse (3 minutes de la plage) pour 200 000 Rp par nuit offre un joli cadre, une petite piscine et surtout, surtout, un couple de propriétaire plus qu’adorable !
Tri Jaya (D&D Dive Centre sur booking), pour 100 000 Rp la nuit, à 10 minutes de la plage à pieds, c’est un rapport-qualité prix imbattable. Le personnel est très serviable et souriant, les chambres très propres et pour la douche, vous aurez l’impression d’être sous une cascade. Le restaurant est cependant un peu trop près de la route.

Où manger ?

– Amertha Bali Villas face à la mer : pour un repas de St Valentin, ou une petite folie, c’est l’endroit idéal ! Excellente cuisine, service de qualité et les pieds dans le sable ! (Compter 70 000 Rp le plat)
– Warung Setia sur la rue principale : copieux, excellent, varié (quelques plats européens si vous avez besoin de changement) et tarifs très corrects (20 000 à 40 000 Rp). N’hésitez-pas !

Notre article sur “Pémuteran” ici.

De Ubud à Munduk par les rizières

Après une petite marche arrière pour les vacances à Lembongan, il est temps de reprendre la route de la France… C’est plein Nord que nous nous dirigeons, vers Munduk. Et tant qu’à faire du chemin, autant profiter des expériences intéressantes sur son parcours.

Comme nous avions déjà pu le constater, les transports en commun ne sont pas le fort de l’île. Ils sont même en voie de disparition. C’est donc avec un chauffeur de taxi (négocié la veille pour cinq cent cinquante milles roupies, soit à peine plus de trente euros) que nous quittons Ubud après un dernier petit déj au soleil face à la piscine. Pancakes à la banane et miel, accompagnés de la douce mélodie saturée des dessins animés crachés par le téléphone portable du couple d’à côté pour contenter leur petite fille blonde.
Contraste paradis-enfer surprenant !

Roja, notre chauffeur

Notre chauffeur s’appelle Roja, et nous tentons de deviner son âge… Tâche toujours ardue entre ethnies différentes. Cinquante quatre ans ! On aurait dit dix de moins. Pas un cheveu blanc pourtant. Ancien ingénieur qui n’a pas pu exercer en tant que tel (apparemment la corruption était si importante que sans relation ou même parfois payer, impossible de dégoter un boulot qualifié), il a vécu longtemps comme sculpteur sur bois. Père de deux enfants de vingt-et-un et vint-cinq ans et même déjà grand-père, il est maintenant chauffeur de taxi.

Temple royal de Mengwi

Au volant de sa voiture louée pour la journée, Roja nous emmène vers Mengwi, ancienne capitale royale de l’île.

A Mengwi, nous nous arrêtons pour admirer le Pura Taman Ayun. Datant du 17e siècle, il est construit en trois parties (mandalas). Deux grands patios de jardins, fontaines et petits temples, et la zone la plus haute (Utama Mandala) abritant les pagodes principales.

Pagodes de Mengwi

Les pagodes coiffées de leurs toitures superposées (au nombre impair toujours) jouent les Daltons, avec en bas un petit hôtel carré peint de rouge et d’or.
Les trois parties du temple sont entourées de grands canaux d’eau, sortes de douves, magnifiant l’endroit.

Nous prenons notre temps pour sillonner les petits chemins des jardins (parfois sacrément glissants, la saison des pluies a mené la vie dure aux sentiers en béton), observer les ornementations des portes, les petites fleurs aux oreilles des statues, et appentis logistiques situés en retrait des monuments principaux. Cuisines, chambres, et autres pièces dans les abords du temple servaient de résidence à la famille royale de Mengwi. C’est encore les descendants de la famille qui maintiennent le temple aujourd’hui.

Mention spéciale pour la reconstitution d’un Barong en costume de danse traditionnelle, entièrement décoré de graines peintes : maïs, riz, haricots et cacahuètes.

Barong en céréales

Plantations bio de café, cacao et épices

La région de Peruan est connue pour ses plantations de café balinais et notamment son “Luwak coffee”, ou “café de mangoustes”.

Alors que nous croisons des parkings remplis de gros bus déversant leurs flots de touristes, nous avons peur. Heureusement notre chauffeur connaît un endroit plus tranquille et familial.

Nous sommes les seuls à déambuler dans la plantation de caféiers arabica, cacaotiers, et autres herbes médicinales et aromatiques : gingembre, curcuma, mangoustans (petits fruits ressemblants à des litchis), vanille, noix de cocos, canelle, citronelle, clou de girofle, etc.

La spécialité de l’île, c’est le café de mangoustes. Quatre mangoustes mangent un mélange de grains de café et de riz. Les grains fermentent dans leur petit bidou et lorsqu’ils en ressortent, sont lavés, grillés à nouveau avant d’être utilisés pour la préparation du café.

Préparation du café

Séance dégustation superbement préparée, avec un joli service en verre empli de liquides colorés. Café à la vanille, café à la coco, infusion de gingembre, de curcuma, de citronnelle. Et à chaque fois nous avons droit à l’explication des vertus thérapeutiques des boissons. Pour courronner le tout ? c’est une plantation bio !

Dégustation des nectars locaux

Evidemment ce petit tour gratuit accompagné de sa dégustation fini par un passage obligé à la boutique, où des perroquets en cage dressés ont appris à dire “Kembali” (“de rien”).

Les magnifiques rizières en terrasses de Jatiluwih

Les nuages épais se coincent sur les pentes des montagnes environnantes et la pluie commence à tomber, torrentielle. Notre prochaine étape est un site classé au patrimoine de l’Unesco : les rizières en terrasse de Jatiluwih. “Jaton-Luwih”, “Amulette-Bien”. Au détour d’un virage, nous tombons sur le panorama : des rizières à perte de vue, étagées, sculptant chaque bout de terre pour y cultiver la céréale prisée locale.

Arrêt rapide dans un warung (Teras Subak) pour y manger du riz sauté et des nouilles sautées (Nasi Goreng, et Mie Goreng) et attendre que la pluie s’arrête. Le thé chaud au gingembre et citron vert est parfait pour l’occasion !

Cape de pluie sur le dos (et altitude de mille mètres oblige : petite polaire, ça faisait longtemps 🙂 ) nous partons à la découverte des rizières sur un des quatre chemins balisés qui sillonnent les trente kilomètres carrés. Du vert vif, encore du vert vif, toujours du vert vif, malgré le ciel gris qui nous tombe sur la tête. Les terrasses sont bien tondues (patrimoine protégé oblige) et des petites cascades amènent l’eau d’étages en étages, amplifiées par le déluge.

Terrasses de Jatiluwih

Grâce à la fertilité importante des sols volcaniques, il y a trois récoltes de riz par an à Bali. Certains champs sont en cours de plantation tandis que d’autres sont déjà en graines. Parmi les terrasses, quelques petits abris permettent aux travailleurs aux chapeaux coniques de se reposer ou de se protéger des grosses pluies. D’autres servent de mini-étables pour les vaches et leurs veaux : bêtes de trait et surtout générateur de bouse fertilisante !

Quel plaisir cette balade, en sandales trempées sur les chemins transformés en ruisseaux.

Balade dans les terrasses

Temple de l’eau à Bedugul

Bedugul est une ville animée au bord du lac Bratan, coincée dans les hauteurs de l’île de Bali. Au marché et dans les échoppes voisines, tout le monde vend la même chose : des chips, snacks, savons, emballés dans du plastique, et disposés exactement pareil. Mais pourquoi ? tant de concurrence ? D’après notre chauffeur, c’est le karma, toujours lui, qui règne. Bon karma ? vous avez des clients. Mauvais karma ? tant pis pour vous. Pour en savoir plus sur ce fameux karma, c’est là.

La célébrité du coin c’est le temple Pura Ulun Danu Bratan. Temple Hindou Bouddhiste construit au 17e siècle et rénové de nombreuses fois depuis, il est le lieu de vénération de Dewi Danau, la déesse de l’eau. Cérémonies et pèlerinages ont cours ici pour assurer de l’eau pour les cultures. Pas de problème, les prières ont été entendues !

Temple dans l’eau Bratan

Le temple principal et bien connu a les pieds dans l’eau, littéralement. Il semble flotter sur le lac qui déborde. Même le pont qui le relie à la terre a été enlevé tellement il y a de l’eau 🙂

Porte sculptée de Pura Ulun Danu Bratan

La visite de ce temple a été surprenante à deux titres :

  • Un pèlerinage de jeunes musulmans de Sumatra et Java, dont les jeunes filles à la chevelure voilée voulaient se prendre en photo avec un Bule (à prononcer boulé). Boulet ? ah non, ouf. Bule, un touriste blanc.
  • Des figurines géantes en béton peint de couleurs vives : grenouilles, champignons, aigle, et même un bob l’éponge… Les pédalos en cygne et les jeux pour enfants démontrent que ce temple est aussi le Disneyland de l’île.

On ne va pas trop traîner par là

Plantes et fruits

Parfois notre chauffeur fait une halte au bord de la route, sort nous cueillir un fruit, une feuille, et nous en explique les vertues. Tellement chouette !

La palme revenant au petit fruit Jambubatu (ou Sotong) : “papa eat, mama happy”. Haha haha !
Les feuilles de l’arbre peuvent être lavées à l’eau claire, broyées et infusées dans de l’eau. Ça devient un remède contre la courante. Vu l’état de nos bidons respectifs en ce moment, on va tester.

Plante médicinale

Route vers Munduk

Nous finissons le périple sous la pluie et bientôt le brouillard. Nous quittons Bedugul et sa population davantage musulmane qu’hindoue à en croire les voiles des femmes et la Mosquée au toit bleu pétard. L’ambiance est déjà différente, et c’est chouette de voir la transition. Nous entamons la montée raide vers les montagnes.

Ça tournicote beaucoup, les scooters luttent péniblement pour grimper et slalomer entre les macaques qui baillent ou s’enlèvent les puces en plein milieu de la route.

Bientôt nous atteignons la crête du vieux volcan. Vue sur les deux lacs Danau Buyan et Tamblingan à gauche, tandis qu’au loin à droite c’est la mer.
Les restaurants ne s’y sont pas trompés, et jalonnent côte côte toute cette route panoramique.

Pour nous, c’est un passage rapide, d’autant plus que le brouillard s’installe et que la pluie menace. Pluie qui a d’ailleurs ravagé certaines portions de la route : des glissements de terrain ont par endroit emporté la moitié de la chaussée. Avec quelques tas de graviers ou frêles poteaux en bambous, notre pilote a intérêt à avoir l’œil vif pour éviter de finir dans le ravin. Heureusement nous arrivons sans encombres à Munduk.

Une équipe qui gagne avec Roja

Première nuit tranquille dans la montagne

Nous disons adieu à Roja, lui souhaitons bonne route de retour, et montons à notre hôtel “de luxe” : le Puri Sunny Hotel où Emi a encore dégotté une super affaire. En basse saison, 19€ la chambre en petit bungalow avec vue sur la montagne et les rizières. Cooool !

Nous tenons le crachoir au proprio fier de nous raconter ses aventures à Paris (et son adoration du Louvre). Avec ses bagues et sa montre en or, ses voyages répétés en Europe et son hôtel, il doit être bien riche. Aaaah il travaillait pour le gouvernement, tiens tiens. Quand on connaît la situation catastrophique de la corruption des précédents gouvernements, le lien est facile. Stop, pas de conclusion hâtive 🙂

Nous dégustons un excellent repas balinais dans le warung Taman Ayu d’en face, tenu par une gentille locale souriante, et nous partons dormir pour récupérer de cette longue et belle journée.

Pour tout lire sur Munduk : la vie à la montagne et les randos à ne pas manquer.