De Ayuttahyah à Nang Khai

Mes premiers pas en solo

Chacun sa route, chacun son chemin

C’est le grand jour ! Nico part à la frontière Cambodgienne, moi Laotienne. Après avoir voyagé un an ensemble en itinérance, dont 8 mois dans un van et 4 mois en Asie, l’idée de chacun nous retrouver seul est un peu étrange.
Il part pour une mission, j’en profite pour découvrir le Laos. Le lonely est déjà dans mon sac et nous prévoyons de nous retrouver d’ici 3 semaines au centre du Laos, à Takek.

Après avoir vérifié nos sacs, fait l’inventaire de nos trousses à pharmacie respectives, réparti les médicaments, téléchargé les guides de voyage, fermé les sacs et déjeuné… nous sommes prêts ! Il nous suffit de traverser à nouveau la rivière à l’aide des petits bateaux de bois et marcher 5 minutes pour arriver à la gare.

Comme dans les films

Le train en direction de Bangkok part à 9h, le mien à 9h40. Un gros câlin sur le quai de la gare, comme dans les films, et Nico traverse la voie ferrée. En quelques secondes il grimpe dedans, agitant sa main depuis le compartiment pour me dire au revoir, jusqu’à ce qu’il disparaisse avec le bruit des rails qui grincent.

Bye bye snif snif

Le goût du voyage

A 9h45, mon train entre en gare. Je monte dans un wagon réservé à la 3ème classe et avance doucement en enjambant les sacs et cartons qui traînent sur le chemin.
Je retire mes chaussures, monte sur la banquette pour coincer mon grand sac à dos au-dessus de ma tête sur le rail de rangement. Je prends place sur mon siège et pousse un petit soupir, mi-amusée mi-déçue : le trajet risque d’être long !

Roots…oups!

Nous avions déjà pris le train 3ème classe avec ventilateur, mais ceux-ci avaient des sièges raisonnablement confortable. Ici, ils sont droits comme des piquets avec très peu d’espace pour les jambes. Une banquette pour deux peut accueillir en réalité une personne et demi. Les fenêtres sont grandes ouvertes mais l’air ne va que dans une direction : celle du siège qui est dans le sens de la marche (pas de bol, je suis en sens inverse). Quant au confort de l’assise… mon fessier risque de s’en rappeler. Aie Aie Aie.

Ne nous laissons pas décourager pour si peu (enfin, 9h de trajets quand même) et occupons-nous comme possible. Je reprends alors la lecture de mon livre du moment, en changeant régulièrement de fesse pour m’asseoir sur le bout de la banquette.

Y’a d’la joie

Le couple en face de moi semble avoir déménagé une quincaillerie de Bangkok. Ils ont des sacs partout, des cartons sous les sièges, des piscines en plastique encore dans leurs emballages, des sacs poubelles remplis d’objets divers qui débordent du bastingage. Je trouve une petite place pour mes pieds, sur l’un de leur carton et une heure passe, sans que je m’en rende vraiment compte.

L’innocence et le jeu

Un petit garçon qui ne doit pas avoir plus de 3 ans saute de siège en siège (sur les genoux des grands mères) surprises, mais amusées. Puis, il se saisit d’un petit train en plastique et le fait rouler dans l’allée, passant sous les jambes que les passagers lèvent lorsqu’il approche.

Une très vieille dame sur la banquette de droite entame la discussion avec tous les voisins qu’elle trouve. Ses mains pleines de bagues sont aussi pleines de rides, comme son visage. Lorsque le contrôleur passe pour poinçonner les tickets, il joue des castagnettes avec sa trouyotteuse pour s’annoncer. La grand mère aux milles bagues arbore un immense sourire qui tire les plis de sa peau, et rajeuni ses yeux, lorsqu’elle tend son billet.

Un peu d’air

Une dame dort sur la banquette, une femme porte un gros pull en laine (comment fait-elle?), les voyageurs se baladent pieds nus, les enfants rient et les paysages défilent. C’est aussi pour cela que j’aime voyager doucement, prendre mon temps, privilégier les classes populaires au confort des classes aseptisées pour les touristes occidentaux : il y a de la vie, partout, tout le temps, et prendre le train, c’est une étape de voyage aussi riche qu’une visite culturelle.

Mieux qu’au cinéma

Petit à petit, le paysage change. Le train passe au dessus d’un lac immense où les gens se baignent, des pêcheurs lancent des filets à la main et de petits bateaux de bois se baladent à un rythme tranquille. Au loin, de grandes étendues vertes ou de terre ocre. D’après maps.me, je traverse la province de Lopburi. Tiens, une idée pour une prochaine excursion en Thaïlande !

Grand lac

Une horde de héron s’envole lorsque le chemin de fer vrombit, dessinant des ombres blanches dans un ciel bleu traversé de lumière. Les paysages de rizières autour rendent le spectacle plus magique encore.

le trajet réserve encore quelques surprises

Après 4h d’un long trajet et d’une chaleur étouffante, le train s’arrête beaucoup plus régulièrement, toutes les 10 minutes. Chaque gare semble différente avec ses maisons colorées, ses toitures aux ornements dorés.

Gare

Tantôt toutes petites avec un simple panneau annonçant la ville, tantôt plutôt grande avec des guichets et plusieurs quais; une seule chose ne change pas, les vendeuses de repas. A chaque étape, des dames se promènent sur les voies, un seau à la main dont elles sortent des sachets de nourriture en tout genre. En passant leur main par la fenêtre, elles incitent les passagers à leur acheter quelque chose.
Mes voisins saisissent des brochettes, d’autres des sachets de fruits, d’autres encore des filaments colorés dont la provenance est un mystère.

Il reste 2h30 de route lorsque mon wagon frôle un buffalo, avec ses grandes cornes. De sa queue, il envoie de l’eau presque à travers la fenêtre. Le temps de saisir mon appareil pour immortaliser l’instant et le train continue sa course.

Buffalos

En face de moi, un petit garçon me fait des grimaces. Il porte des habits trop grands pour lui et de petits bracelets de pierre. Je réponds à sa mimique par une autre. Il éclate d’un rire clair, innocent, qui contamine l’assemblée de voyageurs encore présent dans le train.

Presque arrivés

Une heure et demi avant l’arrivée, les wagons se désertent. Je saisi mon sac et rejoins le wagon première classe, au frais et sur un vrai siège pour savourer un peu ce que l’on appelle le confort. Après ce beau, mais fatiguant trajet, je l’apprécie encore plus, ce confort!

Nong Khai, le train s’arrête. Je descends avec précaution la haute marche du train jusqu’au quai, et en quelques minutes trouve un TukTuk qui accepte de m’emmener à ma chambre d’hôte pour un prix justement négocié (celui de mon guide).

A la frontière Lao-Thai, un climat serein

C’est avec un immense plaisir que je découvre le jardin, occupé par de nombreux hamacs en bambou et balançoires qui swinguent un peu au gré de la brise du soir. Encore avec mon sac sur le dos, j’assiste avec émerveillement au coucher du soleil sur le Mékong. En face, le Laos. Il m’attend !

Couché du soleil sur le Mékong

Avant de dormir ce soir, je passe faire un tour au marché de nuit. L’ambiance y est très agréable, les locaux achètent plein de petites choses aux commerçants et vont les partager sur le quai. Il y a de la musique qui sort des hauts parleurs, les gens ont l’air heureux et l’ambiance est paisible. Je m’achète une salade (profitons d’être seule pour manger un peu moins!) et je vais la déguster dans le jardin, face au Mékong.
Et si j’en profitais pour essayer la méditation Petit Bambou du programme “Manger en conscience” ?. L’endroit est parfait, alors je me laisse porter par la voix pour une expérience méditative de 10 minutes. Un petit moment rien qu’à moi qui met l’accent sur “profiter de l’instant présent”.

Si mon visa ne s’arrêtait pas demain, je resterai bien quelques jours encore ici, une autre idée pour un prochain voyage! Pour le moment, il est temps d’aller lire sous la moustiquaire avant que Morphée m’emporte. Il me faudrait de l’énergie pour passer la frontière demain !

Deux bus, une route, de Banjarmasin à Pangkalan Bun

Alors que les (rares) touristes qui viennent dans le Kalimantan font généralement le trajet en avion en 1h20, nous commençons un voyage d’une journée pour rejoindre Pangkalan Bun, dans le Kalimantan Sud Central. Il parait qu’on y croise des orangs-outans !

Préparation de l’itinéraire

On l’a maintenant bien compris, à Bornéo trouver des informations fiables est d’une complexité redoutable. Le Lonely Planet a des infos périmées, les locaux ne savent pas grand chose mais ne veulent pas l’admettre. On se retrouve alors avec une tonne de données contradictoires. D’où on part ? à quelle heure? combien de temps met le trajet ? combien il coûte ? Même Internet reste un peu trop sec à notre goût.

On quitte Banjarmasin !

Ce matin, nous sommes réveillés par le room service du petit déjeuner. Pleine d’espoir, Emi ouvre la porte et récupère notre plateau… deux tranches de pain grillé et un thé très (très très) sucré. Euh, vraiment ? c’est tout ? une pauvre tranche de pain? Bon… ce n’est pas fou, mais restons sur un réveil positif. Si on oublie que la salle de bain sent les égouts, la bonne nouvelle c’est qu’on quitte Banjarmasin, et que mis à part l’expérience du joli marché flottant nous n’avons pas adoré cet endroit.

Nous descendons à l’accueil une fois les sacs bouclés (facile, ils avaient à peine été ouverts). Nico réserve un GrabCar (taxi au prix déjà négocié, le Uber d’Asie) et Emi file chercher une petit déjeuner.
Une rue plus loin, au stand de banane, elle demande “banana empat”, paie “empat pulu ribu” (4 000 Rp) sous le regard mi-amusé, mi-adminiratif du mari de la commerçante qui lui demande si elle parle indonésien (bahasa indonesia). Eh ben oui ! “un tout petit peu”, “little little” accompagné du signe de la main qui va bien. S’ensuivent alors quelques questions, comme pour vérifier qu’elle maîtrise bien la langue, d’où elle vient, quelle ville, combien de temps on reste en Indonésie…

Eh oui, après cinq semaines dans le coin, il est possible d’avoir une conversation (très basique) avec les locaux. Cela facilite grandement les négociations et attire la sympathie.

Au stand d’à côté, un jeune homme vends quelques tofu (tahu) et légumes frits sur un chariot à roulette. Parfait, ça fera l’affaire, il faut nous dépêcher ! Emi demande “enam” (six) boulettes, paie le dû avec un sourire en le remerciant d’un “terima kasih” et rebrousse chemin.

Une gare inattendue

Nico a dégoté un chauffeur qui passe nos sacs à l’arrière de sa voiture et nous demande si nous avons déjà les billets. Surpris d’apprendre que nous ne les avons pas il semble soucieux pour nous. Oups, peut-être fallait-il réserver ?

Nous suivons tout doucement un cortège de jeune étudiants avec leur vestes d’écoles vertes qui militent dans la rue contre le gouvernement. Ils sont suivis de près mais nonchalamment par des policiers détendus, voire même amusés.

A mesure que nous sortons du centre ville, nous longeons de grands bâtiments plus modernes, et comprenons alors que là où nous étions n’était pas le quartier abritant l’économie vibrante et moderne. Voitures et magasins sont ici plus récents.

Un petit quart d’heure plus tard, nous sommes à la gare centrale du KM 6 (en gros la gare de bus à six kilomètres du centre ville). Enfin, c’est plutôt une rangée d’une demi-douzaine de bus en tous genres, tailles et qualités, alignés sur un bas côté en terre. Rien n’indique que c’est une gare de bus.
  

Deux agences de voyage, et quelques vendeurs de ballotins de riz et bouteilles d’eau sont cachés derrière. C’est ça qui draine tout le flux des voyageurs de Banjarmasin ? La plus grande ville du Kalimantan ? Cela donne un peu une idée du degré de “hors des sentiers battus” où nous sommes… Hahaha 🙂

Billets en poche

Le chauffeur nous aide à demander où acheter le billet et nous emmène jusqu’au guichet d’une compagnie. Il fait la demande pour nous : trop facile ! Une femme assise au comptoir remplie un ticket sur son carnet à la copie carbone et demande 460 000 Rp pour deux billets. C’est à peu près ce qu’Emi avait investigué, alors elle règle et part rechercher son sac et Nico qui prend le pouls de l’ambiance locale. Le bus part dans 15 minutes, juste le temps pour courir à la supérette du coin acheter quelques biscuits pour le trajet ! Elle revient en nage, mais au moins on ne mourra pas de faim.

Bolide lancé

Finalement, le bus aura 10 minutes de retard, le temps pour Emi de reprendre son souffle. Le chauffeur prend place à son siège et allume la multiprise collée sur le tableau de bord. Disque dur externe, télé, radio, chargeur de téléphone portable, tout s’éveille. Un tour de clé et le moteur vrombit à 9h40, c’est parti pour… douze heures de trajets d’après le Lonely !

Petit bus, ce dernier est tout de même climatisé, et vue la chaleur c’est déjà un grand réconfort. Nous essayons de choisir une place où la distance entre le siège et celui de devant permet de poser ses jambes (hein ? eh bien oui, toutes tous les sièges ne sont pas disposés pareil, certains doivent faire des contorsions pour s’asseoir, mais nous sommes les seuls surpris). Parfait, les places treize et quatorze sont libres et semblent tout à fait correctes, il est même possible de rabaisser les sièges pour dormir un peu, on n’en demandait pas plus ! Et en fait, on découvrira deux heures plus tard que ce sont les places qui nous ont été attribuées sur nos billets. Le hasard fait bien les choses.

Comble du luxe, le bus n’étant qu’à moitié plein (que de locaux), nous profiterons de deux sièges chacun. Ah ces occidentaux qui ont besoin d’espace, je vous jure !

Car à hoquet

Dès les cinq premières minutes, nous voilà dans l’ambiance. La télévision suspendue au pare-brise s’allume, un DVD est lancé, c’est ambiance karaoké. Ça rappelle la Moldavie à Emi, et le Cambodge à Nico. Les clips à l’eau de rose racontent des romances mielleuses locales avec un play-back aussi bien fait que ceux des années 80. Du grand spectacle. Tout ça avec une image délavée, saturée de blanc pour atténuer la peau bronzée des acteurs/chanteurs… Vous voyez le tableau ?

Chacun se fait un plaisir de suivre les lignes qui se colorent de jaune au fur et à mesure de la chanson, au rythme des enceintes déjà à fond qui crachent au-dessus des passagers. Tous les deux, on se regarde en biais sans trop savoir s’il faut rire ou prier pour que cela ne dure pas tout le trajet… douze heures, c’est long.

Le suspens des suspensions

Avec cette musique, il ne reste plus qu’à danser ! Et voilà qu’à chaque imperfection de la route, c’est désormais une réalité. Tous les passagers bondissent au moindre nid de poule, bosselette, cailloux ou graine de soja. Nous faisons des sauts de cabris à manquer de tomber des sièges (surtout lorsqu’on tente une sieste), il semblerait que les suspensions du bus soient un peu usées. Suspens… tombera, tombera pas ?

A travers les vitres

Dehors, le paysage défile mais pas vraiment à toute allure. Les suspensions imposent un rythme tranquillou au bus et rappelle à Nico le gag de Gaston avec Prunelle qui a le temps de cueillir les pâquerettes au bord des routes.
Pas de pâquerettes ici, plutôt des bribes de jungle et surtout des forêts d’arbres trop fins et d’immenses champs de… rien. De rien ?

Aigrie culture

On apprendra bientôt que l’agriculture dans ce coin de l’Indonésie est une vaste mauvaise blague. Face à la pression du cours du riz (l’Indonésie importe du riz n’arrivant pas à faire face à la consommation, malgré les cultures omniprésentes), le gouvernement a décidé de faire du Sud de Bornéo une nouvelle terre à rizières.
Plusieurs années à déforester massivement en incendiant les forêts, à délocaliser des familles vers ces terres à conquérir, à planter du riz blanc. Eh bien c’est plutôt choux blanc. Ou même rien du tout. Précipitation sans réflexion.
L’eau salée de la mer à proximité est remontée, et des marécages acides se sont développés. Impossible de faire pousser quoique ce soit de comestible. Qui plus est la région n’est pas volcanique et les terres trois fois moins fertiles qu’à Java, Bali ou Sumatra. Désastre écologique autant qu’humain, les familles délocalisées ayant tout perdu.

Culture mêlée

Nous traversons le village de Basarang : les maisons ont leurs petits temples hindous comme à Bali, des artisans en fabriquent de nouveaux, les écolières n’ont pas le voile sur la tête.
Plus loin, des panneaux indiquent des églises. D’autres des mosquées. Pas de doute, les religions se mêlent par ici.
Les tribus ancestrales s’appellent les Dayak et sont animistes. Ils vénèrent notamment l’oiseau Hornbill, endémique de la région, à la tête si particulière (une corne au-dessus du bec). Les architectures des bâtiments s’inspirent d’ailleurs de ce celui-ci.

On s’attendait à trouver des maisons plutôt construites de bric et de broc, ce sont pourtant des bonnes bâtisses en bois et tôle voire même en béton qui jalonnent la route. Souvent munies d’une grande parabole horizontale (pas de doute, on s’approche de l’équateur). Nombreux sont les chantiers abandonnés où les parpaings se couvrent de traînées grises.
Les bâtiments les plus grands et costauds sont encore ces blocs de bétons sans fenêtres, au sommet desquels tourbillonnent les “swallow birds” élevés pour le marché chinois.
Autre curiosité du coin ? Les toitures, souvent bleues pétard. Ça rappelle le Cambodge où les bâtiments du parti au pouvoir (et maisons des maires) avaient toutes le toit bleu. Mais ici il parait que c’est juste la mode, une marque de matériaux de toiture un peu “cheap” a décidé le bleu, et zou tout devient bleu.

Un air d’autoroute

A 11h20, le bus ralenti et s’arrête. Presque quatre heures que nous roulons déjà. Vous allez dire voilà qu’il ne sait plus compter… quatre ? eh oui quatre ! à quelques kilomètres à peine de Banjarmasin on a croisé un fuseau horaire.
Voici une sorte d’aire de repos : une grande cantine et des toilettes. On ne sait pas si on s’arrêtera à nouveau, ni combien de temps exactement dure la pause, alors nous saisissons notre chance. Gageons que le bus ne reparte que lorsque tout le monde sera à bord. On guette d’un oeil les allés et venues du chauffeur, prêts à bondir.

Ici, personne ne parle un mot d’anglais, alors nous observons les autres et faisons de même. On montre les plats qui nous tentent, un poulet, deux légumes, des œufs (les plats sont minuscules, alors on charge la barque). On nous sert un grand saladier (ou plutôt un égouttoir) de riz avec, ouf.

Bonne surprise à la cantine!

C’est une bonne surprise, nous mangeons très bien, tout a du goût et semble assez frais. Nous qui pensions ne pas tout finir, il ne reste plus rien.
Petits suspens quand Emi va payer. Le premier c’est le chauffeur qui a disparu de notre champs de vision depuis quelques minutes. Le second c’est l’addition, car il nous reste exactement en porte feuille 132 400 roupies et on n’a aucune idée du prix… On s’en tire pour 80 000 roupies… Ouf ! on ne va faire la plonge ! Le bus redémarre à 12h00 pétantes.

Future capitale de l’Indonésie ?

Un feu rouge ! Wouhou ! Le premier de Bornéo ! Pas de doute on arrive dans une grande ville. Des bâtiments imposants de l’armée nous accueillent aux abords de Palangka Raya. Le gouvernement réfléchit à délocaliser les administrations du pays à Bornéo, ici même, pour rappeler que l’Indonésie c’est bien une multitude d’îles et pas seulement Java. Décidément, il est bien ce nouveau président.

Il est 13h45. Après cinq heures de trajets et 185km seulement, nous comprenons qu’il est temps de descendre du bus pour en changer. On passe au comptoir de notre compagnie PO Logos : il y a une correspondance de deux heures. Et il faut attendre dans un bâtiment tout en béton où la température nous accable. Youpiii !

Terminal de bus de Palangka Raya

Nous sommes les seuls blancs à attendre ici, parmi les locaux qui nous regardent surpris. Le grand terminal de bus a quelques alcôves occupées par des supérettes de fortune, des petites cuisines, des toilettes, et des salles de prière musulmanes.

Nous prenons place sur un banc, et utilisons la prise électrique aux fils qui pendent pour recharger nos PC.
Nous tombons sous le charme de petits chatons mignons qui cherchent la fraîcheur : quoi de mieux que l’aération du distributeur de boissons !

Un peu de frais

C’est reparti

A 15h50 nouvelle heure, notre nouveau car grand confort démarre. Il bombe pleine balles sur la route. Heureusement que la suspension fonctionne mieux ce coup-ci, car sinon on sauterait au plafond. Aaah pas de clip sur la télé… mais une radio bien forte qui nous empêchera de dormir un peu.

Grand car grand confort

C’est la fête à la grenouille

Il pleut, croisons les doigts pour que les pneus tiennent la route. Route passante d’ailleurs, chaque village croisé est bien plus développé et moderne qu’on aurait pu l’imaginer. On y aperçoit même des salles de jeux vidéos, où des jeunes sont assis parterre en face de leur télé, une manette de ps2 ou ps3 dans les mains.
Puis c’est à nouveau la campagne, des forêts denses aux petits arbres fins, qui tentent de repousser après les coupes rases.

Confortablement installée

Cantine de nuit

17h50 le bus s’arrête à nouveau. 100km seulement depuis le changement de bus. Soit 285km depuis que nous avons quitté Banjarmasin il y a… 9h déjà ! et il reste 365km à faire. No way. On va arriver à quelle heure ? Le Lonely Planet marquait 12h de bus, à part un miracle c’est mission impossible.

La nuit tombe, et les musulmans de notre bus vont faire leur prière à la mosquée. Visiblement c’est également la pause repas du soir, alors nous prenons place dans la petite cantine avec deux “mie bakso” (des soupes de nouilles avec des boulettes) et deux thés.

18h20, le bus repart sur les chapeaux de roues.

Pimp my bus

C’est la nuit noire maintenant, et chaque bus rivalise de kitch-kéké avec ses rangées de diodes vertes, bleues, et phares qui clignotent aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Certains vont même mettre jusqu’à des néons fluo dans les bas de caisse.

Fin de trajet

Encore une pause à 21h, au terminal de bus de Sampit, dernière grande ville avant l’arrivée à… 230km encore. Déjà 407km, wouhou ! Selon le timing du Lonely Planet, on est censés être arrivés.
21h24, zouh, c’est reparti.

Nico tente de lire un peu

Pop indonésienne toujours dans le hauts-parleurs, on tient bon. Nous tentons la sieste : Emi a prévu le drap de soie, le masque de nuit et l’oreiller gonflable. Nico n’a que son pull et son pantalon pour ne pas geler sur place – merci la clim’. Nico jette l’éponge et essaie de lire grâce aux lumières positionnées débilement juste au-dessus du siège. Oui vous avez bien lu, juste au-dessus du siège. Ça sert à quoi d’éclairer le sommet du crâne des passagers ? Nico jette une seconde fois l’éponge, mission impossible, surtout avec la musique et les soubresauts de la route.

Vingt kilomètres avant la fin, à 1h30 du mat’, on s’arrête. Deux autres bus d’une autre compagnie sont arrêtés. Une panne ? Verdict inconnu, et notre chauffeur redémarre après dix minutes.

Deux heures du matin, 17h20 après être partis, nous voilà à Pangkalan Bun, enfin ! Nous sommes les derniers à sortir du bus alors que nos chauffeur nous dépose devant notre hôtel : le seul encore ouvert à cette heure tardive.

Pas fâchés d’être arrivés, on monte dans notre chambre sans fenêtres (mais propre dans un hôtel pour professionnels, avec une salle de conférence).
On apprendra plus tard que le trajet met habituellement 18h avec une pause obligée à Palangka Raya. Nous sommes presque en avance alors. Merci le Lonely pour ses informations erronées.

Et pourtant le temps est passé vite

Étrangement, nous nous habituons à ces longs trajets. Nous sommes surpris d’observer notre patience, ainsi que la “rapidité” avec laquelle le temps finit par passer. Nous prévoyons à chaque fois moultes occupations, une quantité d’articles à écrire, de livres et informations à lire, et n’avons pas le temps d’en terminer le quart.
Les heures de transport ce sont les rares moments du voyage où la tête peut se reposer, se laisser aller dans ses pensées, et voir défiler tranquillement le paysage. Alors pourquoi s’en priver ?

De Munduk à Pémutéran

Adieu Munduk

Aujourd’hui, on change de région !
On se lève tôt car il faut décoller à 8 pour être à temps à Seririt pour le bus. A Bali il n’y a pas vraiment de transport en commun dans le centre. A Munduk, il y a parfois un bus local, mais on ne sait jamais quand ni si il part.
Dernier petit déj face à la montagne : tartines de pain de mie avec crème de marron française 🙂 et on finit ainsi le super colis de Noël familial !

De Munduk à Pemuteran

On prend donc le taxi avec notre hôte. Son chauffeur a trop mal à la tête, on comprend qu’il a la gueule de bois suite à une soirée en peu arrosée. Trajet tout en descente, sous un grand soleil. C’est dimanche, les locaux s’affairent dans les temples et écoles pour remettre en état les jardins et plantes. Ça coupe, cisaille, replante, enlève la mousse.
On passe par la capitale balinaise du durian, ce gros fruit ovale jaune à l’écorce piquante. Plein d’échoppes vendent ces fruits qui puent sur le bord de la route. Notre hôte nous explique qu’il a interdit ces fruits dans les chambres tellement l’odeur incommodante est forte !

Seririt et les transports publics

Seririt, grande ville animée locale et sans touriste. Notre chauffeur nous laisse sur le bord de la route. Visiblement c’est là l’arrêt de bus (impossible de le savoir, il n’y a rien de marqué), et les bemo (mini-bus locaux) sont un peu plus loin. La compagnie de bus est Putra Jaya (ou Adi Jaya) et fait passer 2 à 3 bus les matins entre Surabaya et Gilimanuk, en fonction du monde. Vaut donc mieux viser les premiers pour être sûr qu’il y en ait un. Ils passent à horaire variable et il faut les héler sur leur trajet.
Comme on n’en voit pas passer, un chauffeur de bemo vient nous alpaguer. 100000 roupies pour deux ! on n’accepte pas à plus de 80000 roupies (5€).
Et on monte dans ce mini-bus tout rouge, dont on voit la route à travers le sol. Dix minutes plus tard, on est chanceux, il démarre avec nous seulement à bord. Normalement il part que lorsqu’il est plein.

Route Nord

Sur le trajet, notre bus peine à dépasser les vingt-cinq kilomètres heure. La route va être longue. On se fait d’ailleurs doubler par d’autres bemos plus rapides mais tout aussi vides.

La route Nord longe la mer et traverse des petits villages locaux.
Scooters, petits camions, petits bus, voitures, il y a du monde.
On effleure un scooter qui tente de doubler dangereusement, et Boooom c’est la chute. Les deux occupants avaient un casque mais on du mal à se relever. Tout le trafic s’arrête, les scooters s’empressent de bloquer la route et porter secours, alors que notre chauffeur impassible grogne et ne ralentit pas. Ce n’est que plus loin, à l’abri des regards qu’il s’arrête pour constater les dégâts sur l’arrière de son bus, dépité.
Qui est en tort ? on n’a pas su. Mais on a été surpris en bien de la rapidité d’action des Balinais pour porter secours, et surpris en mal du comportement du chauffeur du bemo.

Pemuteran

Après un trajet modérément long mais épique, nous arrivons à Pemuteran. Il ne nous reste plus qu’à trouver notre maison d’hôte et y déposer nos sacs à dos.

De Ubud à Munduk par les rizières

Après une petite marche arrière pour les vacances à Lembongan, il est temps de reprendre la route de la France… C’est plein Nord que nous nous dirigeons, vers Munduk. Et tant qu’à faire du chemin, autant profiter des expériences intéressantes sur son parcours.

Comme nous avions déjà pu le constater, les transports en commun ne sont pas le fort de l’île. Ils sont même en voie de disparition. C’est donc avec un chauffeur de taxi (négocié la veille pour cinq cent cinquante milles roupies, soit à peine plus de trente euros) que nous quittons Ubud après un dernier petit déj au soleil face à la piscine. Pancakes à la banane et miel, accompagnés de la douce mélodie saturée des dessins animés crachés par le téléphone portable du couple d’à côté pour contenter leur petite fille blonde.
Contraste paradis-enfer surprenant !

Roja, notre chauffeur

Notre chauffeur s’appelle Roja, et nous tentons de deviner son âge… Tâche toujours ardue entre ethnies différentes. Cinquante quatre ans ! On aurait dit dix de moins. Pas un cheveu blanc pourtant. Ancien ingénieur qui n’a pas pu exercer en tant que tel (apparemment la corruption était si importante que sans relation ou même parfois payer, impossible de dégoter un boulot qualifié), il a vécu longtemps comme sculpteur sur bois. Père de deux enfants de vingt-et-un et vint-cinq ans et même déjà grand-père, il est maintenant chauffeur de taxi.

Temple royal de Mengwi

Au volant de sa voiture louée pour la journée, Roja nous emmène vers Mengwi, ancienne capitale royale de l’île.

A Mengwi, nous nous arrêtons pour admirer le Pura Taman Ayun. Datant du 17e siècle, il est construit en trois parties (mandalas). Deux grands patios de jardins, fontaines et petits temples, et la zone la plus haute (Utama Mandala) abritant les pagodes principales.

Pagodes de Mengwi

Les pagodes coiffées de leurs toitures superposées (au nombre impair toujours) jouent les Daltons, avec en bas un petit hôtel carré peint de rouge et d’or.
Les trois parties du temple sont entourées de grands canaux d’eau, sortes de douves, magnifiant l’endroit.

Nous prenons notre temps pour sillonner les petits chemins des jardins (parfois sacrément glissants, la saison des pluies a mené la vie dure aux sentiers en béton), observer les ornementations des portes, les petites fleurs aux oreilles des statues, et appentis logistiques situés en retrait des monuments principaux. Cuisines, chambres, et autres pièces dans les abords du temple servaient de résidence à la famille royale de Mengwi. C’est encore les descendants de la famille qui maintiennent le temple aujourd’hui.

Mention spéciale pour la reconstitution d’un Barong en costume de danse traditionnelle, entièrement décoré de graines peintes : maïs, riz, haricots et cacahuètes.

Barong en céréales

Plantations bio de café, cacao et épices

La région de Peruan est connue pour ses plantations de café balinais et notamment son “Luwak coffee”, ou “café de mangoustes”.

Alors que nous croisons des parkings remplis de gros bus déversant leurs flots de touristes, nous avons peur. Heureusement notre chauffeur connaît un endroit plus tranquille et familial.

Nous sommes les seuls à déambuler dans la plantation de caféiers arabica, cacaotiers, et autres herbes médicinales et aromatiques : gingembre, curcuma, mangoustans (petits fruits ressemblants à des litchis), vanille, noix de cocos, canelle, citronelle, clou de girofle, etc.

La spécialité de l’île, c’est le café de mangoustes. Quatre mangoustes mangent un mélange de grains de café et de riz. Les grains fermentent dans leur petit bidou et lorsqu’ils en ressortent, sont lavés, grillés à nouveau avant d’être utilisés pour la préparation du café.

Préparation du café

Séance dégustation superbement préparée, avec un joli service en verre empli de liquides colorés. Café à la vanille, café à la coco, infusion de gingembre, de curcuma, de citronnelle. Et à chaque fois nous avons droit à l’explication des vertus thérapeutiques des boissons. Pour courronner le tout ? c’est une plantation bio !

Dégustation des nectars locaux

Evidemment ce petit tour gratuit accompagné de sa dégustation fini par un passage obligé à la boutique, où des perroquets en cage dressés ont appris à dire “Kembali” (“de rien”).

Les magnifiques rizières en terrasses de Jatiluwih

Les nuages épais se coincent sur les pentes des montagnes environnantes et la pluie commence à tomber, torrentielle. Notre prochaine étape est un site classé au patrimoine de l’Unesco : les rizières en terrasse de Jatiluwih. “Jaton-Luwih”, “Amulette-Bien”. Au détour d’un virage, nous tombons sur le panorama : des rizières à perte de vue, étagées, sculptant chaque bout de terre pour y cultiver la céréale prisée locale.

Arrêt rapide dans un warung (Teras Subak) pour y manger du riz sauté et des nouilles sautées (Nasi Goreng, et Mie Goreng) et attendre que la pluie s’arrête. Le thé chaud au gingembre et citron vert est parfait pour l’occasion !

Cape de pluie sur le dos (et altitude de mille mètres oblige : petite polaire, ça faisait longtemps 🙂 ) nous partons à la découverte des rizières sur un des quatre chemins balisés qui sillonnent les trente kilomètres carrés. Du vert vif, encore du vert vif, toujours du vert vif, malgré le ciel gris qui nous tombe sur la tête. Les terrasses sont bien tondues (patrimoine protégé oblige) et des petites cascades amènent l’eau d’étages en étages, amplifiées par le déluge.

Terrasses de Jatiluwih

Grâce à la fertilité importante des sols volcaniques, il y a trois récoltes de riz par an à Bali. Certains champs sont en cours de plantation tandis que d’autres sont déjà en graines. Parmi les terrasses, quelques petits abris permettent aux travailleurs aux chapeaux coniques de se reposer ou de se protéger des grosses pluies. D’autres servent de mini-étables pour les vaches et leurs veaux : bêtes de trait et surtout générateur de bouse fertilisante !

Quel plaisir cette balade, en sandales trempées sur les chemins transformés en ruisseaux.

Balade dans les terrasses

Temple de l’eau à Bedugul

Bedugul est une ville animée au bord du lac Bratan, coincée dans les hauteurs de l’île de Bali. Au marché et dans les échoppes voisines, tout le monde vend la même chose : des chips, snacks, savons, emballés dans du plastique, et disposés exactement pareil. Mais pourquoi ? tant de concurrence ? D’après notre chauffeur, c’est le karma, toujours lui, qui règne. Bon karma ? vous avez des clients. Mauvais karma ? tant pis pour vous. Pour en savoir plus sur ce fameux karma, c’est là.

La célébrité du coin c’est le temple Pura Ulun Danu Bratan. Temple Hindou Bouddhiste construit au 17e siècle et rénové de nombreuses fois depuis, il est le lieu de vénération de Dewi Danau, la déesse de l’eau. Cérémonies et pèlerinages ont cours ici pour assurer de l’eau pour les cultures. Pas de problème, les prières ont été entendues !

Temple dans l’eau Bratan

Le temple principal et bien connu a les pieds dans l’eau, littéralement. Il semble flotter sur le lac qui déborde. Même le pont qui le relie à la terre a été enlevé tellement il y a de l’eau 🙂

Porte sculptée de Pura Ulun Danu Bratan

La visite de ce temple a été surprenante à deux titres :

  • Un pèlerinage de jeunes musulmans de Sumatra et Java, dont les jeunes filles à la chevelure voilée voulaient se prendre en photo avec un Bule (à prononcer boulé). Boulet ? ah non, ouf. Bule, un touriste blanc.
  • Des figurines géantes en béton peint de couleurs vives : grenouilles, champignons, aigle, et même un bob l’éponge… Les pédalos en cygne et les jeux pour enfants démontrent que ce temple est aussi le Disneyland de l’île.

On ne va pas trop traîner par là

Plantes et fruits

Parfois notre chauffeur fait une halte au bord de la route, sort nous cueillir un fruit, une feuille, et nous en explique les vertues. Tellement chouette !

La palme revenant au petit fruit Jambubatu (ou Sotong) : “papa eat, mama happy”. Haha haha !
Les feuilles de l’arbre peuvent être lavées à l’eau claire, broyées et infusées dans de l’eau. Ça devient un remède contre la courante. Vu l’état de nos bidons respectifs en ce moment, on va tester.

Plante médicinale

Route vers Munduk

Nous finissons le périple sous la pluie et bientôt le brouillard. Nous quittons Bedugul et sa population davantage musulmane qu’hindoue à en croire les voiles des femmes et la Mosquée au toit bleu pétard. L’ambiance est déjà différente, et c’est chouette de voir la transition. Nous entamons la montée raide vers les montagnes.

Ça tournicote beaucoup, les scooters luttent péniblement pour grimper et slalomer entre les macaques qui baillent ou s’enlèvent les puces en plein milieu de la route.

Bientôt nous atteignons la crête du vieux volcan. Vue sur les deux lacs Danau Buyan et Tamblingan à gauche, tandis qu’au loin à droite c’est la mer.
Les restaurants ne s’y sont pas trompés, et jalonnent côte côte toute cette route panoramique.

Pour nous, c’est un passage rapide, d’autant plus que le brouillard s’installe et que la pluie menace. Pluie qui a d’ailleurs ravagé certaines portions de la route : des glissements de terrain ont par endroit emporté la moitié de la chaussée. Avec quelques tas de graviers ou frêles poteaux en bambous, notre pilote a intérêt à avoir l’œil vif pour éviter de finir dans le ravin. Heureusement nous arrivons sans encombres à Munduk.

Une équipe qui gagne avec Roja

Première nuit tranquille dans la montagne

Nous disons adieu à Roja, lui souhaitons bonne route de retour, et montons à notre hôtel “de luxe” : le Puri Sunny Hotel où Emi a encore dégotté une super affaire. En basse saison, 19€ la chambre en petit bungalow avec vue sur la montagne et les rizières. Cooool !

Nous tenons le crachoir au proprio fier de nous raconter ses aventures à Paris (et son adoration du Louvre). Avec ses bagues et sa montre en or, ses voyages répétés en Europe et son hôtel, il doit être bien riche. Aaaah il travaillait pour le gouvernement, tiens tiens. Quand on connaît la situation catastrophique de la corruption des précédents gouvernements, le lien est facile. Stop, pas de conclusion hâtive 🙂

Nous dégustons un excellent repas balinais dans le warung Taman Ayu d’en face, tenu par une gentille locale souriante, et nous partons dormir pour récupérer de cette longue et belle journée.

Pour tout lire sur Munduk : la vie à la montagne et les randos à ne pas manquer.