Pourquoi j’ai commencé

Travel HapPiness Project 1
Pourquoi j’ai commencé un “HapPiness Project”

A la fin de mon séjour à Taïwan, en mai dernier j’ai acheté à la gare de Taipei un livre en anglais “The hapiness project”, de Gretchen Rubin. Ce livre est resté dans mon sac depuis lors. Il a séjourné deux semaines entre mon cahier de dessins et ma trousse en Australie, puis 8 mois en Nouvelle-Zélande, dans la soute du van. J’ai bien essayé d’en lire les premières pages, mais je n’étais pas réceptive.

Depuis quelques semaines, je sens me sens fatiguée. Voyager longtemps c’est être tout le temps sur le qui-vive, tout le temps en transit, en attente, en suspens. C’est dormir peu, manger moins équilibré et de manière irrégulière, et faire face à l’incertitude. Objectivement, il n’est donc pas surprenant d’être fatiguée. Je voudrais cependant être plus disponible pour mieux profiter de ces instants, qui sont rares dans les vies que nous menons aujourd’hui.
Aussi, je souhaite garder de l’énergie pour aller au bout des projets des Ptites Voix. Parfois, la logistique et les contraintes du quotidien, comme dans la vie normale finalement, prennent trop le dessus et le temps disponible à consacrer à mes projets réduit comme peau de chagrin.

Après quelques jours particulièrement éprouvants (beaucoup de trajets) nous sommes arrivés à Banjarmasin.  Autant dire que la ville ne nous a pas enchanté. J’ai craqué. Je n’avais qu’une envie, rentrer. J’étais écœuré de voir que l’Homme est capable de vivre près de la rivière et d’y jeter absolument toutes ses poubelles. J’ai été choquée de voir, que dans la même rivière, les enfants se baignent près du moteur des bateaux, que les uns s’y lavent pendant que les autres en boivent l’eau.  J’étais fatiguée aussi, car chercher les projets chouettes et les initiatives green, c’est aussi avoir pleinement conscience, tous les jours, que ces projets ne sont pas encore majoritaires et qu’il se passe en ce moment, des crimes contre l’environnement à faire pâlir un vampire. Je n’avais qu’une seule envie faire mon sac, prendre un billet d’avion et rentrer.


Deux jours plus tard, nous avons eu l’opportunité de réaliser une mission de conseil pour un acteur de l’éco-tourisme, tout en visitant un parc national. Nous avons passés 3 jours le long de la rivière, plutôt propre,  près des orang-outans, les proboscis et les oiseaux multicolores. Ces 3 jours de calme, entourée de nature préservée m’ont redonné confiance en le voyage. Ce projet d’éco-tourisme sur lequel j’ai travaillé avec l’entrepreneur social m’a rappelé pourquoi je me lève le matin et qu’il n’est pas vain d’aller au bout de ses rêves malgré les difficultés que cela peut impliquer.

Sur le ferry qui nous ramène à Java, malgré des conditions de transports difficiles, je ne vois pas le temps passer. J’ai trouvé au fond de mon sac : “The Hapiness project”, ce petit livre bleu qui a, cette fois, réussi à captiver mon attention, du début, à la fin. “Quand l’élève est prêt, le professeur apparaît”.

Au port de Semarang, j’avais déjà lu les trois quart de l’ouvrage, et pris ma décision : je vais réaliser mon “Hapiness Project” de l’Indonésie à Paris.
Être un éco-entrepreneur, c’est fatiguant, on a parfois l’impression d’être un Don Quichote des temps modernes, mais c’est aussi beau et plein de sens! Alors, j’ai décidé de cultiver l’adage “Enjoy the process” (apprécie -aussi- le chemin parcouru et en cours).

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