Du pays des kiwis à la moiteur de Bali

On the  road again

Ce matin, nous avons mis le réveil un peu tôt pour avoir le temps de terminer notre sac. Pas peu fiers de nous, à 10h45 nous voilà prêts ! Ce n’était pas une mince affaire que de passer d’un van à un sac à dos, cela nous aura pris du temps mais tout tient dans notre backpack de 50L et notre petit sac à dos de voyage. Ouf !

Après avoir donné les quelques victuailles qu’il nous restait aux nouveaux occupants du AirBnB où nous avons passé la semaine (chez des indiens très accueillants), nous prenons la route, à pied et sous la pluie, pour le bus de l’aéroport. A l’arrêt, nous réservons nos tickets sur smartphone (moins cher et cela nous évite de sortir du cash en dollars néo-zélandais dont nous n’aurions que faire en Indonésie).

L’aéroport d’Auckland

A midi et quart, l’aéroport international d’Auckland nous accueille. Loin de la folie de Charles de Gaulle, c’est un bâtiment à taille bien plus humaine où il n’est pas compliqué de trouver ses repères. Ni une, ni deux, nous emballons nos sacs à dos dans leur pochette de protection (essentiel si vous voulez garder un sac en bon état au long terme) et le posons sur le tapis roulant.


Oups… 16kg !! Au moins 4 kg de trop pour moi (nous avons le droit à 30, mais je parle en terme pratique, 12 kg me semble être le poids maximal que je doive transporter pour voyager sereinement). Nico lui, s’en tire avec 17,8 kg…beaucoup ) mon sens, mais lui dit que ce n’est pas si terrible.
Au moment de vérifier nos papiers, comme prévu, l’hôtesse nous demande notre billet retour, qu’on lui tend. Je croise les doigts (pourquoi ? ahah ! On vous prépare un petit quelque chose à ce sujet, patience patience.. en attendant, saches que nous avons “loué” notre billet de retour!). Bref, elle vérifie tout : la date, le numéro de vol…et hop ! ça passe. Ouf !

Direction, la sécurité…où je découvre que mon petit sac à dos, fait lui 5kg… poin poin poin poin… il va falloir virer 2, ce qui fait 6kg en tout à enlever, ça va être un peu compliqué !

Les couloirs de l’aéroport sont sans fin et nous avons bien fait de venir en avance. Côté immigration, pas trop de problème, je rentre mon passeport dans le scanner, je passe un portique, et hop, c’est règlé ! Trop facile !

Avec un peu de retard par rapport à l’heure prévue, dû à des conditions météorologiques complexes (je veux bien les croire…on ne voit rien du tout et il pleut des trombes), enfin, l’avion décolle.

Le trajet

Peu de places pour les jambes, un repas un peu chiche (et sincèrement mauvais), la compagnie Quantas, pourtant très bien notée, n’est pas la plus agréable que l’on ai connue… tant pis, on assume, nous avons fait le choix de l’itinéraire le plus “responsable” à savoir une ligne droite (AUckland-Sydney / Sydney-Denpassar) plutôt que les vols un peu moins chers des compagnies Thailanses qui nous obligeaient à passer par Bangkok, pour redescendre. Je n’en dis pas plus, on prépare quelqe chose sur ce sujet. L’aiguille de notre montre remonte de deux heures pour se caler sur l’heure de Sydney.

A Sydney, pas le temps de rêvasser, c’est avec un pas très préssé que nous rejoignons la porte 37 pour monter dans le second avion.

Le vol est plus long, mais le personnel plus sympathique et le repas plus goûtu…ah et nos écrans fonctionnent…ce qui permet quand même de faire passer le trajet plus rapidement. En bonus, 3 sièges pour deux, c’est le paradis.

Nous règlons à nouveau notre montre sur l’heure d’arrivée (Denpassar) soit 3 heures de moins… Notre cerveau commence à trouver cela bizarre.

Arrivée à Bali

A 21h, heure locale, nous voilà dans la moiteure de Bali. Dès que les portes du cockpit s’ouvrent, une humidité chaude allourdie nos vêtements. Nos paupières sont lourdes et notre corps accuse le coup : pour lui, il est 2h du matin.

A la douane, on opte pour le visa à 35 dollars (parce qu’il nous donne la possibilité de le renouveller 1 mois). En Indonésie, il y a torp à voir, et surtout, nous devons refaire le passeport de Nico (ce qui prend parfois plus d’un mois).
A l’immigration, on ne rigole pas, l’agent me regarde avec suspiscion “What are you doing in Indonésia?” “Euh, tourism” “Sure????” “Yyyyyes…” Pam pam pam, 2 coups de tampons et voilà mon passeport avec une belle vignette. Youhou !

On récupère notre sac en quelques minutes, on l’extrait de sa protection pour le remettre sur notre dos et finallement, on sort de l’aéroport.

On change d’ambiance

“Taxi”,”Taxi”,”Taxi”, “Cheap price for you”, “Special price for you”… finit le pays des chatons gentils de Nouvelle-Zélande, nous voilà dans la jungle de la négotiations typique des pays d’Asie.
Nous avions lu sur internet que le prix officiel pour un transfert aéroport-Ubud est de 300 000Rp. Une trentaine de chauffeurs nous interpellent en nous proposant des prix de 350 000 à 450 000 (parfois par personne!). Je rie gentiement, et explique que je sais que le prix officielle est 300 000Rp. Déçus, certains s’en vont en trainant les pieds;retrouvant espoir au touriste prochain qu’ils abordent à nouveau avec énergie pendant qu’une pluie diluvienne et assourdissante s’abat sur le toit. D’autres, plus patient, tente une entrée en négotiation. Nous pensions initialement partager un taxi avec un voyageur solitaire, mais il est tard et je nous dégote un chauffeur prêts à nous emmener pour 250 000 Rp, car il rentre chez lui, à Ubud. Va pour celui-là, il nous semble difficile d’obtenir un meilleur deal.

J’avais oublié ! Ici les lignes sur la route sont principalement des ornementations décoratives et le principe même de la double voie n’existe pas…chacun empruntant la voie qui lui permet de gagner quelques secondes, jusqu’à ce qu’une voiture en face arrive, à la même vitesse, et que l’un des deux se range sur le côté. Je m’agrippe au siège plusieurs fois ! Nous avons dû éviter 3 chiens, 15 scooters, 1 camions et un nombre incalculable de voiture sur la route. J’ai l’impression que nous avons consciemment (notre chauffeur en tous cas) grillé plusieurs feux rouge (des feux quoi?). Mon karma doit être au top ces jours-ci, tant mieux !

A 23h30, enfin, nous sortons de la voiture et sommes accueillis par deux réceptionnistes. Pas mécontents d’avoir opté, cette fois, pour un hôtel plutôt qu’une auberge, nous prenons place dans notre chambre calme. Je pose mon sac à dos, enfile mon pyjama, envoie un message à ma famille pour dire que nous sommes bien arrivés, m’affale de tout mon long sur le lit épais (et moite), et m’endors. Mon cerveau crie victoire, pour lui il est presque 5h du matin. La journée à été longue.

Demain, on vous raconter Ubud et la Monkey Forest !

 

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