Te Anau et la région des Lacs du Sud

C’est le grand départ aujourd’hui, 2 août. Nous allons quitter la routine du Last Light Lodge pour de nouvelles aventures. J’ai ce sentiment étrange de quitter une vie de famille : habitudes, routines… être une nomade c’est parfois fatiguant et retrouver des automatismes, une vie plus réglée, cela à aussi du bon et c’est reposant !
Après une accolade à Craig, un bisou à Violaine et Surjana, nous prenons une petite photo au soleil. Violaine nous offre un pot de confiture, nous laissons un mot dans le livre d’or et commençons notre nouvelle aventure : la région des lacs du Sud.

Manapouri

Notre première destination : le lac Manapouri. Un lac immense, un grand soleil, une petite ville. Ça y est, le voyage reprend son cours et cela fait aussi du bien. J’ai l’impression de partir en vacances ! Et celles-ci commencent par une promenade le long du lac à la tombée de la nuit. Malgré un froid saisissant, nous ne nous lassons pas des couleurs qui se reflètent sur l’eau et restons un bon moment. Pour dormir, nous choisirons un endroit plus secret, le lac Monowai, petit frère de Manapouri. Caché entre son aîné et une forêt dense. Nous avons hâte d’en découvrir les particularités demain matin !

3 août

La nuit a été fraîche et pour se réchauffer nous lançons le thé. A peine le gaz allumé, que 4 grands gars arrivent et commencent à monter un zodiac gonflable. Il y a deux vieux monsieur et sans doutes leurs grands fistons. Je me demande s’il partent à la pêche, mais nous n’aurons pas le temps de le découvrir car nous nous enfonçons dans le petit bois qui mène à un point de vue sur le lac.

C’est 20 minutes de promenade sous les grands arbres feuillus, près des fougères caressées par le soleil que nous profitons tranquillement de ce début de journée.

La vue y est spectaculaire. L’eau bleu foncée, par endroits, noires, offre un beau miroir aux monts qui lui font face. Ils sont enneigés pour la plupart et le soleil fait briller leur manteau blanc. Nous prenons la photo de rigueur ; et, sous le froid hivernal, le temps d’une prise ou deux, mes petits doigts se glacent !

De retour au van, nous prenons la route pour Te Anau : environ une heure de route avec un soleil magiques, où les montagnes nous entourent de part et d’autre. Je comprends pourquoi le seigneur des anneaux à été tourné par ici, quel spectacle grandiose !

Te Anau

Te Anau, c’est la ville des alentours. Je m’attendais à une ville… il s’agît en fait d’une route le long d’un lac sublime avec quelques motels, une concessionnaire automobile de voiture de collection à l’ancienne, puis, au centre ville, un bourg minuscule avec distributeurs, deux mini supermarchés, une banque qui prend domicile dans une papeterie sous forme d’un comptoir unique (elle fait aussi poste tant qu’à faire!), une station service et le DOC (department of conservation).

Le DOC

Nous arrivons avec déjà quelques questions en tête concernant les randos que nous aimerions faire. L’employée qui nous reçoit est très agréable et pleine de bons conseils. Cela dit, on déchante un peu car l’hiver rend difficile la plupart des chemins que nous envisagions ! Il faut pour certaines être équipé de crampons et piolets… et il y a de sérieux risques d’avalanches. Voyager hors des sentiers battus ou hors périodes touristiques, c’est aussi ça !

Notre itinéraire pour les prochains jours est prêt, nous avons vérifié la météo et préparer les munitions alimentaires.

La route de Milford

Sur la route de 120 km en cul de sac qui mène à Milford Sound, nous faisons quelques haltes pour admirer l’immensité du lieu au soleil couchant. L’un de mes arrêts préféré est le ponton de départ de la Milford Track depuis lequel la vue sur le lac et les montagnes est à coupé le souffle (j’ai déjà dit ça ? ah…et bien ce n’est pas le même lac pourtant!).

Le soleil est déjà presque couché et les couleurs sont très bleues et froides avec quelques reflets rouges par ci par là dans les nuages.

La route est assez longue et l’obscurité arrive, mais on devine que de jour le spectacle sera splendide !

Le camping du DOC

L’aire autorisée par le DOC pour camper est en chantier. Elle est juste, immense, on se croierait à Disney Land, en travaux ! Le sol est bien damé, il y a des petits îlots avec des toilettes partout, quelques cabanes avec des tables et des chaises, et des lapins qui courent partout. Le kiosk pour payer la nuit est juste ridicule et on a du mal à faire rentrer notre enveloppe dans la borne déjà pleine à craquer ; à croire que même le DOC ne se donne pas la peine de venir jusqu’ici à cette période. A tout craquer, nous devons être 4 campersvans sur tout cet espace (et on ne s’en plaint pas) ; dans une vallée d’où l’on entend le ruisseau couler, embrassé par les monts enneigés. Il est l’heure (tardive) de se faire à manger, ce soir ce sera riz, citrouille et jambon cuit avant un gros dodo car demain la journée s’annonce riche en émotion !

Milford et la Routeburn

Pour lire les articles sur : Milford et la randonnée Routeburn.

Retour à Te Anau

Ce matin, lundi 7 août, c’est un temps mitigé. La vue est très jolie, même lorsqu’il fait gris. Le ciel est traversé parfois par quelques rayons de soleil qui s’étalent sur les faces des montagnes ou sur le lac d’une eau sans vagues.
Nous allons à la bibliothèque, le temps pour moi de sauvegarder les photos de notre belle escapade dans les confins des fjords.

Le centre des Oiseaux, la belle surprise de Te Anau

Avant de quitter Te Anau, nous visitons, le 8 août, le centre des oiseaux. C’est un régal ! La ranger (une hippie aux cheveux orange, la cinquantaine, avec des yeux illuminés par la joie) nous accueille dans l’enclos des oiseaux.

Le beau Takahe

Elle nous explique la vie des Takahe, ces oiseaux semblables à de gros perroquets/poules bleus. Ils sont très rares et en grand danger. En effet, il n’en reste que 306 dans toute la Nouvelle-Zélande.

Les Takahe sont des parents très conscienscieux

Après cette fabuleuse rencontre, nous nourrissons les canards qui viennent picorer dans nos mains les graines de leur déjeuner ; puis, nous rencontrer les perroquets natifs de cette île incroyable.

Enfin, nous prenons la route de Queenstown. La route est sublime, une longue asphalte traversée d’un trait jaune qui se dirige tout droit vers les montagnes plus enneigées encore que celles des fiordlands. Ca promet !!

Partages 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *